Accompagnement PMA et fertilité de référence

Catégorie : Fertilité et PMA

07.02.24

13 traitements naturels du SOPK à essayer

Si vous souffrez du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et cherchez des solutions naturelles, ne cherchez pas plus loin. Bien qu'il n'existe pas de traitement universel pour le SOPK, une variété de remèdes naturels peuvent aider à atténuer les symptômes. Gardez à l'esprit que ces traitements ne sont pas magiques et leur efficacité varie d'une personne à l'autre. Découvrez ci-dessous quelques astuces simples qui pourraient améliorer votre bien-être.

Vous êtes atteintes de SOPK et souhaitez avoir un bébé ? Découvrez le protocole naturo SOPK sur la plateforme d'Odyssée Fertile : guide alimentaire, choix des compléments alimentaires, gestion du stress. Plus de 12 pages de guides spécialisés rédigé par notre naturopathe.

1. Adopter un régime alimentaire à faible indice glycémique

13 traitements naturels du SOPK à essayer

Les aliments à faible indice glycémique sont bénéfiques pour stabiliser la glycémie et atténuer les symptômes du SOPK. Optez pour des aliments riches en fibres tels que les légumes et les céréales complètes, recommandés dans ce type de régime.

Évitez les aliments transformés et sucrés, car ils peuvent provoquer des pics de sucre dans le sang, perturbant l'équilibre nécessaire pour gérer efficacement le SOPK. Privilégiez une alimentation équilibrée qui favorise la stabilité de votre taux de sucre sanguin.

En intégrant des aliments à faible indice glycémique dans votre alimentation quotidienne, vous pouvez potentiellement réduire l'impact du SOPK sur votre santé globale. Restez consciente des choix alimentaires que vous faites afin d'améliorer progressivement vos symptômes liés au syndrome des ovaires polykystiques.

2. Augmenter l'apport en fibres

Les fibres alimentaires sont essentielles pour réguler la digestion et maintenir un poids santé, ce qui est crucial pour les femmes souffrant du SOPK. Les légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes sont d'excellentes sources de fibres à inclure dans votre alimentation quotidienne.

Essayez d'atteindre l'apport recommandé en fibres chaque jour. Cela peut favoriser une meilleure santé hormonale en aidant à contrôler le taux de sucre dans le sang et en favorisant une bonne digestion. Les fibres peuvent également aider à réduire l'inflammation, un problème courant chez les femmes atteintes du SOPK.

En augmentant votre consommation de fibres, vous pouvez améliorer votre sensibilité à l'insuline, ce qui est souvent altérée chez les personnes atteintes du SOPK. De plus, des études montrent que les régimes riches en fibres peuvent contribuer à la perte de poids et au contrôle hormonal chez ces femmes.

Une alimentation riche en fibres peut également aider à réduire les niveaux d'hormones mâles (androgènes) associés au SOPK. En intégrant davantage de sources naturelles de fibres dans vos repas quotidiens, vous soutenez activement votre bien-être global tout en ciblant spécifiquement certains symptômes liés au syndrome des ovaires polykystiques.

3. Intégrer des acides gras oméga-3 dans l'alimentation

Les acides gras oméga-3 offrent des bienfaits anti-inflammatoires qui peuvent aider les femmes souffrant du SOPK.

Les poissons gras comme le saumon, les sardines et les maquereaux sont d'excellentes sources naturelles d'oméga-3.

Pour ceux qui ne consomment pas de poisson, il est possible de se tourner vers des alternatives végétales telles que les graines de chia et l'huile de lin pour obtenir leur dose nécessaire en oméga-3.

En plus de réduire l'inflammation, les acides gras oméga-3 peuvent également contribuer à améliorer la sensibilité à l'insuline chez les femmes atteintes du SOPK.

L'introduction régulière d'aliments riches en oméga-3 dans votre alimentation peut donc être un moyen simple mais efficace pour soutenir votre santé hormonale et inflammatoire si vous êtes concernée par le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

4. Pratiquer une activité physique régulière

L'exercice régulier est bénéfique pour améliorer la sensibilité à l'insuline et maintenir un poids santé. Optez pour des activités telles que la marche, le vélo ou la danse, visant à atteindre au moins 30 minutes d'exercice par jour. Il est crucial de consulter votre médecin avant d'entamer un programme intense.

En pratiquant une activité physique de manière constante, vous favorisez la gestion du SOPK en réduisant les symptômes liés à cette affection. De plus, l'exercice contribue à diminuer le stress et l'anxiété souvent associés au SOPK.

Choisir des exercices qui procurent du plaisir peut augmenter votre motivation et rendre plus agréable le fait de rester actif quotidiennement. Les bienfaits vont au-delà de la simple perte de poids ; ils incluent également une amélioration générale du bien-être mental et physique.

Rappelez-vous que même des changements simples dans vos habitudes quotidiennes peuvent avoir un impact significatif sur votre santé globale lorsque combinés avec une alimentation équilibrée et d'autres traitements naturels contre le SOPK.

5. Gérer le stress par la méditation ou le yoga

Le stress peut exacerber les symptômes du SOPK, d'où l'importance de trouver des moyens pour le gérer. La méditation et le yoga se révèlent être des outils efficaces pour diminuer le stress et favoriser un équilibre hormonal optimal.

Prendre quelques minutes chaque jour pour pratiquer la méditation ou le yoga permet de calmer à la fois l'esprit et le corps. Ces activités peuvent aider à réduire les niveaux de cortisol, une hormone liée au stress, contribuant ainsi à améliorer votre bien-être général en cas de SOPK.

Il est recommandé d'intégrer ces pratiques dans votre routine quotidienne pour bénéficier pleinement de leurs effets positifs sur la gestion du stress associé au syndrome des ovaires polykystiques.

6. Consommer régulièrement de la cannelle pour améliorer la sensibilité à l'insuline

La cannelle peut jouer un rôle crucial dans l'amélioration de la sensibilité à l'insuline chez les femmes souffrant du SOPK, ce qui est essentiel pour réguler les niveaux de sucre dans le sang.

Pour bénéficier des effets positifs de la cannelle, il est recommandé d'en ajouter à vos repas quotidiens tels que les smoothies, yaourts ou céréales.

Il est primordial d'utiliser de la cannelle de qualité afin d'obtenir tous ses bienfaits et toujours consulter votre médecin si vous prenez déjà des médicaments hypoglycémiants pour éviter toute interaction nocive.

En intégrant simplement cet ingrédient naturel dans votre alimentation quotidienne, vous pouvez potentiellement contribuer à améliorer votre santé globale en tant que personne atteinte du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

7. Ajouter des graines de lin à l'alimentation pour équilibrer les hormones

Les graines de lin, riches en lignanes, aident à stabiliser les niveaux hormonaux chez les femmes atteintes du SOPK. En intégrant des graines de lin moulues dans vos smoothies, salades ou yaourts, vous pouvez bénéficier de leurs propriétés régulatrices.

Pour éviter la constipation lors de la consommation de graines de lin, il est crucial d'augmenter votre consommation d'eau. Cela permettra également une meilleure absorption des nutriments contenus dans ces petites graines aux multiples bienfaits.

8. Utiliser l'huile essentielle de menthe poivrée contre l'hyperpilosité

L'huile essentielle de menthe poivrée est bénéfique pour réduire l'hyperpilosité chez les femmes souffrant du SOPK. En diluant quelques gouttes dans une huile porteuse, vous pouvez l'appliquer directement sur les zones concernées.

Il est important de noter qu'il est préférable d'éviter d'utiliser cette huile essentielle pendant la grossesse ou l'allaitement pour garantir la sécurité et le bien-être de la mère et du bébé.

9. Boire du thé vert pour stimuler le métabolisme

Le thé vert est riche en catéchines, des antioxydants qui peuvent aider à augmenter le métabolisme chez les femmes souffrant du SOPK, favorisant ainsi la perte de poids.

Buvez régulièrement du thé vert pour bénéficier de ses effets positifs sur votre métabolisme, mais veillez à ne pas en abuser en raison de sa teneur en caféine.

Si vous suivez un traitement médical, consultez votre médecin avant d'ajouter du thé vert à votre routine quotidienne, car il peut interagir avec certains médicaments.

10. Essayer l'acupuncture pour équilibrer les niveaux hormonaux

L'acupuncture peut aider à rétablir l'équilibre des hormones chez les femmes souffrant du SOPK en stimulant certains points d'énergie dans le corps.

Consultez un acupuncteur qualifié pour évaluer vos symptômes et déterminer si cette méthode peut vous apporter un soulagement complémentaire aux traitements médicaux traditionnels.

Rappelez-vous que l'acupuncture ne doit pas remplacer les traitements conventionnels; elle agit plutôt en synergie avec eux, offrant une approche holistique pour améliorer votre bien-être global.

11. Inclure des probiotiques dans l'alimentation pour améliorer la santé intestinale

Les probiotiques sont bénéfiques pour la santé intestinale des femmes souffrant du SOPK, car ils aident à réduire l'inflammation. Les aliments fermentés tels que le yaourt, la choucroute et le kéfir constituent d'excellentes sources naturelles de probiotiques.

Pour celles qui préfèrent les suppléments, il est recommandé de choisir des produits contenant des souches spécifiques favorisant la santé hormonale.

12. Réduire la consommation de produits laitiers et de viandes rouges

Certains produits laitiers et viandes rouges peuvent aggraver les symptômes du SOPK en raison des hormones ajoutées ou des graisses saturées qu'ils contiennent. Optez pour des alternatives végétales telles que le lait d'amande ou le yaourt au soja pour réduire ces effets néfastes sur votre santé.

Limitez votre consommation de viandes rouges et préférez plutôt des sources plus maigres de protéines, comme le poulet ou le poisson. Ces choix alimentaires peuvent contribuer à améliorer vos symptômes liés au SOPK tout en vous fournissant les nutriments essentiels dont votre corps a besoin.

En remplaçant progressivement les produits laitiers riches en matières grasses par des options végétales plus saines, vous pouvez potentiellement réduire l'inflammation dans votre corps et atténuer certains symptômes du syndrome des ovaires polykystiques. Prendre soin de son alimentation est une étape importante pour gérer cette condition chronique tout en favorisant un mode de vie plus sain.

13. Adopter un mode de vie sans tabac pour réduire les risques associés au SOPK

Le tabagisme peut aggraver les symptômes du SOPK et augmenter le risque de complications liées à cette condition. En arrêtant ou en réduisant votre consommation de tabac, vous pouvez améliorer significativement votre santé globale. Demander l'aide d'un professionnel de la santé est crucial pour trouver des stratégies efficaces afin d'arrêter de fumer.

Envisagez ces faits :

  • Les femmes atteintes du SOPK qui fument ont souvent des niveaux plus élevés d'hormones mâles, ce qui peut exacerber les symptômes comme l'acné et la pilosité excessive.

  • Le tabagisme augmente également le risque de maladies cardiovasculaires chez les femmes souffrant du SOPK, une complication fréquente associée à cette condition.

Prendre la décision d'arrêter de fumer peut non seulement améliorer vos symptômes actuels mais aussi prévenir toute aggravation future due au SOPK. N'hésitez pas à solliciter un soutien professionnel pour entamer ce changement bénéfique pour votre santé.

Remarques Finales

En adoptant ces traitements naturels pour le SOPK, vous prenez des mesures positives pour améliorer votre santé et votre bien-être. L'équilibre alimentaire, l'exercice régulier, la gestion du stress et l'intégration de certains aliments spécifiques peuvent contribuer à atténuer les symptômes du syndrome. N'oubliez pas que la cohérence est la clé du succès. En intégrant progressivement ces conseils dans votre routine quotidienne, vous pourrez observer des changements positifs au fil du temps.

Continuez à vous informer, à écouter votre corps et à adapter ces recommandations à vos besoins individuels. N'oubliez pas que chaque petit pas compte dans votre parcours vers une meilleure santé. Restez motivée et persévérante, et n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé pour un suivi personnalisé. Découvrez aussi ici les accompagnements proposés par l'Odyssée Fertile si vous êtes en parcours PMA.

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11.12.23

Comment améliorer la fertilité masculine ?

En France, 1 couple sur 8 en âge de procréer consulte car il rencontre des difficultés à concevoir un enfant. De nombreux facteurs peuvent influencer la fertilité féminine et masculine (découvrez les 6 reflexes à adopter lorsque l'on se lance dans un projet bébé), mais aujourd’hui, on va se pencher sur le cas de ces messieurs en particulier. Pourquoi sont-ils touchés par l’infertilité et quels sont les moyens de pallier cela ? On vous invite à lire la suite de cet article pour le savoir !

 

Baisse de la fertilité masculine: quelles causes ?

 

Les hommes, moins fertiles qu’avant ?

La baisse de la fertilité masculine au cours des cinquante dernières années est un sujet de préoccupation. Cette tendance alarmante est souvent attribuée à divers facteurs, comme les changements environnementaux, l'exposition à certaines substances chimiques tels que les perturbateurs endocriniens, le mode de vie, et le stress. Les causes exactes de cette baisse de fertilité restent un sujet de recherche active, et les scientifiques continuent d'étudier les implications potentielles sur notre santé reproductive. 

 

Une baisse considérable de la qualité du sperme 

La cause la plus fréquente d’infertilité masculine est la baisse de la qualité du sperme des messieurs. Une étude publiée en 2022 démontre qu’en l’espace de 45 ans, la concentration de gamètes dans le sperme a été divisée par deux ! Concrètement, en 1973, on comptait 101 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme, contre 49 millions de nos jours. 

En plus d’avoir moins de “têtards”, les hommes en ont de moins bonne qualité. On remarque que la mobilité des spermatozoïdes a chuté, elle aussi. Selon une étude menée entre 2002 et 2017 par l'endocrinologue Dr. Tiegs, le pourcentage de patients étudiés présentant un nombre total de spermatozoïdes anormaux est passé de 12,4 % à 21,3 %. Rien de très rassurant, on vous l’accorde. 

“A quoi cela est dû ?”, me demanderez-vous. Les scientifiques se posent également la question, et mettent en cause plusieurs facteurs dans la baisse de la fertilité masculine. Parmi eux, les perturbateurs endocriniens.

 

L’impact des perturbateurs endocriniens (pesticides, phtalates etc)

Les perturbateurs endocriniens (PE)  sont des substances d’origine artificielle ou naturelle qui viennent altérer les fonctions de notre système hormonal. Pour faire simple, ces molécules viennent imiter nos hormones naturellement présentes dans notre corps, et viennent donc brouiller les signaux émis par notre système endocrinien. Les conséquences de notre exposition à ces PE : déséquilibre hormonal, hypofertilité voire infertilité, cancers, malformations des appareils génitaux, puberté précoce, etc. La liste est longue et pourtant, non exhaustive… 

Dans les perturbateurs endocriniens, on retrouve les pesticides, phtalates, bisphénol A, téflon, triclosan, parabènes, mais aussi le soja et le lin. Il existe des milliers de perturbateurs endocriniens et notre environnement en est malheureusement saturé ! Une étude a révélé que la pollution de l’air et notre exposition à des pesticides et insecticides augmentaient la fragmentation de l'ADN* des spermatozoïdes de 9,68 % en moyenne.

*fragmentation de l’ADN : lésions dans le matériel génétique des spermatozoïdes

Ce qui est encore plus préoccupant, c’est que notre exposition à ces substances nocives ne nuit pas qu’à notre fertilité, mais également à celle de nos enfants, petits enfants, etc. Une étude menée sur des souris par l’Université de Californie a montré que des pères exposés à des perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques avaient des risques de voir la santé métabolique de leur progéniture dégradée pendant 2 générations !

Les substances mises en cause tardent à être interdites, malgré les études qui révèlent de plus en plus leur dangerosité avérée. Heureusement, grâce à des gestes simples, on peut réduire la présence de ces perturbateurs endocriniens dans notre environnement et préserver notre fertilité. On vous a listé les meilleurs tips pour que votre Jules prenne soin de sa fertilité (n’hésitez pas à lui partager directement l’article 😉 ) ! 

 

Nos astuces pour booster la fertilité de Monsieur

 

Pratiquer une activité physique régulière 

Faire une activité sportive présente de nombreux bienfaits pour la santé, on ne vous apprend rien. Mais saviez-vous que les hommes qui portaient des charges lourdes dans le cadre de leur travail souffraient moins d’infertilité ? Comparé à des hommes ayant un emploi sédentaire, ils auraient des spermatozoïdes plus nombreux et de meilleure qualité ( 44 % de spermatozoïdes en plus tout de même !) 

Point non négligeable également, l’activité physique permet de maintenir un poids de forme et de lutter contre le surpoids et l’obésité, qui ont également un impact négatif sur la fertilité. Alors, messieurs, portez des charges lourdes, bougez-vous, pour garder un sperme de bonne qualité ! 

 

Arrêter l’alcool 

Dès 5 verres d’alcool par semaine, on observe une dégradation de la qualité et de la quantité des spermatozoïdes. C’est ce qu’a démontré une étude menée sur des hommes danois âgés de 18 à 28 ans. Une consommation même modérée a donc une incidence sur la fertilité masculine. Et forcément, plus la consommation d’alcool augmente, plus les effets sont néfastes. Un homme qui consomme au-delà de 40 verres par semaine a, en moyenne, 33% de spermatozoïdes en moins que les “petits buveurs”. Heureusement, cet effet est réversible ! 3 mois sans alcool, c’est ce qui faut pour que Monsieur renouvelle son stock de spermatozoïdes. Donc si vous avez un projet bébé, on vous conseille de rester à l’eau pour maximiser vos chances !

 

Boire du thé !

Boire de l’eau, c’est bien, mais y ajouter une tasse ou deux de thé, c’est booster la fertilité ! 

Des chercheurs ont observé que les hommes qui boivent du thé au moins 3 jours par semaine avaient une meilleure concentration et un plus grand nombre de spermatozoïdes, comparés à des hommes non-buveurs de thé. Étonnant, n’est-ce pas ? Cela s’explique par la présence d’antioxydants dans le thé, qui sont bénéfiques tant pour la fertilité masculine que féminine. 

 

Ne pas fumer 

Les nombreux perturbateurs endocriniens présents dans la fumée du tabac ont aussi un impact désastreux sur la santé reproductive de votre Jules. Selon une étude datant de 2015, 75% des non-fumeurs avaient une mobilité normale, contre seulement 18% des hommes fumeurs depuis plus de 5 ans !

S’ajoutent à cela des déséquilibres hormonaux, des anomalies dans l’ADN des spermatozoïdes et parfois, des troubles de l’érection. 

Bien sûr, ces effets sont réversibles, alors messieurs, on vous invite à stopper la cigarette ! 

 

Bannir le plastique 

Bisphénol A, phtalates et autres substances nocives pour notre système hormonal se retrouvent dans pleins d’objets du quotidien, sans qu’on en sache rien ! Alors, le mieux, c’est de troquer le plastique avec des alternatives plus saines : 

  • boîtes en plastique et autres tupperwares → contenants en verres
  • ustensiles en plastique → ustensiles en bois ou inox 
  • brosse à dents en plastique → brosse à dents en bambou
  • bouilloire en plastique → bouilloire en verre ou en inox 

Bien sûr, il est difficile de se débarrasser du plastique à 100% , mais chaque petit geste compte ! Et si votre homme cumule ces changements simples avec les autres conseils listés précédemment, il a les clés en mains pour préserver sa fertilité et qui sait, préparer l’arrivée d’un bout de chou dans votre vie.

Et si vous voulez aller plus loin, pourquoi ne pas faire tester les cosmétiques moom à votre homme : ils sont à ce jour les seuls cosmétiques testés et certifiés sans perturbateurs endocriniens. Et devinez quoi ? Ils sont dans des packagings en verre ;). 

 

Cet article a été écrit par Lisa de l’équipe moom

Moom est une marque de cosmétiques bio certifiée sans perturbateurs endocriniens qui lutte contre la présence de perturbateurs endocriniens dans notre quotidien. Elle propose une routine complète pour prendre soin de soi sans risques : gel douche, shampoing, nettoyant, démaquillant, huile et crème hydratante. 

Découvrez l’ensemble de la gamme sur leur boutique

 

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23.11.23

Equilibre hormonal et fertilité : tout ce qu'il faut savoir

Par l'environnement dans lequel nous évoluons, la cadence des vies que nous menons, le stress, la pollution, les perturbateurs endocriniens, nos hormones sont soumises à rude épreuve. Elles jouent pourtant un immense rôle pour optimiser notre fertilité, garantir notre bien-être physique et émotionnel, et assurer le bon fonctionnement de notre organisme. Alors, ces hormones aux grands rôles, qui sont-elles ? Et pourquoi parle-t-on d'équilibre hormonal lorsque nous parlons de fertilité ?

Lorsque l'on souhaite optimiser sa fertilité, on pense rapidement aux hormones féminines (œstrogènes, progestérone) et pour cause, sans elles, on ne risque pas d'obtenir une grossesse. Mais elles ne sont pas toutes seules ! Le tableau est large et il faut en avoir une vision globale de l'équilibre hormonal pour mettre toutes les chances de notre côté lorsque l'on est en période de préconception. Nous allons voir dans cet article qu'aucune hormone n'agit toute seule dans son coin. Elles sont toutes plus ou moins sous influence des unes et des autres. Ainsi, pour optimiser sa fertilité, l'objectif est bel et bien d'avoir des hormones sexuelles au top, mais il sera parfois nécessaire d'aller travailler sur d'autres pans hormonaux pour que, in fine, les hormones sexuelles puissent effectuer leur travail correctement.

Comprendre l'équilibre hormonal : les clés pour optimiser sa fertilité naturellement

 

L'équilibre essentiel entre œstrogènes et progestérone

L'équilibre œstrogènes / progestérone est un équilibre fragile qui a pourtant toute son importance dans notre bien-être et notre épanouissement. Quand on en vient à parler de fertilité, il est plus que jamais indispensable. Il garantira effectivement une bonne ovulation et une bonne nidation. Les œstrogènes et la progestérone interviennent à tour de rôle au cours du cycle féminin. On aura d'abord les œstrogènes sur le devant de la scène pendant toute la phase folliculaire, puis une fois l'ovule libéré, la progestérone prendra le relais sur la phase lutéale. Chacune avec des rôles bien spécifiques. Ce sont deux hormones qui sont antagonistes et pourtant absolument complémentaires.

Un déséquilibre entre progestérone et œstrogènes se fera ressentir par :

  • Des règles douloureuses, abondantes,
  • Des seins tendus,
  • De la rétention d'eau,
  • De l'irritabilité,
  • Voire de la déprime avant les règles.

Ce sont les signes caractéristiques d'un syndrome prémenstruel et ils sont représentatifs d'un excès d'œstrogènes.

Un excès d'œstrogènes peut se manifester :

  • Lorsque l'on a trop d'œstrogènes circulants, c'est ce qu'on appelle une hyper-oestrogénie.
  • Lorsque l'on manque de progestérone, c'est ce que l'on appelle l'hyper-oestrogénie relative : parce que l'on manque de progestérone, notre corps ressent un trop-plein d'œstrogènes.

 

Le rôle des hormones thyroïdiennes pour optimiser sa fertilité

Les hormones thyroïdiennes sont souvent qualifiées de "chef d'orchestre" de notre métabolisme et de la symphonie hormonale. Dans notre recherche d'optimisation de la fertilité, elles doivent absolument être prises en considération. Les hormones thyroïdiennes sont effectivement essentielles à la synthèse des hormones sexuelles et contribuent à la maturation du follicule. Ainsi, une hypothyroïdie pourrait être responsable de difficultés à ovuler et de cycles anovulatoires. La production des hormones sexuelles dépend du bon fonctionnement thyroïdien, et les hormones sexuelles influencent la conversion thyroïdienne : la progestérone améliore la conversion des hormones thyroïdiennes, les œstrogènes, à contrario, vont la ralentir, donc une hyper-oestrogénie est néfaste à un bon fonctionnement thyroïdien. Ainsi, hormones sexuelles et thyroïdiennes sont étroitement liées dans leur bon fonctionnement.

Une hypothyroïdie pourrait également être corrélée à une augmentation de la prolactine, ce qui aurait pour conséquence d'inhiber l'ovulation. On observe dans ces cas-là des cycles irréguliers et rallongés. Elle peut également diminuer la sensibilité à l'insuline et le transporteur de la testostérone, deux facteurs du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Les signes cliniques d'une hypothyroïdie sont nombreux et varient d'une personne à l'autre, mais on retrouvera généralement des signes de ralentissement du métabolisme : prise de poids, constipation, extrémités froides, fatigue, perte de cheveux, peau sèche, sautes d'humeur, tristesse, déprime, troubles de la concentration, palpitations...

Une hypothyroïdie sera soit avérée, elle sera alors traitée par un endocrinologue avec la prise d'hormones ; soit frustre, c'est-à-dire que votre TSH reste dans les normes du laboratoire pour autant vous ressentez plusieurs symptômes d'hypothyroïdie. Vous pouvez, dans ce second cas, vous rapprocher d'un naturopathe, d'un médecin fonctionnel ou d'un micronutritionniste qui vous aideront à trouver la cause de cette hypothyroïdie frustre et à la rééquilibrer.

 

Cortisol et Fertilité : l'impact du stress sur la conception

Le cortisol est l'hormone que l'on associe au stress. C'est effectivement elle qui peut grimper au plafond lorsque l'on rentre en phase de stress prolongé ou chronique. Il nous intéresse ici parce que tout comme nos hormones sexuelles, le cortisol est une hormone stéroïdienne. C'est-à-dire qu'elles ont le même précurseur. Ce précurseur c'est le cholestérol.

Schématiquement :

  • Le cholestérol (grâce aux hormones thyroïdiennes) devient une hormone que l'on appelle la prégnénolone.
  • Cette prégnénolone devient progestérone.

La progestérone devient :

  • Soit cortisol
  • Soit testostérone (4- et la testostérone devient œstrogènes).

Il y a donc une compétition entre la production de cortisol et de testostérone/œstrogènes. Ainsi, un cortisol trop élevé n'est pas du tout souhaitable si l'on veut des taux d'hormones sexuelles suffisants à une bonne fertilité. Apprendre à temporiser son stress et se préserver d'un environnement trop stressant est donc une action clé de manière générale, mais tout particulièrement pour optimiser sa fertilité.

 

Et l'insuline dans tout cela ?

L'insuline est notre hormone de stockage. Elle régule notre taux de sucre dans le sang en permettant après chaque repas à nos cellules d'absorber les glucides qui contribueront à la production d'énergie. Elle est calibrée pour intervenir à chaque repas, mais lorsque les prises alimentaires sont répétées sur la journée ou si les repas sont trop riches en sucres, nos cellules développent une résistance à l'insuline et celle-ci ne peut plus accomplir son rôle correctement. Trop d'insuline réduit la production de FSH (hormone folliculaire) et augmente la production de LH (hormone lutéinisante) avec pour impact une mauvaise qualité des ovules (et du sperme). Elle empêche également le bon développement de la muqueuse utérine qui sera trop fine pour accueillir un embryon. Les ovocytes et la muqueuse utérine ont globalement besoin d'un niveau d'énergie constant pour se développer correctement. C'est pourquoi les fluctuations engendrées par ces dysfonctions des mécanismes de l'insuline auront un impact négatif sur la fertilité.

Aujourd'hui, les troubles hormonaux sont extrêmement fréquents, ils ne sont pourtant pas toujours investigués ou suffisamment investigués. Nos rythmes de vie et l'environnement dans lequel nous évoluons expliquent ces déséquilibres qui touchent de plus en plus de personnes. Ainsi, il est important d'apprendre à préserver et soutenir nos organismes. Nous avons effectivement nos obligations qu'elles soient personnelles, familiales, professionnelles et nous ne pouvons pas les négliger. Cependant, nous pouvons aider nos corps et esprits à être plus adaptables face à ce stress permanent. Nous évoluons dans un environnement pollué où il devient impossible de ne pas être exposés aux différents toxiques. Pour autant, nous pouvons soutenir notre corps en le préservant de cette exposition néfaste et en lui apportant au maximum les nutriments qui l'aideront à fonctionner correctement.

Actions pour optimiser l'équilibre hormonal et favoriser la conception

Optimiser sa fertilité par une hygiène de vie équilibrée

Le premier conseil pour soutenir un bel équilibre hormonal, et vous l'avez compris, une fertilité optimale va être de veiller à vos piliers d'hygiène de vie : alimentation, gestion émotionnelle, activité physique. Cela demande de la détermination et un temps d'ajustement, mais une fois que vous aurez trouvé la formule et l'équilibre qui est juste pour vous, vous sentirez enfin un véritable bien-être s'installer. Cette homéostasie retrouvée est la balance de notre organisme. Lorsque vous sentez que quelque chose ne va pas, revenez toujours aux bases et si vous avez du mal à prendre du recul sur la situation ou que vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel, vous gagnerez un temps précieux et un grand soutien face aux efforts à fournir.

 

Préserver sa fertilité en évitant les toxiques

Le second conseil sera de ne pas sous-estimer l'impact des perturbateurs endocriniens sur votre organisme. On ne peut malheureusement pas s'en préserver complètement, mais on peut toujours limiter l'exposition. Prêtez une attention particulière à la qualité des aliments que vous choisissez, le traitement le plus naturel possible sera le meilleur. Choisissez des cosmétiques et produits d'hygiène naturels. Des huiles végétales, de l'aloe vera, des argiles, des savons et shampoings simples, au minimum des labels bios qui vous préservent déjà d'une grande quantité de substances. Plus la liste des composants est courte mieux ce sera. Utilisez des produits ménagers simples et naturels. Vinaigre blanc, bicarbonate, argile… si vous devez utiliser un produit spécifique non clean ou agressif pensez à minima à vous protéger avec des gants et/ou un masque. Choisissez votre eau avec soin. Une eau filtrée sera la meilleure solution. Dépoussiérez régulièrement et aérez quotidiennement votre intérieur.

 

Optimiser vos apports en micronutriments pour préserver l'équilibre hormonal

Notre système hormonal a besoin d'une grande diversité de nutriments (précurseurs et co-facteurs) pour fonctionner correctement. Pour apporter ces nutriments en quantité suffisante, cela passera avant toute chose par votre assiette. La diversité alimentaire et la qualité de ces aliments sont indispensables pour apporter une palette de nutriments complète. Mais souvent l'assiette ne suffit pas. C'est pourquoi dans un objectif d'optimisation de la fertilité, mon troisième conseil sera de vous complémenter.

Un multivitamine spécial grossesse car les dosages et besoins ne sont pas les mêmes que dans un multivitamine classique. Dans ce multivitamine, vous retrouverez la majorité des nutriments essentiels à la préparation de votre grossesse. Notamment la fameuse vitamine B9 - assurez-vous qu'elle soit sous une forme assimilable telle que le Quatrefolic.

En plus de ce multivitamine, il vous faudra :

  • Du magnésium.
  • Des oméga 3.
  • De la vitamine D3 (si besoin - et c’est souvent le cas).

En conclusion, ne mettez pas toute votre énergie dans une assiette parfaite ou tous vos espoirs dans un "complément alimentaire miracle". Notre corps est une machine complexe et merveilleuse, qui évolue dans un environnement certain et qui est constamment influencée par nos pensées, nos émotions, nos ressentis. Apprenez à prendre soin de VOUS au vrai sens du terme, dans toutes les dimensions que cela comprend, ce sera la meilleure formule pour votre équilibre hormonal et une fertilité au top !

 

En savoir plus sur Solene : 

www.scnaturopathe.fr

@solene.naturopathe

Rendez-vous à Aix-en-provence ou en visio.

> Resalib : https://www.resalib.fr/praticien/65436-solene-chappuis-rendu-naturopathe-aix-en-provence

 

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26.10.23

Comment concilier PMA et travail ?

La procréation médicalement assistée (PMA) constitue une étape cruciale dans la vie de nombreux couples souhaitant fonder une famille. Cependant, le choix de se lancer dans un parcours de PMA peut susciter des préoccupations, en particulier en ce qui concerne la conciliation entre le travail et les exigences des protocoles d'assistance médicale à la procréation. Dans cet article, nous explorerons les défis auxquels sont confrontées les personnes jonglant entre PMA et travail. Nous aborderons également les droits au travail en PMA et partagerons le témoignage de Claire, une femme confrontée à ce défi.

 

Jongler entre PMA et travail : les défis du quotidien

Une planification complexe

Il est difficile, voir quasi impossible de planifier un protocole de PMA en avance, en raison de l'incertitude des rendez-vous médicaux. On ne sait pas quand surviendront les règles, comment le corps réagira au traitement, ni quand auront lieu les échographies de contrôle, la ponction, le transfert ou l'insémination. Organiser son emploi du temps, se coordonner avec son équipe ou informer son employeur devient un casse-tête ou une véritable source d'anxiété. Ce parcours est fait d’impondérable avec lesquels il faut jongler et qui nécessitent d'adapter son quotidien avec les exigences du protocole médical.

Une flexibilité au travail pas toujours possible

Certains emplois offrent une flexibilité, tels que le télétravail ou les horaires flexibles, mais ce n'est pas le cas pour tous. La première solution, qui n’est pas toujours des plus facile, est de discuter avec son employeur de la possibilité d'horaires flexibles, de télétravail ou de congés aménagés pour gérer plus facilement les rendez-vous médicaux et les traitements, lorsque son poste le permet. Bien que de nombreux employeurs soient compréhensifs, ces discussions suscitent de nombreuses appréhensions pour les femmes, qui craignent des représailles. D'après une étude réalisée par la compagnie d’assurances Zurich UK, publiée le 28 octobre 2022, 58% des femmes ne se sentent pas capable d'en parler à leur employeur, 26% craignent que leur implication soient remise en cause, 32% redoute que cela leur coûte leur emploi. Un triste constat sur lequel la loi française est venue légiférer en 2016 (cf. ci-dessous).

Gestion du temps et des priorités nécessaires pour préserver sa santé

Trouver un équilibre entre carrière et parcours de PMA nécessite une gestion efficace du temps et des priorités. Établissez des listes de tâches, organisez votre emploi du temps et identifiez les domaines où vous pouvez déléguer ou demander de l'aide. Il est essentiel d'établir des limites claires entre votre vie professionnelle et personnelle et de pratiquer l'auto-soin pour éviter l'épuisement professionnel et émotionnel. Osez vous demander également si vous avez besoin d'une pause dans le parcours. Surtout faîtes-vous aider si vous en ressentez le besoin ou si la fatigue physique et émotionnel commence à peser : il faut un village pour élever un enfant, pour le concevoir aussi !

C’est parce que cette flexibilité est complexe, que la planification est rude et que des discriminations existent, que le législateur s’est emparé du sujet et a conféré des droits d’absence et une protection contre les discriminations au travail aux femmes en parcours PMA.

 

Vos droits aux absences médicales au travail en Parcours PMA

Que dit la loi sur la conciliation PMA et travail ?

L'article 87 de la loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation du système de santé a introduit la possibilité d'obtenir une autorisation d'absence pour des raisons médicales liées à un parcours de PMA. Il est important de noter qu'il n'est pas obligatoire d'informer votre employeur de votre participation à un parcours d'Assistance Médicale à la Procréation (AMP). Cela relève de votre volonté. Certaines femmes arrivent à gérer leur emploi du temps avec leurs rendez-vous et ne sont pas dans l’obligation d’en informer leur patron. Toutefois, nous verrons plus tard que la mise en œuvre de droit nécessite une information.

Cette autorisation d'absence couvre non seulement le temps de déplacement aller-retour, mais aussi la durée de l'examen médical lui-même. Cette période est considérée comme du temps de travail effectif rémunéré, ne nécessitant pas de récupération ultérieure. Cette autorisation s'applique également au conjoint, au partenaire de PACS ou à toute personne vivant en union maritale avec la femme suivant un parcours de PMA.

Cette autorisation s'applique aux femmes ainsi qu'à leur conjoint, leur partenaire de PACS ou toute personne vivant en union maritale avec elles. Pour ces derniers, la limite est fixée à trois absences pour assister aux examens médicaux. L'employeur peut demander au salarié de justifier ses absences au moyen d'un certificat médical précisant l'heure et la date de l'examen.

Comment bénéficier de ce droit au travail en parcours PMA ?

Si vous choisissez de partager cette information avec votre employeur, il est possible de convenir ensemble de la gestion de vos absences dans un cadre de confiance mutuelle.

Vous avez également la possibilité d'adresser une lettre en personne ou en recommandé avec accusé de réception à votre employeur, expliquant votre démarche d'Assistance Médicale à la Procréation et demandant l'utilisation de votre autorisation d'absence, en référence aux articles et à la loi mentionnés précédemment.

Il est strictement interdit à l'employeur de prendre en considération la situation d'un salarié suivant un parcours de PMA pour refuser son embauche, mettre fin à un contrat de travail pendant la période d'essai ou obtenir des informations sur son état de santé (article L. 1225-3-1 du code du travail).

Même si des droits existent, même votre employeur est ouvert, en parler à son entreprise est une décision difficile. Ce sujet est intime, nous rend parfois vulnérable et se mettre à nue dans un contexte de travail peut devenir un véritable défi. Claire a décidé de partager son expérience et son histoire. Les rendez-vous médicaux et l'attente ont ajouté une complexité à son emploi du temps déjà chargé, entraînant un burn-out. Après avoir demandé de l'aide, Claire a eu une conversation franche avec son supérieur, établissant un plan de gestion des absences. Finalement, son parcours de PMA a abouti, soulignant l'importance de la communication et du soutien au travail.

 

Témoignage de Claire, 37 ans : surmonter le burn-out au travail en parcours PMA

"Mon parcours vers la maternité a été comme beaucoup lorsque l’on passe par la PMA, complexe, avec des hauts et des bas. Jongler entre mon parcours PMA et ma carrière professionnelle ? Une équation complexe, croyez-moi.  Alors que je suivais mes protocoles, je jonglais aussi avec les exigences de ma carrière et mes ambitions professionnelles. La PMA, c'est comme courir un marathon, on y croit de passer la ligne d’arrivée et des fois on n’en est pas sûr. Mais ce qui a rendu cette expérience encore plus intense, c'est le défi de faire cohabiter mon désir d'enfant et ma vie professionnelle. Chaque RDV médical, chaque traitement, chaque attente ont ajouté une dose de complexité à mon agenda déjà chargé, et pesé très lourd sur mes épaules.

Il y avait des jours où j'étais claquée, tant physiquement qu'émotionnellement. Mais hors de question de laisser ça entamer mon professionnalisme. La PMA ajoutait une couche de pression au travail : sourire, compenser les absences, prouver que rien ne changeait...Parfois, je bossais tard pour rattraper le temps perdu, parfois je jonglais avec les e-mails entre deux consultations. J'étais consciente que cette fatigue n'était pas idéale pour mon parcours, mais je me suis accrochée, encore et encore, jusqu'à ce fameux jour... BAM ! J'ai craqué. Trop, c'était trop ! Arrêt maladie, échec de FIV, des absences au travail... C'était une descente aux enfers.

Je voyais tout en noir : je ne pouvais pas être mère, je ne pouvais pas avancer dans ma carrière, j'avais l'impression de ne plus être rien du tout. C'est à ce moment-là que j'ai finalement décidé de demander de l'aide, même si j'aurais dû le faire bien plus tôt. J'ai compris que vouloir être forte tout le temps, prouver aux autres et à moi-même que j'y arrivais seule, ça m'avait fait perdre un temps précieux. La vraie force finalement, c'est aussi d'accepter sa vulnérabilité.

Poussée par mon entourage et après avoir entamé un travail sur moi-même, je savais que je devais parler à mon supérieur. J'appréhendais sa réaction, ses jugements, les décisions qui allaient concerner ma carrière. Mais j'ai rassemblé mon courage et nous avons eu une conversation franche sur ma situation, mes émotions et mes difficultés. Nous avons élaboré un plan pour gérer mes absences lors des rendez-vous médicaux. Quel soulagement ! J'avais l'impression qu'on me retirait un éléphant de 10 tonnes du dos.  Pourquoi m'étais-je infligée une telle pression si longtemps ? Et puis, un jour, le miracle tant attendu s'est produit. Mon parcours PMA a abouti.

Mon message pour tous ceux qui vivent ce parcours, c'est de se rappeler que vous n'êtes pas seul(e)s. La route peut sembler difficile, mais la détermination et la recherche d'équilibre est possible. Osez parler à votre employeur, demandez du soutien, vous faire aider et surtout prenez soin de vous ! Vous êtes la priorité, vous êtes la clé pour franchir la ligne d’arrivée."

 

La conciliation entre travail et PMA peut être difficile, mais avec une planification minutieuse, une communication ouverte et un soutien approprié, il est possible de trouver un équilibre. Chaque parcours de PMA est unique, alors prenez soin de votre bien-être physique et émotionnel tout au long du processus. Avec le bon soutien et une gestion efficace du temps, vous pouvez poursuivre votre carrière tout en réalisant votre rêve de fonder une famille.

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06.10.23

6 réflexes à adopter lorsqu'on se lance dans un projet bébé

Lorsque le désir de fonder une famille se concrétise, adopter quelques réflexes positifs peut grandement optimiser les chances de concevoir et préparer un environnement pour votre projet bébé. Dans cette quête délicate de la conception, la préparation minutieuse du corps et de l'esprit joue un rôle indispensable. Dans cet article, nous partageons les gestes essentiels à adopter afin de mettre toutes les chances de votre côté.

Alimentation équilibrée : les fondements d'une fertilité robuste

Intégrer des oméga-3 dans votre régime alimentaire est bien plus qu'un simple choix nutritionnel. Ces acides gras essentiels, abondants dans les petits poissons gras, les noix et les graines de lin, ont démontré leur capacité à améliorer la qualité des ovules et du sperme. Combinés à une alimentation anti-inflammatoire, riche en baies, épinards et légumes crucifères, ils réduisent l'inflammation corporelle. En minimisant l'inflammation, vous créez un environnement corporel optimal pour la conception, augmentant ainsi vos chances de succès.

Compléments alimentaires essentiels : des nutriments clés

Certains nutriments agissent comme des alliés puissants dans la santé reproductive. La vitamine B9, également connue sous le nom de folate, est essentielle pour augmenter le taux d'implantation des embryons dans l'endomètre. L'iode est un élément vital pour la production d'hormones thyroïdiennes, cruciales pour l'équilibre hormonal. De plus, le magnésium, le zinc et le sélénium jouent un rôle essentiel dans la qualité des ovules et du sperme. En veillant à intégrer des aliments riches en ces nutriments ou en considérant des suppléments, sous la supervision d'un professionnel de la santé, vous donnez à votre corps les outils nécessaires pour une reproduction saine.

Élimination des perturbateurs endocriniens : un environnement sain pour votre projet bébé

Les perturbateurs endocriniens, cachés dans les plastiques, pesticides et produits cosmétiques ou ménagers, peuvent entravés le bon déroulé d’un parcours de préconception. Optez pour des alternatives naturelles et privilégiez les contenants en verre ou en acier inoxydable. Lavez soigneusement vos fruits et légumes pour éliminer les résidus de pesticides, assurant ainsi que votre alimentation est exempte de ces intrus hormonaux. Préférez des produits ménagers tel que le vinaigre blanc, le savon de Marseille ou encore le bicarbonate de soude et des cosmétiques bio. Par cette vigilance, vous nettoyez votre environnement, réduisant ainsi les interférences hormonales et augmentant vos chances de voir se concrétiser votre projet bébé.

Ostéopathie et fertilité : l'importance du système musculo-squelettique

L'ostéopathie peut jouer un rôle crucial dans votre projet bébé. En travaillant sur l'équilibre du système musculo-squelettique, les ostéopathes peuvent réduire le stress physique, remettre en place l’utérus et son fonctionnement, améliorer la circulation sanguine et même optimiser le fonctionnement des organes reproducteurs. Cette approche holistique peut grandement améliorer les chances de conception.

Gestion du stress : équilibre émotionnel pour la fertilité

Le stress, un compagnon fréquent dans nos vies modernes, peut avoir des implications profondes sur la fertilité. Le corps réagit au stress en produisant des hormones telles que le cortisol, qui peuvent perturber le fonctionnement du système reproducteur. C'est pourquoi la gestion du stress est essentielle lorsque vous vous lancer dans un projet bébé. La méditation, le yoga, la thérapie ou tout autre passe-temps relaxant sont des outils puissants pour restaurer l'équilibre émotionnel. Un esprit calme et serein offre à votre corps un terrain fertile pour la conception, créant ainsi un environnement propice à l'arrivée de votre futur bébé.

Hygiène de vie : les habitudes quotidiennes pour la fertilité

Une hygiène de vie saine est le fondement même de la fertilité. Évitez les substances nocives telles que l'alcool, le tabac et les drogues. Limitez la caféine (deux tasses par jours) pour maintenir des niveaux hormonaux stables, favorisant ainsi un environnement optimal pour la conception. Le sommeil régénérant est essentiel, car il permet à votre corps de se réparer et de se régénérer, créant ainsi un terrain fertile pour la conception. De plus, un environnement domestique positif et aimant offre un soutien émotionnel et psychologique, favorisant ainsi le bien-être mental et physique, des éléments cruciaux pour vitre projet bébé.

En adoptant ces pratiques et en accordant une attention particulière à votre santé physique et mentale, vous établissez un environnement optimal pour votre projet bébé. Cette préparation méticuleuse, associée à votre patience, votre amour et votre respect envers votre corps, constitue le fondement essentiel en période de préconception.

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09.05.23

A quoi sert le magnésium dans l'organisme ?

Le magnésium, Mg, est un macrominéral indispensable au bon fonctionnement de notre organsime, il intervient à de multiples niveaux dans l’organisme. En effet, il intervient dans environ 300 réactions enzymatiques, avec d’autres cofacteurs dont les principaux sont les vitamines B6 et D, la taurine, cofacteur de l’adénosine triphosphate (ATP), qui fournit l’énergie cellulaire, nécessaire à l’activation de toutes les vitamines du groupe B.

Quel est le rôle du magnésium dans le corps humain ?

Le magnésium est indispensable au corps humain, dans divers processus vitaux, comme la production d’énergie cellulaire, la transmission de l’influx nerveux et le relâchement musculaire. Il intervient dans la synthèse des glucides, des lipides, des protéines et des acides nucléiques. Il participe au fonctionnement du système nerveux et permet de contrôler la pression artérielle. Le magnésium a de plus, des propriétés antioxydantes.

Il y a 25 g de magnésium dans l’organisme humain. 99% du magnésium est intracellulaire, 1% extracellulaire. Il est présent pour 50 à 60% dans l’os, pour 20 à 30% dans les muscles et pour 20% dans les tissus mous. Les laboratoires d’analyses médicales recommandent les dosages plasmatique et urinaire (dans les urines de 24h) pour apprécier sa teneur dans l’organisme. Peu de médecins conventionnels pratiquent ce dosage.

L’homéostasie [2] - stabilisation, réglage chez les organismes vivants, de certaines caractéristiques physiologiques - pour ce qui concerne le magnésium, repose entre l’absorption intestinale du magnésium présent dans l’alimentation, le stockage dans l’os, les muscles et les tissus mous et l’excrétion dans les urines.

Quels sont les signes d'une carence en magnésium ?

Un carence en magnésium peut être possible si vous ressentez les symptômes suivants :

  • des maux de tête,
  • des troubles de l’humeur,
  • une irritabilité,
  • de la fatigue physique et psychique,
  • un tressautement des paupières,
  • des douleurs dorsales,
  • une perte de mémoire,
  • une augmentation du risque de phlébite et d’embolie pulmonaire [3]
  • des troubles du sommeil,
  • des anomalies du rythme cardiaque de la tension artérielle,
  • des troubles digestifs, etc.

La prise de trop d’alcool, de café et le stress chronique aggravent le déficit en Mg. Selon certains auteurs, la carence en magnésium serait presque inéluctable ; notamment à cause du stress qui le chasse immédiatement dans les urines et du fait d’une alimentation qui ne peut en couvrir les besoins. Beaucoup de personnes ont des apports insuffisants en magnésium, nous confirme Brigitte Karleskind, auteure du Guide pratique des compléments alimentaires [4] : « en France, près d’une femme sur quatre et un homme sur six manquent de magnésium ».

Or « le magnésium est l’antistress par excellence », poursuit Brigitte Karleskind. « De très nombreux travaux montrent que la carence en magnésium augmente de façon considérable la vulnérabilité au stress. Le magnésium réduit le stress en s’opposant à la montée du cortisol. » Le numéro 31 de février 2022 de la revue « Nature Sciences Santé[5] » qu’elle dirige et écrit en grande partie, traite de trois sujets intéressants pour vous, femme désireuse de concevoir un petit :

  • le cercle vicieux du stress et du magnésium ;
  • la dépression périnatale,
  • quels rôles pour l’alimentation et la micronutrition ;
  • alimentation saine et apports micronutritionnels adaptés pour un bébé en pleine santé.

Vous pouvez vous le procurer via le site de la revue. Découvrez également l'impact des carences micronutritionnelles sur la fertilité.

Quelle est la prescription thérapeutique en cas de carence en magnésium ?

Le magnésium figure dans toutes (ou presque toutes) mes ordonnances avant, pendant, après la grossesse. C'est un complément alimentaire incontournable. Je le conseille le plus souvent, sans faire de bilan sanguin. Je partage l’opinion de mon confrère, Dr Jean-Paul Curtay, nutrithérapeute de référence. « Quelle que soit la thérapie, s’il n’y a pas d’énergie dans les cellules, le patient ne pourra pas guérir, le traitement sera nettement moins efficace » indique-t-il.

Le magnésium est utile en thérapeutique dans toutes les maladies (sauf les pathologies rénales), et ce, d’autant plus qu’elles sont chroniques. Il existe de nombreuses formes de magnésium plus ou moins bio disponibles, plus ou moins laxatives. On privilégiera le citrate de magnésium, le glycérophosphate de magnésium ou le glycinate et bisglycinate de magnésium dans des formulations qui lui associe de la B6 et de la taurine : autour de 300 mg de Mg + 30 mg de vitamine B6 + 500 mg minimum (jusqu’à 3 g) de taurine. Il y aura toujours une forme de magnésium qui vous conviendra. La prescription thérapeutique de magnésium s’assortit du conseil de consommer des aliments riches en Mg et de stopper la prise d’aliments sur-transformés appauvris en Mg.

 

Quels sont les aliments riches en magnésium ?

Les aliments riches en magnésium sont le cacao, les noix du Brésil, les amandes, les graines de tournesol… Par exemple, 100 g d’amandes apportent 268 mg de Mg et couvrent plus des deux tiers des apports journaliers recommandés pour les adultes (300 mg pour une femme). Le chocolat noir, grâce au Mg et aux polyphénols du cacao, est intéressant (et bon !) contre le stress. Des eaux minérales sont riches en Mg : par ordre décroissant de la teneur en magnésium, Rozana, Hépar, Badoit, Contrex, Quezac, Courmayeur…

La prochaine fois, nous aborderons le rôle du magnésium dans la fertilité féminine et dans le déroulement de la grossesse.

 

[1] http://www.supplisson-psy-bordeaux.fr

[2] définie comme « la capacité de l’organisme à s’ajuster constamment aux modifications de l’environnement et à rétablir l’équilibre dont il s’est momentanément écarté »

[3] Dr Marc Schwob, Le Mg, une médecine sur mesure, Leduc, 2015.

[4] 2014, Editions Thierry Souccar

[5] www.nature-sciences-sante.eu

Le magnésium, Mg, est un macrominéral indispensable au bon fonctionnement de notre organsime, il intervient à de multiples niveaux dans l’organisme. En effet, il intervient dans environ 300 réactio...

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