Accompagnement PMA et fertilité de référence
Accompagnement PMA et fertilité de référence

Catégorie : Psychologie

13.01.26

Don d’ovocytes en PMA : comment savoir si je suis prête émotionnellement ?

Le recours au don d’ovocytes en pma ou au double don n’est jamais une décision anodine. Même lorsque cette option apparaît comme la plus cohérente sur le plan médical, une question persiste souvent, plus intime, plus silencieuse : suis-je réellement prête ?

Cette interrogation ne concerne pas uniquement la compréhension du protocole ou l’acceptation rationnelle du don. Elle touche à des dimensions profondes : le deuil, l’identité, le rapport au corps, la filiation et la manière dont on se projette comme mère.

Je suis Célia Dauphin, thérapeute spécialisée en PMA et cet article est destiné à aider les femmes à évaluer leur disponibilité émotionnelle face au don, sans injonction, sans précipitation et sans jugement.

[Pour aller plus loin découvre mon article sur les enjeux psychologiques du don d'ovocytes et du double don] 

Être prête ne signifie pas être sereine face au don d'ovocytes en pma

Une idée fréquente consiste à penser qu’il faudrait être totalement apaisée pour s’engager dans un parcours avec don. Or, cliniquement, cette attente est irréaliste.

Être prête ne veut pas dire ne plus avoir peur, ne plus douter ou ne plus ressentir de tristesse. Cela signifie plutôt être en capacité de faire de la place à ces émotions sans qu’elles envahissent tout l’espace psychique.

Les femmes prêtes au don ne sont pas celles qui n’éprouvent plus rien, mais celles qui peuvent reconnaître leurs ambivalences sans chercher à les nier ou à les forcer.

Le deuil est-il reconnu, même s’il n’est pas “terminé” ?

Le don d’ovocytes implique un renoncement à la transmission génétique maternelle. Ce renoncement constitue un deuil réel, même lorsqu’un projet de grossesse est toujours présent.

La question n’est pas de savoir si ce deuil est complètement fait — il l’est rarement — mais s’il est reconnu et légitimé intérieurement. Lorsque le deuil est nié ou minimisé, il a tendance à se manifester autrement : culpabilité, colère, sentiment d’injustice ou blocages émotionnels.

Être prête au don, c’est souvent avoir commencé à dire : oui, quelque chose est perdu, sans que cette perte annule le désir d’enfant.

Quelle place pour la génétique dans ma représentation de la maternité ?

La génétique occupe une place variable selon les femmes. Pour certaines, elle est centrale ; pour d’autres, elle l’est moins consciemment.

Il est important de s’interroger honnêtement sur ce point : non pas pour juger la légitimité du don d'ovocytes en pma, mais pour comprendre ce que représente réellement la transmission biologique dans son histoire personnelle et familiale.

Être prête, ce n’est pas considérer que la génétique « ne compte pas », mais avoir réfléchi à la manière dont la maternité peut se construire autrement : par le lien, la présence, l’engagement et l’histoire partagée.

Le rapport au corps : contenant ou acteur du projet ?

Le don d'ovocytes en pma ou le don de spermatozoïdes confronte à une expérience corporelle spécifique : porter un enfant issu d’un tiers génétique. Certaines femmes ressentent une inquiétude diffuse, parfois difficile à nommer, autour de cette idée.

La question centrale est la suivante : mon corps est-il vécu comme un simple outil médical, ou puis-je encore l’habiter comme un lieu de vie, de sensations et de transformation ?

Être prête au don suppose souvent de réinvestir son corps autrement, en sortant d’une vision strictement fonctionnelle, afin de permettre une intégration corporelle et émotionnelle du projet.

Quelle histoire ai-je envie de raconter ?

Le don d'ovocytes interroge inévitablement la question du récit : celui que l’on se raconte à soi-même, celui que l’on partagera avec son entourage, et celui que l’on transmettra un jour à l’enfant.

Être prête ne signifie pas avoir toutes les réponses, mais être en capacité de réfléchir à une histoire cohérente, respectueuse et évolutive. Une histoire qui ne repose ni sur le secret forcé, ni sur une transparence imposée, mais sur une narration ajustée, vivante et incarnée.

Le sentiment d’échec est-il encore trop envahissant ?

Beaucoup de femmes abordent le don avec un sentiment d’échec corporel ou identitaire très présent. Lorsque ce vécu occupe toute la scène psychique, il peut fragiliser l’engagement dans le projet.

Être prête, ce n’est pas ne plus ressentir cette blessure, mais pouvoir la penser autrement : comme la rencontre avec une limite biologique, et non comme une incapacité personnelle.

Un accompagnement thérapeutique peut aider à déplacer ce regard, afin que le projet de don ne soit pas vécu comme une réparation d’un échec, mais comme un choix possible parmi d’autres.

Conclusion

Être prête au don d’ovocytes en pma ou au double don ne relève ni d’un état de sérénité absolue, ni d’une décision figée. C’est un processus, souvent évolutif, qui mérite du temps, de l’écoute et parfois un accompagnement.

Se poser ces questions n’est pas un signe de fragilité. C’est au contraire une preuve d’engagement et de responsabilité émotionnelle face à un projet de maternité profondément transformant.

Odyssée Fertile – Être accompagnée dans la réflexion autour du don

Au sein d’Odyssée Fertile, j’accompagne les femmes qui envisagent ou traversent un parcours de PMA avec don d’ovocytes ou double don, à travers des accompagnements individuels et collectifs centrés sur le travail du deuil, la libération psycho-émotionnelle et l’intégration du projet.

L’objectif n’est pas de dire s’il faut ou non choisir le don, mais d’offrir un espace sécurisant pour réfléchir, ressentir et avancer à son rythme, avec plus de clarté et de justesse intérieure.

Le recours au don d’ovocytes en pma ou au double don n’est jamais une décision anodine. Même lorsque cette option apparaît comme la plus cohérente sur le plan médical, une question persiste souvent, plus intime, plus silen...

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09.01.26

Don d’ovocytes et double don en PMA : les enjeux psychologiques

Le recours au don d’ovocytes ou au double don marque une étape singulière dans un parcours de PMA. Il ne s’agit pas uniquement d’un changement de protocole médical, mais d’un basculement psychique profond, qui vient toucher l’identité, la filiation, le rapport au corps et le sens même du projet de maternité.

Si ces options ouvrent des perspectives concrètes et souvent salvatrices sur le plan médical, le recours au don d’ovocytes et au double don soulèvent également des enjeux psychologiques spécifiques, parfois complexes, toujours légitimes, et encore trop peu nommés.

Cet article propose une lecture clinique, thérapeutique et éducative de ces enjeux, afin de mieux comprendre ce qui se joue intérieurement lorsque le don devient une option — ou une nécessité.

[Pour en savoir plus découvrez l'article sur le don d'ovocytes en pma : comment savoir si je suis prête ?]

Le deuil de sa génétique : un enjeu psychologique central du don d’ovocytes

Le don d’ovocytes intervient le plus souvent à un moment où les autres possibilités ont été explorées. Il est alors vécu comme un ultime recours, porteur d’un immense espoir, mais aussi comme un renoncement à une part fondamentale du projet initial.

Sur le plan psychique, le renoncement à la transmission génétique maternelle ou paternelle constitue un deuil à part entière. Un deuil rarement reconnu comme tel, car socialement invisibilisé par la perspective de la grossesse à venir. Pourtant, ce renoncement vient toucher des dimensions profondes : la continuité biologique, la projection de la filiation, parfois même la lignée familiale.

Cliniquement, ce deuil peut s’accompagner de sentiments ambivalents. Le soulagement d’une solution possible coexiste avec une tristesse, parfois une colère ou une culpabilité à l’idée de « ne pas être capable » de transmettre sa génétique. Certaines femmes expriment aussi la peur de ne pas se sentir pleinement légitimes dans leur maternité.

Reconnaître ce deuil est une étape essentielle. Il ne s’agit pas de choisir entre l’espoir et la perte, mais d’accepter que les deux puissent coexister. Faire le deuil de sa génétique ne signifie pas renoncer à être mère ; cela permet de ne pas entrer dans le projet de don en niant une partie de ce qui a été perdu.

Don d’ovocytes, double don et représentation de la maternité

Le recours au don introduit un tiers symbolique dans le projet parental. Même lorsque le don est anonyme, sa présence psychique est bien réelle. Elle vient interroger la représentation de la maternité, de la filiation et de l’histoire que l’on se raconte — et que l’on racontera.

De nombreuses questions émergent alors : quelle histoire vais-je transmettre à mon enfant ? Quelle place occupe ce tiers dans notre récit familial ? Comment penser cette contribution sans qu’elle prenne toute la place, ni qu’elle soit totalement effacée ?

Sur le plan thérapeutique, il est fréquent d’observer des tentatives de rationalisation rapide, destinées à apaiser l’angoisse. Pourtant, ces questions méritent du temps. Le tiers n’est pas seulement une donnée biologique ; il devient un élément du récit symbolique, qu’il est important de pouvoir élaborer.

Dans le cas du double don, ces enjeux sont souvent amplifiés. L’absence de lien génétique avec les deux parents confronte à une redéfinition plus large de la parentalité. Le projet repose alors entièrement sur l’engagement, le désir, le lien et la capacité à accueillir un enfant dans son histoire singulière.

Travailler ces représentations permet de construire un projet plus cohérent intérieurement, dans lequel la maternité ne se définit pas uniquement par la génétique, mais par la relation, la présence et l’inscription symbolique de l’enfant dans une histoire.

Accueillir dans son corps un embryon issu d’un don

Le don d’ovocytes confronte également à une expérience corporelle spécifique : celle d’accueillir dans son corps un embryon issu d’un tiers génétique. Cette réalité peut susciter des réactions émotionnelles intenses, parfois difficiles à formuler.

Certaines femmes décrivent un sentiment d’étrangeté, voire une crainte inconsciente de ne pas reconnaître cet embryon comme pleinement « le leur ». D’autres redoutent une forme de dissociation corporelle, comme si le corps devenait un simple contenant, dissocié de l’identité maternelle.

Ces ressentis ne traduisent pas un manque de désir d’enfant. Ils témoignent d’un processus d’ajustement psychique nécessaire pour intégrer cette nouvelle réalité corporelle. Sur le plan thérapeutique, il est essentiel de redonner une place centrale au corps vécu, ressenti, habité, et non uniquement au corps médicalisé.

L’accompagnement permet de restaurer un lien plus sécurisant avec le corps, de sortir d’une vision instrumentale et de réinscrire la grossesse à venir dans une continuité corporelle et émotionnelle.

Don d’ovocytes et sentiment d’échec corporel : comprendre ce qui se joue

Le recours au don confronte enfin à une limite corporelle souvent douloureuse à reconnaître. Il vient activer un sentiment d’échec, d’incapacité, voire d’injustice : « mon corps ne peut pas », « je n’y arrive pas », « je ne suis pas capable ».

Cette confrontation peut ébranler profondément l’estime de soi et l’identité féminine, particulièrement dans des sociétés où la maternité reste étroitement associée à la capacité biologique.

Sur le plan clinique, il est fondamental de différencier la limite biologique de la valeur personnelle. Le corps n’est pas défaillant au sens moral du terme ; il rencontre une limite physiologique, qui n’annule ni le désir, ni la capacité à être mère.

Un travail thérapeutique permet de déplacer le regard : passer d’une lecture en termes d’échec à une reconnaissance de la réalité corporelle, sans effondrement narcissique. Cela ouvre la possibilité d’un projet de maternité plus apaisé, moins chargé de honte ou de culpabilité.

 

Conclusion

Le don d’ovocytes et le double don ne sont pas de simples alternatives techniques. Ils constituent des expériences psychiques à part entière, qui méritent un espace d’élaboration spécifique.

Prendre le temps de travailler ces enjeux — deuils, représentations, rapport au corps, limites — ne conditionne pas le succès médical. En revanche, cela permet d’entrer dans le projet avec plus de cohérence intérieure, de sécurité émotionnelle et de stabilité.

Parce que devenir mère par le don n’est pas une maternité « différente ». C’est une maternité qui se construit autrement, et qui mérite d’être accompagnée avec la même attention.

 

La FAQ sur le don d'ovocytes

 

Est-il normal de mal vivre le don d’ovocytes ?

Le don d’ovocytes implique des renoncements symboliques importants. Ressentir de la tristesse, de la colère ou de l’ambivalence est fréquent et ne remet pas en cause le désir d’enfant ni la capacité à être mère.

Le don d’ovocytes empêche-t-il de se sentir mère ?

Non. Le lien maternel se construit dans la relation, la grossesse, la présence et l’histoire partagée. La génétique n’est qu’un élément de la filiation, pas son fondement.

Le double don est-il plus difficile psychologiquement ?

Le double don peut intensifier certaines questions identitaires liées à la filiation. Cela ne signifie pas qu’il est plus difficile, mais qu’il nécessite souvent un temps d’élaboration émotionnelle spécifique.

Faut-il avoir complètement fait le deuil de sa génétique avant d’accepter un don ?

Non. Le deuil est rarement total avant l’entrée dans le parcours. L’essentiel est qu’il soit reconnu et légitimé pour éviter qu’il ne ressurgisse de manière envahissante.

Un accompagnement psychologique est-il recommandé en cas de don d’ovocytes ?

Il n’est pas obligatoire, mais il constitue une ressource précieuse pour traverser les enjeux émotionnels du don avec plus de sécurité et de stabilité intérieure.

 

Odyssée Fertile – Accompagnement émotionnel autour du don

Au sein d’Odyssée Fertile, j’accompagne les femmes engagées dans un parcours de PMA avec don d’ovocytes ou double don, en France comme à l’étranger, à travers des accompagnements centrés sur la libération psycho-émotionnelle, le travail des deuils invisibles et l’intégration psychique du projet.

L’objectif n’est pas d’accélérer une décision ni d’imposer une acceptation, mais d’offrir un espace sécurisant pour traverser ces enjeux avec plus de clarté, de continuité et de respect de soi.

Le recours au don d’ovocytes ou au double don marque une étape singulière dans un parcours de PMA. Il ne s’agit pas uniquement d’un changement de protocole médical, mais d’un basculement psychique profond,...

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10.12.24

Bilan de fertilité : pourquoi et comment bien se préparer ?

Le bilan de fertilité est une étape essentielle pour comprendre et optimiser ses chances de concevoir un enfant. Il permet d’identifier les causes potentielles d’infertilité et de proposer un accompagnement médical adapté. Que vous soyez en préconception ou dans le cadre d’une PMA (procréation médicalement assistée), voici tout ce que vous devez savoir pour aborder sereinement ce bilan.

Pourquoi réaliser un bilan de fertilité ?

Le bilan de fertilité permet d’évaluer la santé reproductive de l’homme et de la femme. Il aide à comprendre les causes des difficultés à concevoir, d'agir rapidement face à des facteurs influençant la fertilité, et de personnaliser son parcours médical ou naturel pour maximiser ses chances. C’est le point de départ lorsque vous vous tournez vers un médecin spécialisé en fertilité.

Ce bilan vous permet de :

Comprendre votre situation

Le bilan de fertilité permet de comprendre les difficultés à concevoir, car l’infertilité peut concerner autant les hommes que les femmes. En France, 1 couple sur 6 rencontres des difficultés à concevoir, et le bilan est la première étape pour identifier la cause.

Agir rapidement

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a compris, on peut agir. Réaliser un bilan permet de ne pas perdre de temps et d’envisager des solutions médicales adaptées si nécessaire. Il vous oriente vers la solution la plus adéquate en fonction de ce que révèlera ce bilan, pour mettre toutes les chances de votre côté.

Personnaliser son parcours

Les résultats du bilan de fertilité guident les choix médicaux, qu’il s’agisse de traitements, de complémentation ou d’accompagnement en PMA. Vous aurez aussi des clés pour agir par vous-même, en vous faisant accompagner par une naturopathe par exemple, en adaptant vos protocoles de compléments alimentaires en fonction de votre situation. Souvent redouté, ce bilan est pourtant un grand pas en avant pour améliorer vos chances de conception.

Quels sont les bilans et examens exploratoires ?

Plusieurs examens et bilans sanguins peuvent être prescrits afin d'évaluer et réaliser un diagnostic de votre fertilité.

Le bilan de fertilité pour la femme

Les examens exploratoires comprennent des examens de bases, les plus courant, et des examens plus poussés lorsque que le corps médical à besoin de plus d'informations pour poser un diagnostic précis.

Les examens de base

  • Bilan hormonal : Il évalue le fonctionnement des ovaires et la régularité de votre cycle menstruel. Il permet de mettre en évidence votre équilibre hormonal et de réguler un éventuel déséquilibre. Il évalue aussi votre réserve ovarienne.
  • Imagerie médicale : Une échographie pelvienne est réalisé pour observer les ovaires, l’endomètre et l’utérus, et pour relever d’éventuels symptômes ou anomalies.
  • Exploration des trompes : Hystérosalpingographie pour détecter des obstructions ou malformations des trompes de Fallope, qui peuvent empêcher une grossesse naturelle.

La recherche infectieuse

  • Analyse des antécédents et recherche d’infections pouvant impacter la fertilité (ex. : chlamydia).

Les examens plus avancés :

  • La coelioscopie : Aussi appelée laparoscopie, elle est une procédure chirurgicale utilisée pour examiner et traiter les organes de la cavité pelvienne et abdominale. Elle est souvent réalisée dans le cadre d’un bilan de fertilité lorsque des anomalies suspectées ne peuvent pas être détectées avec des examens non invasifs.
  • L'hystéroscopie diagnostic ou chirurgicale : L’hystéroscopie est une technique qui consiste à examiner l’intérieur de l’utérus à l’aide d’une caméra insérée par le col de l’utérus. Elle peut être diagnostique ou chirurgicale. Elle être réalisé pour visualiser la cavité utérine ou traiter les anomalies détectées.

Pour l’homme

Après avoir exploré les examens destinés aux femmes, intéressons-nous maintenant aux bilans spécifiques pour les hommes, essentiels pour compléter une évaluation globale de la fertilité du couple.

Analyse du sperme

  • Spermogramme : Il permet d’évaluer la qualité, la morphologie, la quantité et la mobilité des spermatozoïdes.
  • Test de migration-survie (TMS) : Évaluer la capacité des spermatozoïdes à migrer et à survivre dans un milieu simulant les conditions naturelles.

Examens complémentaires

  • Échographie testiculaire : Cet examen permet de rechercher s’il y a une varicocèle ou d’obstruction.
  • Bilan hormonal : Pour vérifier les niveaux de testostérone et d’autres hormones liées à la spermatogenèse.

Maintenant que nous avons vu quels sont les principaux examens réalisés lors du bilan de fertilité, nous allons voir comment s'y préparer.

Comment se préparer au bilan de fertilité ?

Cette phase exploratoire est importante et nécessite de s'y préparer du mieux possible pour avancer sereinement dans son projet bébé. Voici quelques recommandations si vous êtes à cette étape de votre parcours de préconception.

Pour la femme

  • Planifiez vos rendez-vous : Votre médecin vous prescrira des examens en fonction des jours de votre cycle (pour obtenir des taux fiables et précis de vos hormones ou avoir une meilleure visibilité en imagerie). Calculer vos cycles peut être utile pour anticiper le calendrier et les prochaines échéances. Cela peut apaiser un peu la charge mentale.
  • Préparez vos questions pour votre médecin : Lors du rendez-vous, il n’est pas rare que, prise par le temps, la pression ou le stress, que l’on oublie de poser des questions importantes. Préparer sa liste de questions à poser en amont du rendez-vous médical est une bonne technique pour ne rien oublier et ressortir avec tous les éléments dont on a besoin. Et n’oubliez pas, il n’y a pas de question bête. C’est votre parcours et votre corps, alors autorisez vous à questionner autant que nécessaire.
  • Préserver vos ressources et votre énergie : Le parcours de préconception, c’est un peu comme une course à pied. Il ne faut pas partir trop vite pour avoir de l’énergie pour atteindre la lignée d’arrivée. Alors on se préserve, on s’économise pour les prochaines étapes. Prenez soin de vous et rechargez vos réserves avec ce qui vous fait du bien.

Pour l’homme

  • Respectez une abstinence de 2 à 7 jours avant le spermogramme : C’est essentiel pour garantir la fiabilité des examens.
  • Maintenez une bonne hygiène de vie et évitez les facteurs de stress : Vous aussi, vous avez un rôle important à jouer dans ce projet bébé. Veillez à votre alimentation, votre sommeil et votre activité sportive. Cela soutiendra aussi votre partenaire dans ces étapes.
  • Exprimez vos ressentis : Vous avez aussi le droit d’être stressé, d’avoir des questions, ou d’être anxieux. Trouvez des espaces pour libérer vos émotions et faites-vous aider si vous en ressentez le besoin.

Conseils pour mieux vivre cette étape

Passer le cap de la consultation spécialisée et du bilan de fertilité, n'est pas toujours simple psychologiquement. Cela nous renvoie au début de la médicalisation de notre parcours de préconception et ce n'est pas vraiment ce dont on avait rêvé ou imaginé. Alors voici quelques conseils pour mieux vivre l'attente et ce parcours de préconception.

Gérez vos émotions

  • Acceptez vos ressentis : Le bilan de fertilité peut être une étape stressante ou chargée d’émotions, notamment à l’approche du diagnostic. Prenez le temps d’accueillir ce qui vient et de vous faire accompagner si la charge émotionnelle est trop importante.
  • Exprimez-vous : Partagez vos doutes ou inquiétudes avec un professionnel, un proche ou dans un groupe de soutien. Trouver un espace d’écoute est essentiel pour avancer plus sereinement. Tout ce qui n’est pas extériorisé est rangé quelque part en vous (découvrez odyssée fertile, un accompagnement holistique pendant votre parcours pma)
  • Restez unis : Si vous êtes en couple, soutenez vous mutuellement. Cette étape est un chemin que vous parcourez ensemble. Prenez du temps à deux, ce projet bébé est avant tout votre histoire d’amour. Si vous vivez ce parcours en solo, trouvez une personne ressource ou un espace (proche, amis, famille, groupe d’entraide) pour partager ce que vous traversez. Vous n’êtes pas seule !

Mettez votre énergie au bon endroit

  • « Lâchez prise » : Fameux concept que l’on met partout mais qui a du sens lorsque que on l’utilise à bon escient. Lâcher prise c’est arrêter de vouloir maîtriser ce qui ne peut pas l’être. Concentrez votre énergie sur ce que vous pouvez contrôler et acceptez de ne pas tout maîtriser. Vous faites de votre mieux chaque jour et, si vous allez bien, le reste suivra.
  • Créez des espaces de détente : Pratiquez des activités relaxantes comme la méditation, la respiration ou le yoga. Accordez-vous des moments de pause pour éviter la surcharge émotionnelle.
  • Continuez à vivre : Ce parcours est exigeant, mais vous avez le droit de profiter de la vie, car la vie c’est maintenant avant tout. Prenez le temps de souffler, de vous accorder du temps seule ou à deux, et de vous faire plaisir.

Trouvez du soutien

  • Rejoignez des groupes dédiés : Échanger dans un cadre bienveillant avec des personnes qui vivent les mêmes étapes que vous peut être d’une grande aide. On ne se sent jamais autant comprise lorsque quelqu’un en face à vécu les mêmes choses que nous [pour en savoir plus sur le groupe de soutien].
  • Consultez un thérapeute spécialisé en pma : Si le stress ou l’anxiété deviennent trop importants, un thérapeute peut vous aider à vous préparer, vous réconcilier avec vos émotions et vous décharger pour avancer sereinement dans votre projet de maternité.

Le bilan de fertilité est une étape clé pour comprendre sa fertilité et avancer vers son projet bébé. Avec une bonne préparation et un accompagnement bienveillant, cette démarche vous rapproche de votre objectif parental.

Le bilan de fertilité est une étape essentielle pour comprendre et optimiser ses chances de concevoir un enfant. Il permet d’identifier les causes potentielles d’infertilité et de proposer un accom...

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17.10.24

Soutien psychologique en PMA : pourquoi est-ce essentiel ?

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) peut être un chemin complexe, à la fois sur le plan médical et émotionnel. Les épreuves émotionnelles, le stress et les attentes peuvent perturber le bien-être mental, rendant le recours à un soutien psychologique crucial. En tant que thérapeute spécialisée en PMA et praticienne NMO-EMDR, j’accompagne les femmes pour surmonter les défis émotionnels, débloquer les résistances inconscientes et cheminer vers la maternité avec plus de sérénité. Je vous explique ici pourquoi un soutien psychologique en PMA est essentiel.

Pourquoi le soutien psychologique en PMA est crucial pour surmonter les blocages émotionnels

Il peut parfois être difficile de prendre soin de sa santé mentale, car ce domaine reste encore entouré de préjugés, même si les mentalités évoluent. Pourtant, lorsque le mental est en harmonie, le corps peut accomplir bien plus qu’on ne l’imagine. C’est pourquoi un soutien psychologique est essentiel dans ton parcours PMA : il permet de renforcer cette équilibre pour traverser les étapes du désir d'enfant.

Apprendre à accepter les émotions positives et négatives pendant la PMA

La PMA est jalonnée de hauts et de bas, et il est essentiel d'apprendre à accepter ces émotions pour maintenir un équilibre psychologique. Les épreuves du parcours PMA peuvent amener à douter de soi et générer du stress chronique, ce qui nuit à la fois à la santé mentale et à la capacité de conception. Avoir des espaces pour décharger émotionnellement le trop-plein d’émotions est important pour évacuer le stress généré par les étapes du parcours et préserver la confiance en soi et en son corps. Une aide extérieure pourra aussi vous aider à traverser ces émotions, même les plus dures, pour éviter de créer des blocages en tentant de les refouler et en les gardant pour vous.

Comment surmonter l’échec en PMA grâce au soutien psychologique en pma

Les échecs, comme une FIV infructueuse ou une grossesse arrêtée, laissent des traces émotionnelles qui peuvent entraver la suite du parcours. Une étude a montré que le stress associé aux échecs de PMA peut réduire les chances de conception jusqu'à 40 %. La thérapie NMO-EMDR aide à traiter les émotions liées à ces échecs, permettant ainsi de réduire leur impact sur la santé mentale. Par exemple, une patiente que j'ai accompagnée souffrait d'une anxiété intense à l'approche de chaque ponction ovarienne. Grâce à la NMO-EMDR, elle a pu revisiter ses souvenirs douloureux et diminuer significativement son anxiété.

Sources : Infertilité · Inserm, La science pour la santé

L’importance de célébrer les petites victoires dans le parcours PMA

Il est souvent difficile de se réjouir des petites victoires durant la PMA, par crainte de revivre une déception. En thérapie, nous travaillons à reconnaître ces moments de réussite, qu'il s'agisse d'une bonne réponse aux traitements ou d'une amélioration du bien-être général. Célébrer ces étapes renforce la résilience émotionnelle et permet de remplir le réservoir émotionnel de positif. Cette étape est essentielle pour remplir son réservoir d’ondes positives, et avancer sereinement et plus en confiance vers l’avenir.

Débloquer les obstacles émotionnels pour avancer sereinement vers la maternité

Les blocages émotionnels et les croyances limitantes peuvent créer des obstacles invisibles, mais réels, à la conception. Il est donc crucial de les identifier et de les dénouer pour avancer sereinement, grâce à un soutien psychologique spécialisé.

Déjouer les croyances limitantes et l'inconscient en PMA avec la NMO-EMDR

Les croyances telles que "Je ne serai jamais une bonne mère" ou "Mon corps ne fonctionne pas correctement" peuvent induire un stress latent qui agit comme une barrière émotionnelle. La NMO-EMDR est particulièrement efficace pour déprogrammer ces croyances limitantes en modifiant la perception des événements traumatiques. Par exemple, l'histoire d'une patiente ayant perdu un enfant dans le passé peut inconsciemment bloquer sa progression en PMA, en ravivant une peur de l’échec.

Source : Vos croyances limitantes vous emprisonnent - Psychologue.net

Réaligner tête, cœur et corps pour trouver l'équilibre

Les traitements médicaux intensifs de la PMA peuvent dissocier le mental (tête), les émotions (cœur) et le corps. Une de mes clientes n’était pas en confiance avec son protocole médical et n’avait pas envie de commencer. Pour autant, sa raison (sa tête) lui disait d’y aller alors qu’elle était animée par de la colère et un sentiment d’incompréhension (son cœur). L’anxiété était latente car elle n’était pas alignée avec ce qu’elle faisait. En explorant le volet émotionnel, en cherchant l’origine de sa colère et ses besoins, nous avons réussi à réaligner son mental et ses émotions pour passer à l’action sereinement (le début du protocole). Les approches intégratives, comme le dessin thérapeutique, permettent de reconnecter ces dimensions. Une autre de mes clientes a exprimé son ressenti en dessinant son parcours PMA, révélant des émotions non exprimées liées aux échecs passés, ce qui a favorisé un réalignement intérieur.

Se projeter positivement vers l’avenir en gardant l’espoir dans le parcours PMA

Il ne suffit pas de défaire les blocages et de vider son réservoir émotionnel. Il est tout aussi important de maintenir une vision positive pour traverser les épreuves de la PMA.

Techniques pour remplir son réservoir émotionnel de positif

Les techniques de gratitude et de visualisation aident à renforcer l'espoir en ancrant des émotions constructives, même en période d'incertitude. En thérapie, ces pratiques permettent de se reconnecter à des émotions positives et de cultiver une attitude plus sereine. Avec la NMO-EMDR, nous ancrons des pensées positives de soi pour avancer sereinement et garder confiance même en cas de coup dur.

Préserver l’espoir malgré les difficultés rencontrées en PMA

L’espoir peut s'émousser au fil des échecs répétés, mais il est important de le cultiver pour rester motivé. Les recherches montrent que maintenir un état d'esprit positif peut améliorer les chances de conception en réduisant le stress, ce qui est bénéfique pour la fertilité. La NMO-EMDR, en aidant à renforcer les ressources internes, favorise une vision plus optimiste de l’avenir.

Le soutien psychologique en PMA pour préserver son couple et renforcer les liens

La PMA peut mettre à l'épreuve la solidité du couple. Le soutien psychologique permet de préserver la relation en offrant un espace pour libérer la parole, les émotions, et être dans de meilleures conditions pour retrouver son conjoint.

Comment réussir à communiquer efficacement avec son partenaire

Les défis de la PMA peuvent compliquer la communication dans le couple. La thérapie de couple aide à instaurer une communication plus ouverte et à exprimer les émotions de manière constructive, évitant ainsi l'accumulation de non-dits. Entamer une thérapie seule contribue aussi à l’amélioration des relations, à l’expression de ses sentiments et de ses ressentis dans le parcours. Tout est une affaire de système, si je bouge, mon écosystème bouge avec moi. Le travail que vous entreprendrez se répercutera sur votre partenaire de vie.

Maintenir la complicité du couple au-delà des traitements de fertilité

Il est crucial que le couple continue à exister en dehors des traitements médicaux. Je répète souvent à mes clients qu’ils ne sont pas le parcours PMA. Cette épreuve de vie ne les définit pas. Il est important de se reconnecter à ce qui vous unit, à ce qui vous anime ensemble pour ne pas se perdre en route. Là aussi, le soutien psychologique en PMA peut jouer un rôle important.

Ne pas cesser de vivre : se remettre au centre de son parcours

La PMA ne doit pas être le centre unique de votre vie, même s'il est difficile de lutter contre ce phénomène. Il est essentiel de continuer à se recentrer sur soi-même pour ne pas s’oublier, et rester connectée à qui on est. La thérapie brève peut être utile pour vous reconnecter à qui vous êtes vraiment.

Trouver des moments de bonheur et apprécier les plaisirs du présent

Même dans ce parcours difficile, il est possible de trouver des moments de bonheur et de les apprécier pleinement. Cela permet de relâcher la pression. Je dis souvent à mes clientes : la vie, c’est maintenant. Ce parcours PMA peut être long, et beaucoup de femmes et d’hommes sont en apnée durant des mois, voire des années : plus de plaisirs, plus d’activités, de vacances ou de voyages. On s’éteint à petit feu. Recourir à un soutien psychologique en PMA permet de se reconnecter à ce qui vous fait du bien et de garder le cap de la vie que vous souhaitez mener, tout en le conciliant avec votre désir de maternité.

Maîtriser ce que l’on peut contrôler pour lâcher prise en PMA

Le lâcher-prise est un terme à la mode, souvent mal utilisé dans ce parcours de préconception. Lâcher prise, contrairement à ce que l’on dit, ce n’est pas arrêter d’y penser (arrêtez d’essayer, c’est impossible), c’est mettre son énergie au bon endroit. La thérapie aide à distinguer ce qui est sous son contrôle et ce qui ne l’est pas. Cela permet de se concentrer sur des actions bénéfiques pour soi, comme l'amélioration de l'hygiène de vie et la gestion du stress, ou encore ses plaisirs et activités.

Le soutien psychologique en PMA permet de gérer efficacement les émotions intenses qui surgissent tout au long du parcours. Il aide à développer des stratégies pour faire face aux épreuves, préserver la résilience émotionnelle et améliorer le bien-être global. En tant que thérapeute spécialisée, j’utilise des techniques comme la NMO-EMDR pour aider les femmes à surmonter les blocages émotionnels et à favoriser un cheminement serein vers la maternité.

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) peut être un chemin complexe, à la fois sur le plan médical et émotionnel. Les épreuves émotionnelles, le stress et les attentes peuvent perturber le bien-être mental,...

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27.09.24

Surmonter des blocages inconscients liés à la maternité

La maternité est un chemin, et pour certaines femmes, ce parcours peut être semé d'embûches émotionnelles et psychologiques. Des blocages inconscients peuvent freiner la conception ou rendre l'expérience de la maternité plus stressante qu'elle ne le devrait. En tant que thérapeute pma, mon travail d'accompagnement se situe majoritairement à ce niveau avec les femmes que j'accompagne. Dans cet article, nous allons explorer ces blocages inconscients liés à la maternité, des situations vécues et proposer des solutions pour les surmonter.

Qu'est-ce qu'un blocage inconscient ?

Un blocage inconscient est une barrière mentale ou émotionnelle dont on n'a pas toujours conscience. Ces blocages peuvent influencer nos pensées, comportements et émotions de manière subtile mais puissante. Dans le cadre de la maternité, ces blocages peuvent interférer avec la capacité à concevoir ou à vivre sereinement une grossesse. Ils peuvent être le résultat d'expériences passées, de croyances profondes ou de peurs refoulées

Les causes des blocages inconscients liés à la maternité

Ces blocages inconscients peuvent avoir plusieurs sources :

Les croyances limitantes :

Certaines croyances profondément ancrées, souvent héritées de la famille ou de la société, peuvent créer des tensions internes. Des idées telles que "Je ne serai jamais une bonne mère" ou "La maternité n’est pas faite pour moi" peuvent, de manière inconsciente, altérer les chances de concevoir ou de vivre pleinement sa grossesse. Ces pensées contradictoires envoient un message au cerveau qui entre en conflit avec le désir conscient de devenir mère. Cependant, il est important de souligner qu'il n'y a pas de déterminisme face au projet de maternité. Il est tout à fait possible de rencontrer des blocages liés à la maternité, tout en tombant enceinte. Travailler sur ces blocages peut non seulement faciliter le processus, mais aussi permettre de vivre une grossesse et une maternité plus épanouies par la suite.

Les expériences traumatisantes :

Les traumatismes émotionnels, comme une fausse couche ou des expériences négatives dans l'enfance, peuvent également créer des blocages inconscients liés à la maternité. Ces événements laissent des traces profondes dans le subconscient, influençant le désir ou la capacité à devenir mère. J'ai, par exemple, accompagné une femme qui, dans sa jeunesse, avait pris la décision d’avorter. Bien que ce choix ait été mûrement réfléchi et adapté à sa situation à l'époque, elle avait refoulé une grande partie de ses émotions liées à cet événement. Des années plus tard, elle en est venue inconsciemment à croire qu'elle ne méritait pas de devenir mère aujourd'hui. Un autre exemple concerne une jeune femme qui avait perdu sa sœur pendant son enfance. Bien qu’elle ait fait son deuil, la douleur ressentie par sa propre mère face à cette perte s'était inscrite profondément en elle. Confrontée à son propre désir de maternité, cette peur réémergeait, ravivant l’angoisse de faire face à la même souffrance.

La peur de l'inconnu :

Devenir mère implique de s’aventurer dans l’inconnu. La peur de perdre sa liberté, de ne pas être à la hauteur, ou de rencontrer des complications pendant la grossesse peut provoquer un stress latent, créant une barrière invisible. Bien que les tabous autour de la maternité commencent à se dissiper, celle-ci reste souvent idéalisée dans notre société. La crainte de ne pas être capable de concilier tous les aspects de sa vie, ou de regretter sa vie d’avant, est un questionnement légitime auquel de nombreuses femmes sont confrontées. Chaque émotion a sa place dans ce processus. Il est alors intéressant de s’interroger : d'où vient cette peur ? Est-elle fondée, et comment négocier avec les parties de soi qui désirent simultanément devenir mère tout en préservant un espace de liberté ?

La pression sociale et familiale :

Les attentes des autres peuvent également entraîner des blocages inconscients liés à la maternité. Se sentir obligée de répondre à la pression sociale ou familiale d’avoir des enfants, sans y être émotionnellement prête, peut générer un conflit intérieur. La pression de donner le premier petit-enfant à la famille ou celle d’avoir une fille alors que les grands-parents n’ont eu que des fils, peut inconsciemment peser sur le projet de maternité. Ces attentes extérieures créent parfois des résistances invisibles qui freinent ou compliquent le processus de conception.

Comment identifier les blocages inconscients liés à la maternité ?

On me demande souvent : "Comment puis-je savoir si j’ai des blocages inconscients liés à la maternité ?" Il est vrai qu’identifier un blocage inconscient peut être difficile, car il est, par définition, caché dans le subconscient. Toutefois, certains signaux peuvent indiquer la présence de ces blocages. Il s'agit de prendre le temps d'observer votre comportement, vos émotions et vos rêves, qui peuvent tous être des indicateurs précieux. Voici quelques pistes pour vous aider à identifier un éventuel blocage inconscient.

Répétition de schémas

Si vous remarquez que vous êtes confrontée aux mêmes obstacles de manière récurrente dans votre parcours de préconception, cela peut signaler un blocage inconscient. Prenons l’exemple d’une femme que j’ai accompagnée. À chaque étape clé de son parcours PMA, elle se retrouvait dans un schéma de procrastination, repoussant sans cesse ses rendez-vous médicaux ou reportant ses décisions concernant les traitements. Malgré son désir fort de tomber enceinte, un mécanisme interne la poussait toujours à ralentir le processus. En explorant son histoire, nous avons découvert qu’elle avait peur de devenir une mère "absente", comme sa propre mère l’avait été pour elle. Ce schéma répétitif cachait donc une angoisse inconsciente liée à son propre vécu.

Émotions intenses

Les émotions sont de puissants indicateurs de ce qui se passe en nous, même à un niveau inconscient. Si vous ressentez des émotions disproportionnées par rapport à la situation, cela peut révéler la présence d’un blocage. Par exemple, une de mes clientes éprouvait une anxiété démesurée avant chaque ponction, à un point où elle devenait physiquement malade. Après avoir exploré cette réaction, elle s'est rendue compte que cela faisait écho à une peur de l'intrusion et de la perte de contrôle liée à une expérience passée où elle avait ressenti une grande vulnérabilité. Chaque étape médicale ramenait inconsciemment cette ancienne peur à la surface, et ces émotions intenses agissaient comme une barrière dans son parcours de préconception.

Une autre femme que j’ai accompagnée se sentait envahie par une tristesse à l'idée d'assister à des annonces de grossesse dans son entourage. Bien que consciente de son désir d’enfant, cette tristesse révélait un profond sentiment d’injustice lié à une ancienne blessure, celle de la perte d'un parent durant son enfance. Cette émotion, toujours présente, bloquait sa capacité à se projeter sereinement dans la maternité.

Rêves récurrents

Les rêves sont souvent une fenêtre ouverte sur notre inconscient. Si vous faites des rêves récurrents liés à la maternité, à la grossesse ou même à votre parcours PMA, cela peut être une invitation de votre subconscient à explorer ces thèmes plus en profondeur. J'ai travaillé avec une femme qui faisait régulièrement des cauchemars où elle perdait son enfant ou n'arrivait pas à le protéger. Ces rêves l'ont alertée sur une peur profondément ancrée de ne pas être capable de garantir la sécurité de son futur enfant. En discutant de son histoire, elle a évoqué des souvenirs de son enfance, marquée par un sentiment d'abandon lié au divorce de ses parents. Ces rêves étaient une manière pour son inconscient d’exprimer ces peurs refoulées, créant ainsi un blocage émotionnel dans son désir de devenir mère.

Une autre cliente se voyait souvent enceinte dans ses rêves, mais chaque fois, elle se retrouvait perdue ou incapable d'accoucher. Ces rêves récurrents reflétaient son sentiment d’impuissance face à l’infertilité et son incapacité à "aboutir" dans son projet. Explorer ces rêves lui a permis de comprendre qu’elle associait inconsciemment la maternité à une réussite personnelle qu’elle croyait ne pas mériter, issue d'une faible estime de soi nourrie par des expériences passées.

Surmonter les blocages inconscients liés à la maternité : les outils thérapeutiques

Heureusement, il existe plusieurs outils et techniques pour surmonter ces blocages inconscients. Ces outils sont efficaces mais l'atteinte de l'objectif ne dépend pas que du thérapeute en face de vous. Vous avez également votre part à jouer pour débloquer et dénouer vos traumatismes ou émotions.

La NMO (Neurothérapie par les Mouvements Oculaires)

La NMO, technique associée à l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), est une méthode de désensibilisation par les mouvements oculaires qui permet de traiter des traumatismes émotionnels profonds. En revisitant des souvenirs douloureux tout en stimulant des mouvements oculaires, cette technique aide à "déprogrammer" les schémas émotionnels limitants. Une femme que j'ai accompagnée ressentait une intense anxiété chaque fois qu’elle devait passer une échographie, ce qui rendait son parcours PMA extrêmement difficile. Grâce à plusieurs séances de NMO, elle a pu travailler sur un traumatisme lié à une intervention médicale vécue dans son enfance, et ainsi réduire significativement son niveau de stress lors des examens médicaux. La NMO permet aussi de diminuer la charge émotionnelle associée à certaines étapes de la PMA, ce qui peut atténuer le stress et l’anxiété de manière durable.

L’hypnose

L’hypnose est un autre outil thérapeutique qui permet d’accéder à l’inconscient et de dénouer des blocages cachés. En état hypnotique, l’esprit est plus réceptif aux suggestions, ce qui facilite l’exploration des peurs et des croyances limitantes qui peuvent être à l’origine des blocages.

Le dessin thérapeutique

Le dessin est un outil puissant qui permet d’exprimer ce qui ne peut pas toujours être dit avec des mots. En dessinant son parcours PMA ou ses ressentis face à la maternité, on peut révéler des blocages inconscients de manière visuelle et intuitive. Une cliente a, par exemple, dessiné un chemin brisé en représentant son parcours PMA. Ce simple dessin a mis en lumière son sentiment d’échec face aux tentatives infructueuses. Nous avons travaillé sur cette image pour reconstruire un chemin plus fluide et plein d’espoir, ce qui lui a permis de modifier son état d’esprit vis-à-vis de son parcours. L'art, par sa nature non verbale, permet de contourner les barrières mentales conscientes et d'explorer les aspects plus profonds de l’inconscient.

L’écriture thérapeutique

L’écriture est une autre méthode pour aller à la rencontre de ses émotions cachées. Rédiger une lettre à soi-même, à son enfant à naître ou à son futur enfant permet de donner une voix aux peurs, aux doutes et aux croyances refoulées. Une femme que j'ai accompagnée a écrit une lettre à son futur enfant dans laquelle elle a exprimé son désespoir face aux échecs successifs de la PMA. À travers cet exercice, elle a pris conscience qu’elle portait en elle la croyance que "l’échec" était inévitable. Ce processus d’écriture lui a permis de libérer cette croyance et d’adopter un regard plus bienveillant sur son parcours. L’écriture thérapeutique ouvre un espace pour libérer des émotions enfouies et pour donner de nouvelles significations à ses expériences.

Les tirages de cartes

Les tirages de cartes peuvent sembler inhabituels dans un contexte thérapeutique, mais ils offrent une approche intuitive pour explorer les blocages inconscients. Les symboles et les messages des cartes permettent de toucher des émotions et des croyances qui ne sont pas toujours accessibles par la parole. Par exemple, lors d’une séance, une cliente a tiré une carte représentant une barrière. En discutant de son interprétation, elle a réalisé qu’elle se sentait "bloquée" par la peur d’échouer à nouveau dans sa prochaine tentative de FIV. Ce tirage a servi de catalyseur pour identifier une peur latente et travailler dessus. Les cartes peuvent ainsi fournir des pistes inattendues pour débloquer des émotions profondes.

Les cercles de paroles

Les cercles de paroles offrent un espace sécurisé où les femmes peuvent partager leurs expériences et émotions avec d’autres qui traversent des situations similaires. Ces moments de partage sont particulièrement puissants pour prendre conscience de blocages inconscients. Une de mes participantes, lors d'un cercle de paroles, a pris conscience pour la première fois de sa peur de décevoir son conjoint en cas d’échec du parcours PMA, simplement en écoutant une autre femme partager un sentiment similaire. Cette prise de conscience lui a permis d'entamer un travail pour alléger la pression qu’elle se mettait inconsciemment. Participer à ces cercles permet de se sentir moins seule et d’ouvrir des portes vers une exploration plus profonde de ses émotions.

Se libérer pour avancer sereinement vers la maternité

Surmonter les blocages inconscients liés à la maternité n'est pas un processus instantané, mais il est tout à fait possible avec les bonnes techniques et un accompagnement adapté. En identifiant et en travaillant sur ces blocages, vous pourrez non seulement vous libérer émotionnellement, mais aussi vous préparer à vivre votre maternité de manière plus sereine et épanouissante.

Chaque femme est unique, et les raisons de ces blocages varient. L’essentiel est de se donner le temps et l’espace pour les explorer et les comprendre, afin d’avancer vers la maternité avec plus de légèreté et de confiance.

Pour plus d'informations : www.odysseefertile.com 

 

 

 

La maternité est un chemin, et pour certaines femmes, ce parcours peut être semé d'embûches émotionnelles et psychologiques. Des blocages inconscients peuvent freiner la conception ou rendre l'expérience d...

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18.09.24

Soutenir son partenaire en PMA : conseils pratiques pour les couples

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) est souvent un véritable marathon émotionnel pour les couples. En plus des défis médicaux, la PMA peut provoquer des tensions au sein de la relation, car chaque partenaire peut vivre cette expérience différemment. Dans cet article, nous allons explorer comment soutenir son partenaire en PMA, de manière bienveillante et efficace pendant cette période délicate, et comment renforcer la relation face aux épreuves de la PMA.

Comprendre les émotions pour soutenir son partenaire en pma

Le parcours PMA est souvent ponctué d’espoirs, de déceptions et de frustrations, autant pour la personne qui subit les traitements médicaux que pour son partenaire. Chacun peut ressentir une série d’émotions très variées, notamment de la tristesse, de l’anxiété, ou même un sentiment d’impuissance. On évoque souvent l’expression de « montages russes émotionnelles », pour qualifier le flux d’émotions que l’on peut ressentir dans ce parcours.

Alors voici quelques clés pour mieux comprendre les émotions de son partenaire :

  • Le stress et l’anxiété : Chaque étape de la PMA est remplie d’incertitudes. Attendre les résultats des examens, des traitements ou des tentatives peut être une véritable source d'anxiété. Vous et votre partenaire pouvez être sujet à des sources de stress, mais peut-être pas aux mêmes étapes du processus. Exemple : Une femme peut être plus stressée à l’approche d’une ponction ou d’un examen, son partenaire lui, peut être d’avantage stressé à l’annonce du diagnostic. Ces différentes façons d’appréhender le parcours PMA peut être aussi sources de stress lorsque l’on ne se sent pas connecté aux émotions de son partenaire.
  • Le sentiment de solitude : Même si le parcours PMA concerne de plus en plus d’hommes et femmes, et même si on traverse parfois cette épreuve à deux, la personne qui subit les traitements peut se sentir seule face aux changements physiques et hormonaux, ainsi qu’aux responsabilités émotionnelles qu’impliquent le processus. Il est fréquent qu’une femme se sente isolée, même si elle est entourée d’amis, de famille et de son partenaire.
  • L'épuisement physique et mental : Les traitements hormonaux, les rendez-vous médicaux fréquents, et l’attente peuvent mener à un épuisement profond. Conjuguer également son parcours avec sa vie professionnelle et ses contraintes peuvent peser lourd et ajouter du stress. Il est important d'en avoir conscience pour offrir un soutien adapté.

Comment soutenir émotionnellement son partenaire

Soutenir son partenaire en PMA ne se résume pas à être présent physiquement, il s'agit aussi de fournir un soutien émotionnel. Voici quelques conseils pour y parvenir :

  • Écouter sans jugement : L’écoute active est essentielle. Offrir à son partenaire un espace pour s'exprimer sans minimiser ses ressentis ou apporter des solutions immédiates permet de libérer les tensions.
  • Exprimer ses propres émotions : Il est tout aussi important de partager ses propres sentiments. Cela permet à son conjoint de se sentir moins seul ou de mieux comprendre certaines réactions ou comportements. Le parcours PMA affecte les deux partenaires, et en parler ensemble renforce la compréhension et la connexion du couple.
  • Créer un dialogue ouvert : Parlez régulièrement de vos ressentis, de vos peurs et de vos espoirs concernant le parcours. L’objectif est de faire de la communication un outil de renforcement du couple, plutôt qu’un sujet d’inquiétude.
  • Respecter le rythme de l'autre : Chacun peut avoir des façons différentes de vivre le parcours PMA. Respecter ces différences, sans forcer son partenaire à réagir comme soi, est crucial pour préserver un équilibre et de pas pressuriser l'autre.

Gérer la pression extérieure

Le parcours PMA est souvent entouré d'attentes et de pressions extérieures, que ce soit de la famille, des amis ou de la société en général. Voici comment aborder cette situation en tant que couple :

  • Fixer des limites claires : Il est important d'établir ensemble ce que vous souhaitez partager avec votre entourage et ce qui relève de votre intimité. Vous n'êtes pas obligés de donner des détails à tout le monde. A vous de fixer votre plan de communication.
  • Éviter les comparaisons : Chaque parcours PMA est singulier. Il peut être tentant de se comparer à d'autres couples, mais cela ne fait qu’ajouter du stress. Concentrez-vous sur votre propre cheminement et vos étapes à franchir.
  • S'accorder des moments de répit : Le parcours PMA peut prendre toute la place dans le quotidien du couple. Il est important de planifier des moments de détente ensemble, loin des préoccupations médicales, pour préserver la complicité et des moments de plaisir seul ou partagé. Vous êtes bien plus que ce parcours médical, ne l'oubliez pas.

Prendre soin de son couple pendant la PMA

La PMA peut être une épreuve qui fragilise la relation. Voici quelques conseils pour préserver et même renforcer le couple pendant cette période difficile :

  • Planifier des moments de qualité : Même si le parcours PMA est intense, prenez le temps de vous retrouver pour des activités agréables en dehors des rendez-vous médicaux. Que ce soit un dîner, une sortie ou une activité relaxante, ces moments contribuent à maintenir la connexion émotionnelle.
  • Prendre soin de l'intimité : Les traitements et le stress peuvent impacter l'intimité physique du couple. Il est important de se rappeler que l’intimité ne se limite pas aux rapports sexuels. Les câlins, les mots doux, et les gestes de tendresse sont tout aussi importants.
  • Chercher un soutien extérieur si nécessaire : N’hésitez pas à consulter un thérapeute de couple ou un professionnel spécialisé dans l’accompagnement des couples en PMA. Cela peut vous offrir un espace neutre pour aborder vos difficultés et vous soutenir mutuellement.

Se soutenir mutuellement face aux échecs et aux succès

Dans un parcours PMA, il y a des moments de réussite, mais aussi des échecs. Voici quelques pistes pour soutenir son partenaire en pma dans les deux cas :

  • Face aux échecs : Un échec, que ce soit une tentative infructueuse ou une fausse couche, peut provoquer un chagrin immense. Il est essentiel de reconnaître la douleur de l’autre sans chercher à l’atténuer rapidement. Laissez à chacun le temps de faire son deuil et exprimez votre présence inconditionnelle [Retrouvez l'article : faire face à la déception en parcours pma : mes conseils pour avancer].
  • Face aux réussites : Si la PMA aboutit à une grossesse, la joie peut être accompagnée de craintes ou d’incertitudes. Continuez à dialoguer et à soutenir votre partenaire pour qu’elle se sente en sécurité émotionnellement.

Préserver sa propre santé mentale pendant le parcours

Le soutien de son partenaire est essentiel, mais il est tout aussi important de prendre soin de soi pour éviter l’épuisement émotionnel. Voici quelques stratégies pour maintenir son équilibre :

  • Partager la charge émotionnelle : Ne portez pas seul(e) le poids du soutien. Il est important que vous puissiez aussi exprimer vos ressentis et recevoir du soutien, que ce soit de votre partenaire, d’un proche ou d’un thérapeute.
  • Se donner des moments de répit : Accordez-vous des moments pour vous recentrer, que ce soit par des activités relaxantes, du sport ou simplement du temps pour vous-même.
  • S'entourer d'un réseau de soutien : Parler avec d’autres personnes vivant la même situation ou rejoindre un groupe de soutien pour couples en parcours PMA peut vous offrir des ressources précieuses pour mieux vivre cette période.

En conclusion, soutenir son partenaire en PMA demande de la compréhension, de la patience et une communication ouverte. Ce processus, bien que souvent difficile, peut également renforcer les liens du couple et permettre de traverser ensemble ces épreuves avec plus de résilience. En prenant soin l’un de l’autre, vous faites de votre relation un véritable pilier pendant ce parcours vers la parentalité.

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) est souvent un véritable marathon émotionnel pour les couples. En plus des défis médicaux, la PMA peut provoquer des tensions au sein de la relation, car chaque parten...

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