Accompagnement PMA et fertilité de référence
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Blog pma : témoignages et conseils fertilité

Vous trouverez sur ce blog PMA des articles et des témoignages pour vous accompagner au quotidien dans votre parcours de procréation médicalement assistée (PMA) et de fertilité.
Et parce que chaque histoire est unique, n’hésitez pas à me faire part de la vôtre.
13.01.26

Don d’ovocytes en PMA : comment savoir si je suis prête émotionnellement ?

Le recours au don d’ovocytes en pma ou au double don n’est jamais une décision anodine. Même lorsque cette option apparaît comme la plus cohérente sur le plan médical, une question persiste souvent, plus intime, plus silencieuse : suis-je réellement prête ?

Cette interrogation ne concerne pas uniquement la compréhension du protocole ou l’acceptation rationnelle du don. Elle touche à des dimensions profondes : le deuil, l’identité, le rapport au corps, la filiation et la manière dont on se projette comme mère.

Je suis Célia Dauphin, thérapeute spécialisée en PMA et cet article est destiné à aider les femmes à évaluer leur disponibilité émotionnelle face au don, sans injonction, sans précipitation et sans jugement.

[Pour aller plus loin découvre mon article sur les enjeux psychologiques du don d'ovocytes et du double don] 

Être prête ne signifie pas être sereine face au don d'ovocytes en pma

Une idée fréquente consiste à penser qu’il faudrait être totalement apaisée pour s’engager dans un parcours avec don. Or, cliniquement, cette attente est irréaliste.

Être prête ne veut pas dire ne plus avoir peur, ne plus douter ou ne plus ressentir de tristesse. Cela signifie plutôt être en capacité de faire de la place à ces émotions sans qu’elles envahissent tout l’espace psychique.

Les femmes prêtes au don ne sont pas celles qui n’éprouvent plus rien, mais celles qui peuvent reconnaître leurs ambivalences sans chercher à les nier ou à les forcer.

Le deuil est-il reconnu, même s’il n’est pas “terminé” ?

Le don d’ovocytes implique un renoncement à la transmission génétique maternelle. Ce renoncement constitue un deuil réel, même lorsqu’un projet de grossesse est toujours présent.

La question n’est pas de savoir si ce deuil est complètement fait — il l’est rarement — mais s’il est reconnu et légitimé intérieurement. Lorsque le deuil est nié ou minimisé, il a tendance à se manifester autrement : culpabilité, colère, sentiment d’injustice ou blocages émotionnels.

Être prête au don, c’est souvent avoir commencé à dire : oui, quelque chose est perdu, sans que cette perte annule le désir d’enfant.

Quelle place pour la génétique dans ma représentation de la maternité ?

La génétique occupe une place variable selon les femmes. Pour certaines, elle est centrale ; pour d’autres, elle l’est moins consciemment.

Il est important de s’interroger honnêtement sur ce point : non pas pour juger la légitimité du don d'ovocytes en pma, mais pour comprendre ce que représente réellement la transmission biologique dans son histoire personnelle et familiale.

Être prête, ce n’est pas considérer que la génétique « ne compte pas », mais avoir réfléchi à la manière dont la maternité peut se construire autrement : par le lien, la présence, l’engagement et l’histoire partagée.

Le rapport au corps : contenant ou acteur du projet ?

Le don d'ovocytes en pma ou le don de spermatozoïdes confronte à une expérience corporelle spécifique : porter un enfant issu d’un tiers génétique. Certaines femmes ressentent une inquiétude diffuse, parfois difficile à nommer, autour de cette idée.

La question centrale est la suivante : mon corps est-il vécu comme un simple outil médical, ou puis-je encore l’habiter comme un lieu de vie, de sensations et de transformation ?

Être prête au don suppose souvent de réinvestir son corps autrement, en sortant d’une vision strictement fonctionnelle, afin de permettre une intégration corporelle et émotionnelle du projet.

Quelle histoire ai-je envie de raconter ?

Le don d'ovocytes interroge inévitablement la question du récit : celui que l’on se raconte à soi-même, celui que l’on partagera avec son entourage, et celui que l’on transmettra un jour à l’enfant.

Être prête ne signifie pas avoir toutes les réponses, mais être en capacité de réfléchir à une histoire cohérente, respectueuse et évolutive. Une histoire qui ne repose ni sur le secret forcé, ni sur une transparence imposée, mais sur une narration ajustée, vivante et incarnée.

Le sentiment d’échec est-il encore trop envahissant ?

Beaucoup de femmes abordent le don avec un sentiment d’échec corporel ou identitaire très présent. Lorsque ce vécu occupe toute la scène psychique, il peut fragiliser l’engagement dans le projet.

Être prête, ce n’est pas ne plus ressentir cette blessure, mais pouvoir la penser autrement : comme la rencontre avec une limite biologique, et non comme une incapacité personnelle.

Un accompagnement thérapeutique peut aider à déplacer ce regard, afin que le projet de don ne soit pas vécu comme une réparation d’un échec, mais comme un choix possible parmi d’autres.

Conclusion

Être prête au don d’ovocytes en pma ou au double don ne relève ni d’un état de sérénité absolue, ni d’une décision figée. C’est un processus, souvent évolutif, qui mérite du temps, de l’écoute et parfois un accompagnement.

Se poser ces questions n’est pas un signe de fragilité. C’est au contraire une preuve d’engagement et de responsabilité émotionnelle face à un projet de maternité profondément transformant.

Odyssée Fertile – Être accompagnée dans la réflexion autour du don

Au sein d’Odyssée Fertile, j’accompagne les femmes qui envisagent ou traversent un parcours de PMA avec don d’ovocytes ou double don, à travers des accompagnements individuels et collectifs centrés sur le travail du deuil, la libération psycho-émotionnelle et l’intégration du projet.

L’objectif n’est pas de dire s’il faut ou non choisir le don, mais d’offrir un espace sécurisant pour réfléchir, ressentir et avancer à son rythme, avec plus de clarté et de justesse intérieure.

Le recours au don d’ovocytes en pma ou au double don n’est jamais une décision anodine. Même lorsque cette option apparaît comme la plus cohérente sur le plan médical, une question persiste souvent, plus intime, plus silen...

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09.01.26

Don d’ovocytes et double don en PMA : les enjeux psychologiques

Le recours au don d’ovocytes ou au double don marque une étape singulière dans un parcours de PMA. Il ne s’agit pas uniquement d’un changement de protocole médical, mais d’un basculement psychique profond, qui vient toucher l’identité, la filiation, le rapport au corps et le sens même du projet de maternité.

Si ces options ouvrent des perspectives concrètes et souvent salvatrices sur le plan médical, le recours au don d’ovocytes et au double don soulèvent également des enjeux psychologiques spécifiques, parfois complexes, toujours légitimes, et encore trop peu nommés.

Cet article propose une lecture clinique, thérapeutique et éducative de ces enjeux, afin de mieux comprendre ce qui se joue intérieurement lorsque le don devient une option — ou une nécessité.

[Pour en savoir plus découvrez l'article sur le don d'ovocytes en pma : comment savoir si je suis prête ?]

Le deuil de sa génétique : un enjeu psychologique central du don d’ovocytes

Le don d’ovocytes intervient le plus souvent à un moment où les autres possibilités ont été explorées. Il est alors vécu comme un ultime recours, porteur d’un immense espoir, mais aussi comme un renoncement à une part fondamentale du projet initial.

Sur le plan psychique, le renoncement à la transmission génétique maternelle ou paternelle constitue un deuil à part entière. Un deuil rarement reconnu comme tel, car socialement invisibilisé par la perspective de la grossesse à venir. Pourtant, ce renoncement vient toucher des dimensions profondes : la continuité biologique, la projection de la filiation, parfois même la lignée familiale.

Cliniquement, ce deuil peut s’accompagner de sentiments ambivalents. Le soulagement d’une solution possible coexiste avec une tristesse, parfois une colère ou une culpabilité à l’idée de « ne pas être capable » de transmettre sa génétique. Certaines femmes expriment aussi la peur de ne pas se sentir pleinement légitimes dans leur maternité.

Reconnaître ce deuil est une étape essentielle. Il ne s’agit pas de choisir entre l’espoir et la perte, mais d’accepter que les deux puissent coexister. Faire le deuil de sa génétique ne signifie pas renoncer à être mère ; cela permet de ne pas entrer dans le projet de don en niant une partie de ce qui a été perdu.

Don d’ovocytes, double don et représentation de la maternité

Le recours au don introduit un tiers symbolique dans le projet parental. Même lorsque le don est anonyme, sa présence psychique est bien réelle. Elle vient interroger la représentation de la maternité, de la filiation et de l’histoire que l’on se raconte — et que l’on racontera.

De nombreuses questions émergent alors : quelle histoire vais-je transmettre à mon enfant ? Quelle place occupe ce tiers dans notre récit familial ? Comment penser cette contribution sans qu’elle prenne toute la place, ni qu’elle soit totalement effacée ?

Sur le plan thérapeutique, il est fréquent d’observer des tentatives de rationalisation rapide, destinées à apaiser l’angoisse. Pourtant, ces questions méritent du temps. Le tiers n’est pas seulement une donnée biologique ; il devient un élément du récit symbolique, qu’il est important de pouvoir élaborer.

Dans le cas du double don, ces enjeux sont souvent amplifiés. L’absence de lien génétique avec les deux parents confronte à une redéfinition plus large de la parentalité. Le projet repose alors entièrement sur l’engagement, le désir, le lien et la capacité à accueillir un enfant dans son histoire singulière.

Travailler ces représentations permet de construire un projet plus cohérent intérieurement, dans lequel la maternité ne se définit pas uniquement par la génétique, mais par la relation, la présence et l’inscription symbolique de l’enfant dans une histoire.

Accueillir dans son corps un embryon issu d’un don

Le don d’ovocytes confronte également à une expérience corporelle spécifique : celle d’accueillir dans son corps un embryon issu d’un tiers génétique. Cette réalité peut susciter des réactions émotionnelles intenses, parfois difficiles à formuler.

Certaines femmes décrivent un sentiment d’étrangeté, voire une crainte inconsciente de ne pas reconnaître cet embryon comme pleinement « le leur ». D’autres redoutent une forme de dissociation corporelle, comme si le corps devenait un simple contenant, dissocié de l’identité maternelle.

Ces ressentis ne traduisent pas un manque de désir d’enfant. Ils témoignent d’un processus d’ajustement psychique nécessaire pour intégrer cette nouvelle réalité corporelle. Sur le plan thérapeutique, il est essentiel de redonner une place centrale au corps vécu, ressenti, habité, et non uniquement au corps médicalisé.

L’accompagnement permet de restaurer un lien plus sécurisant avec le corps, de sortir d’une vision instrumentale et de réinscrire la grossesse à venir dans une continuité corporelle et émotionnelle.

Don d’ovocytes et sentiment d’échec corporel : comprendre ce qui se joue

Le recours au don confronte enfin à une limite corporelle souvent douloureuse à reconnaître. Il vient activer un sentiment d’échec, d’incapacité, voire d’injustice : « mon corps ne peut pas », « je n’y arrive pas », « je ne suis pas capable ».

Cette confrontation peut ébranler profondément l’estime de soi et l’identité féminine, particulièrement dans des sociétés où la maternité reste étroitement associée à la capacité biologique.

Sur le plan clinique, il est fondamental de différencier la limite biologique de la valeur personnelle. Le corps n’est pas défaillant au sens moral du terme ; il rencontre une limite physiologique, qui n’annule ni le désir, ni la capacité à être mère.

Un travail thérapeutique permet de déplacer le regard : passer d’une lecture en termes d’échec à une reconnaissance de la réalité corporelle, sans effondrement narcissique. Cela ouvre la possibilité d’un projet de maternité plus apaisé, moins chargé de honte ou de culpabilité.

 

Conclusion

Le don d’ovocytes et le double don ne sont pas de simples alternatives techniques. Ils constituent des expériences psychiques à part entière, qui méritent un espace d’élaboration spécifique.

Prendre le temps de travailler ces enjeux — deuils, représentations, rapport au corps, limites — ne conditionne pas le succès médical. En revanche, cela permet d’entrer dans le projet avec plus de cohérence intérieure, de sécurité émotionnelle et de stabilité.

Parce que devenir mère par le don n’est pas une maternité « différente ». C’est une maternité qui se construit autrement, et qui mérite d’être accompagnée avec la même attention.

 

La FAQ sur le don d'ovocytes

 

Est-il normal de mal vivre le don d’ovocytes ?

Le don d’ovocytes implique des renoncements symboliques importants. Ressentir de la tristesse, de la colère ou de l’ambivalence est fréquent et ne remet pas en cause le désir d’enfant ni la capacité à être mère.

Le don d’ovocytes empêche-t-il de se sentir mère ?

Non. Le lien maternel se construit dans la relation, la grossesse, la présence et l’histoire partagée. La génétique n’est qu’un élément de la filiation, pas son fondement.

Le double don est-il plus difficile psychologiquement ?

Le double don peut intensifier certaines questions identitaires liées à la filiation. Cela ne signifie pas qu’il est plus difficile, mais qu’il nécessite souvent un temps d’élaboration émotionnelle spécifique.

Faut-il avoir complètement fait le deuil de sa génétique avant d’accepter un don ?

Non. Le deuil est rarement total avant l’entrée dans le parcours. L’essentiel est qu’il soit reconnu et légitimé pour éviter qu’il ne ressurgisse de manière envahissante.

Un accompagnement psychologique est-il recommandé en cas de don d’ovocytes ?

Il n’est pas obligatoire, mais il constitue une ressource précieuse pour traverser les enjeux émotionnels du don avec plus de sécurité et de stabilité intérieure.

 

Odyssée Fertile – Accompagnement émotionnel autour du don

Au sein d’Odyssée Fertile, j’accompagne les femmes engagées dans un parcours de PMA avec don d’ovocytes ou double don, en France comme à l’étranger, à travers des accompagnements centrés sur la libération psycho-émotionnelle, le travail des deuils invisibles et l’intégration psychique du projet.

L’objectif n’est pas d’accélérer une décision ni d’imposer une acceptation, mais d’offrir un espace sécurisant pour traverser ces enjeux avec plus de clarté, de continuité et de respect de soi.

Le recours au don d’ovocytes ou au double don marque une étape singulière dans un parcours de PMA. Il ne s’agit pas uniquement d’un changement de protocole médical, mais d’un basculement psychique profond,...

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06.01.26

Après des échecs de FIV : quels examens faire pour comprendre et avancer ?

Un cycle de FIV débute toujours avec l’espoir d’obtenir une grossesse. C’est pourquoi, lorsque le processus n’évolue pas comme prévu, il est fréquent que surgissent des doutes, de l’inquiétude et le besoin de comprendre ce qui s’est passé.

Les échecs de FIV peuvent apparaître à différents moments du traitement : une stimulation ovarienne avec une faible réponse, une fécondation qui ne se produit pas, des embryons qui arrêtent leur développement ou une tentative de transfert qui n’aboutit pas à une grossesse. Chaque situation a ses particularités, mais toutes soulèvent la même question : comprendre ce qui s’est produit et décider comment réorienter la suite du parcours.

Analyser un échec ne signifie pas présumer qu’il existe un problème irréversible, mais plutôt obtenir les informations nécessaires pour ajuster la stratégie clinique avec davantage de précision.

Cet article vous aidera à comprendre quels examens peuvent être utiles après un ou plusieurs échecs de FIV, et quelles informations ils apportent pour planifier la suite du parcours de manière plus informée et personnalisée.

Pourquoi analyser des échecs de FIV ?

Le processus de fécondation in vitro est complexe et implique de nombreux facteurs. Ainsi, un résultat négatif s’explique rarement par une seule cause. Après un échec, l’objectif est de revoir le cycle avec une vision globale : réponse ovarienne à la stimulation, caractéristiques des ovocytes, développement embryonnaire, état de réceptivité endométriale au moment du transfert et éventuel rôle du facteur masculin dans chacune de ces étapes.

L’objectif n’est pas d’accumuler les examens, mais de sélectionner ceux qui apportent réellement une information utile. Chaque patiente a une histoire clinique différente et l’évaluation doit donc être adaptée à ses besoins.

L’âge et son impact sur les ovocytes

L’âge maternel est l’un des facteurs qui influencent le plus les résultats en FIV. À partir de 35 ans, la réserve ovarienne diminue progressivement et la probabilité que les ovocytes présentent des anomalies chromosomiques augmente. Ces deux éléments peuvent expliquer l’obtention de peu d’ovocytes, des taux de fécondation faibles ou des embryons qui ne progressent pas dans leur développement.

Après un échec, on réévalue des paramètres comme l’AMH, la FSH ou le compte des follicules antraux, mais on analyse également la réponse à la stimulation du cycle concerné.

Une faible réponse peut justifier des modifications de protocole, des ajustements de doses ou encore des alternatives comme la double stimulation dans un même cycle.

L’objectif est d’identifier si le résultat négatif est lié à un facteur ovocytaire ou s’il est nécessaire d’explorer d’autres éléments du processus reproductif.

Évaluation embryonnaire en cas d'échecs de fiv

Une fois les ovocytes fécondés, l’observation du développement embryonnaire apporte de nombreuses informations. Le nombre d’embryons obtenus, leur rythme de division, leur morphologie ou leur capacité à atteindre le stade de blastocyste sont autant d’éléments permettant d’évaluer leur viabilité.

Lorsque les embryons s’arrêtent aux premiers stades ou n’atteignent pas le stade prévu pour le transfert, il peut être nécessaire d’investiguer l’existence d’une origine chromosomique.

Dans ces cas, le PGT-A (DPI-A) est l’examen permettant d’analyser la dotation chromosomique de l’embryon avant le transfert. Bien qu’il ne garantisse pas le succès, il aide à sélectionner ceux ayant la plus grande probabilité d’implantation. Il est généralement recommandé chez les femmes de plus de 38 ans, en cas d’échecs répétés ou lorsque l’évolution embryonnaire suggère d’éventuelles anomalies génétiques.

Le facteur masculin

Même si le spermogramme est la première étape de l’évaluation du facteur masculin, il ne fournit pas toujours toutes les informations nécessaires. Deux échantillons normaux peuvent pourtant différer en termes de qualité chromosomique ou de capacité à générer des embryons compétents.

En cas de faible fécondation, d’embryons de mauvaise qualité ou d’échecs répétés sans explication claire, un FISH sur spermatozoïdes peut être recommandé. Cette technique analyse la présence d’anomalies chromosomiques dans une partie de la population spermatique.

Cet examen est particulièrement utile lorsqu’on obtient des embryons, mais que leur évolution n’est pas satisfaisante.

Coagulation et auto-immunité : le rôle des facteurs systémiques

Certaines femmes présentent des caractéristiques biologiques susceptibles d’influencer l’implantation ou le développement embryonnaire précoce, sans pour autant présenter de symptômes au quotidien. Les thrombophilies héréditaires ou acquises peuvent affecter la vascularisation de l’endomètre, tandis que certains anticorps auto-immuns, comme les antiphospholipides, peuvent interférer avec l’implantation.

Ces études ne sont pas réalisées systématiquement : leur indication dépend de l’histoire clinique, des antécédents reproductifs et du contexte. Toutefois, en cas d’échecs répétés ou lorsque les autres facteurs ont déjà été évalués, étudier la coagulation et le profil immunologique peut fournir des informations utiles pour adapter le traitement et décider si un soutien supplémentaire est nécessaire lors du prochain cycle.

L’endomètre

L’endomètre est le lieu où doit se produire l’implantation ; son état est donc déterminant pour permettre à un embryon de s’implanter et poursuivre son développement. Même lorsque les embryons sont de bonne qualité, si l’environnement endométrial n’est pas optimal, l’implantation peut ne pas avoir lieu.

L’une des altérations les plus étudiées est l’endométrite chronique, une inflammation de bas grade souvent asymptomatique. Une biopsie endométriale avec des marqueurs comme CD138 permet de la détecter. Son traitement est simple et peut améliorer la réceptivité pour les cycles suivants.

Il est également important d’étudier la fenêtre d’implantation, période précise durant laquelle l’endomètre est prêt à recevoir l’embryon. Bien que la majorité des femmes suivent un schéma prévisible, dans certains cas cette fenêtre peut être décalée. Les tests ERA ou WIN évaluent l’expression génétique de l’endomètre afin de déterminer avec plus de précision le jour optimal pour le transfert. Cette information est particulièrement utile dans les échecs répétés, surtout lorsque les embryons transférés étaient de bonne qualité.

Par ailleurs, l’étude du microbiome endométrial a pris de l’importance ces dernières années. Les analyses MatriceLAB, EMMA et ALICE évaluent la présence et la proportion de bactéries dans l’utérus et le col utérin. Un déséquilibre, même asymptomatique, peut affecter l’implantation. L’identifier permet de traiter les infections subcliniques et d’optimiser l’environnement avant un nouveau transfert.

 

Tableau récapitulatif des examens exploratoire en cas d'échecs de FIV

 

 

Un déséquilibre, même asymptomatique, peut affecter l’implantation. L’identifier permet de traiter les infections subcliniques et d’optimiser l’environnement avant un nouvel essai.

Comment avancer après plusieurs échecs : une approche personnalisée

Après un ou plusieurs échecs de FIV, l’étape suivante consiste à intégrer toutes les informations obtenues : réponse ovarienne, évaluation embryologique, analyses spécifiques, qualité du sperme. Cette vision globale permet de concevoir un plan personnalisé, centré sur ce qui est réellement pertinent pour la patiente.

Un bilan complet fournit une feuille de route plus précise, aide à prendre des décisions éclairées et permet d’avancer avec des attentes réalistes.

Il est également essentiel de reconnaître l’impact émotionnel des échecs de FIV. Bénéficier d’un soutien psychologique spécialisé et d’un accompagnement de proximité aide à traverser la frustration et à alléger la charge émotionnelle pour aborder les étapes suivantes avec plus de force.

Conclusion

Un échec de FIV n’est pas une fin, mais une opportunité pour approfondir le processus reproductif et ajuster la stratégie avec davantage de connaissances. Avec une évaluation structurée, une approche personnalisée et une équipe spécialisée, il est possible de réorienter le traitement et d’avancer vers un nouvel essai avec plus de clarté et de confiance.

Un cycle de FIV débute toujours avec l’espoir d’obtenir une grossesse. C’est pourquoi, lorsque le processus n’évolue pas comme prévu, il est fréquent que surgissent des doutes, de l’inquiétude et le besoin de comprendre ce...

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16.09.25

Symptômes après transfert embryonnaire : on fait le point

Les symptômes après transfert embryonnaire sont la première chose que l’on scrute durant les 14 jours d’attente. Chaque tiraillement, chaque perte, chaque sensation devient un message que l’on tente d’interpréter. Tu passes ton temps à écouter ton corps, à espérer qu’il t’envoie un signe positif… ou à craindre le pire.

Cet article a pour but de t’aider à comprendre ce qui se passe en toi, démêler ce qui est normal, ce qui mérite vigilance, et te donner des outils pour traverser cette période sans y laisser toutes tes plumes.

 

Où en est mon cycle avant un transfert embryonnaire J3 ou J5 ?

L’objectif des médecins est de trouver la fenêtre d’implantation la plus optimale pour transférer ton embryon. L’embryon est replacé au moment qui correspond le mieux à son stade de développement afin d’obtenir une parfaite synchronisation entre ton endomètre, tes hormones et l’embryon.

  • Transfert J3 : l’embryon a trois jours de développement, il se trouve encore au stade de clivage (6 à 8 cellules). Il devra atteindre le stade de blastocyste dans ton utérus avant de pouvoir s’implanter. La nidation se produit donc un peu plus tard, souvent autour de J6 à J10 post-fécondation.
  • Transfert J5 : l’embryon est au stade de blastocyste, le plus avancé avant l’éclosion et l’implantation. Dans ce cas, l’accroche peut avoir lieu très rapidement, parfois dès le lendemain du transfert.

💡 À retenir : que tu aies un J3 ou un J5, ton corps a été préparé (par stimulation et par progestérone ou même de façon naturelle) pour accueillir cet embryon au moment le plus propice. Ce qui compte, c’est l’harmonie entre embryon et endomètre, pas le jour exact du transfert.

🔍 Qu’est-ce qu’un blastocyste ?

Un blastocyste est un embryon âgé de 5 à 6 jours, qui contient déjà plusieurs dizaines de cellules organisées :

  • La masse cellulaire interne (qui donnera le fœtus)
  • Le trophoblaste (qui formera le placenta)
  • Une cavité remplie de liquide (blastocèle)

C’est le stade juste avant l’implantation.

 

Symptômes après transfert embryonnaire : le développement de l’embryon

Pendant que tu attends, ton embryon, lui, travaille dur.
Voici ce qui se passe dans ton corps durant ces jours si précieux :

  • J+1 à J+2 après transfert (si J3) : l’embryon poursuit ses divisions cellulaires pour atteindre le stade de blastocyste.
  • J+3 à J+5 : le blastocyste “éclot” de sa membrane protectrice et commence à s’attacher à l’endomètre.
  • J+6 à J+10 : la nidation se met en place, les échanges biologiques avec ton corps débutent et la production d’HCG (l’hormone détectée par la prise de sang) commence.

💙 Visualise-le comme un petit voyageur : il s’installe, déballe ses affaires et se connecte à ton univers.

 

Symptômes après transfert embryonnaire : lesquels sont fréquents ?

Certaines femmes ressentent :

  • De légers tiraillements ou des douleurs dans le bas-ventre
  • Des pertes très légères, marron ou rosées (saignement d’implantation)
  • Une fatigue inhabituelle

Mais voici ce que l’on oublie souvent de dire :
Ne rien ressentir est tout aussi normal.
L’absence de symptômes n’est pas un signe d’échec. Beaucoup de grossesses démarrent dans un silence total.

 

Symptômes liés à la progestérone

La progestérone, prescrite après un transfert, prépare ton endomètre mais peut aussi provoquer :

  • Seins douloureux ou gonflés
  • Fatigue, somnolence
  • Ballonnements
  • Légères nausées
  • Sautes d’humeur

Ces symptômes après transfert embryonnaire sont fréquents et peuvent imiter ceux d’un début de grossesse, ce qui peut rendre cette attente psychologiquement difficile.

 

Comment faire la différence entre nidation et symptômes liés à la progestérone ?

La vérité ? Tu ne peux pas vraiment.
Les symptômes de nidation, les effets de la progestérone et même les signes prémenstruels se ressemblent énormément. La seule réponse fiable reste la prise de sang (bêta-HCG), à la date donnée par ton centre.

Que se passe-t-il après la nidation ?

Une fois implanté, l’embryon commence à produire de l’HCG, l’hormone détectée lors de la prise de sang. Cette hormone aide à maintenir la production de progestérone et à stabiliser l’endomètre pour soutenir la grossesse.

Et si la nidation ne se fait pas ?

Si l’embryon ne parvient pas à s’accrocher, il est naturellement évacué, souvent sans même provoquer de règles différentes d’un cycle habituel. Cela ne veut pas dire que ton corps a “échoué” : il peut simplement s’agir d’un problème génétique de l’embryon ou d’un facteur aléatoire n’ayant pas permis la nidation.

Quand faut-il s’inquiéter ?

  • Douleurs intenses, inhabituelles
  • Saignements rouges abondants
  • Fièvre

Dans ces cas, contacte ton centre ou rend toi directement aux urgences.
Un léger spotting ou des tiraillements modérés ne sont pas alarmants. La cavité utérine peut évacuer du vieux sang.

symptômes fréquents post transfert embryonnaire

Comment tenir jusqu’à la prise de sang

Cette attente est une véritable épreuve émotionnelle.
Quelques pistes :

  • Crée un rituel quotidien : respiration, méditation, écriture.
  • Occupe ton esprit : lecture, balades, activités créatives.
  • Entoure-toi de soutien : amis de confiance, communauté PMA, cercle de parole, thérapeute.

💙 Chaque jour de patience est déjà une victoire.

Questions fréquentes sur les symptômes après transfert embryonnaire

  • Puis-je avoir zéro symptôme et être enceinte ?
    Oui, c’est fréquent.
  • Les douleurs de règles sont-elles un mauvais signe ?
    Non, elles peuvent être liées à la préparation de l’utérus.
  • Quand faire un test urinaire fiable ?
    Après J12-J14 post-transfert pour éviter un faux négatif.
  • Les pertes marron veulent-elles dire que c’est perdu ?
    Pas du tout, elles peuvent être liées à la nidation.

En conclusion

Ces 14 jours d’attente sont une traversée physique et émotionnelle.
Tu peux te sentir épuisée, en colère, ou complètement vide – et tout cela est normal.

💌 Si cette attente est trop lourde, sache que tu n’es pas seule. Dans la communauté Odyssée Fertile, nous vivons ces jours ensemble, avec bienveillance et sans jugement.

 

Les symptômes après transfert embryonnaire sont la première chose que l’on scrute durant les 14 jours d’attente. Chaque tiraillement, chaque perte, chaque sensation devient un message que l’on tente d’interpréter. Tu passe...

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19.12.24

Comment les carences en vitamine D impactent la fertilité chez l'homme et la femme ?

La vitamine D, souvent appelée « vitamine du soleil », joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions de l'organisme, y compris la santé reproductive. Malheureusement, les carences en vitamine D sont courantes et peuvent avoir des conséquences significatives sur la fertilité, tant chez les hommes que chez les femmes. Chez Imane Harmonie, nous sommes engagés à accompagner les femmes et, notamment celles atteintes de troubles hormonaux comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), en leur proposant des solutions adaptées et des compléments alimentaires spécialisés qui répondent à leurs besoins spécifiques.

Qu'est-ce que la vitamine D et pourquoi est-elle importante ?

La vitamine D est une vitamine liposoluble qui contribue à la régulation du calcium et du phosphore, à la santé osseuse et au fonctionnement optimal du système immunitaire. Cependant, son rôle ne s'arrête pas là : elle influence également les hormones et les processus biologiques essentiels à la reproduction. Elle agit comme un modulateur hormonal, jouant un rôle clé dans l'équilibre des systèmes endocriniens et reproductifs.

Les carences en vitamine D : un phénomène courant

De nombreuses personnes souffrent de carences en vitamine D en raison d'une exposition insuffisante au soleil, d'un régime alimentaire pauvre en vitamine D ou de conditions médicales affectant son absorption. Cette carence peut perturber plusieurs fonctions biologiques, y compris celles liées à la fertilité. En Europe, on estime qu'environ 40 % de la population présente un déficit en vitamine D, avec des taux encore plus élevés chez les femmes en âge de procréer.

Les effets des carences en vitamine D sur la fertilité féminine

Chez les femmes, une carence en vitamine D peut affecter directement l'ovulation, la qualité des ovocytes et l'implantation de l'embryon. Plusieurs études ont mis en évidence un lien entre les niveaux de vitamine D et des troubles comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une des premières causes d'infertilité.

Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) :

La vitamine D joue un rôle clé dans la régulation de l'insuline et des hormones sexuelles. Les femmes souffrant de SOPK présentent souvent des niveaux inférieurs de vitamine D, ce qui peut aggraver les irrégularités menstruelles et réduire les chances de conception. Une étude publiée dans Fertility and Sterility (2011) a montré qu'une supplémentation en vitamine D pouvait améliorer la sensibilité à l'insuline et favoriser un meilleur équilibre hormonal chez ces patientes.

condation in vitro (FIV) :

Des recherches montrent également que des niveaux optimaux de vitamine D augmentent les taux de succès des traitements de FIV. La vitamine D pourrait améliorer la réceptivité de l'endomètre, une étape cruciale pour l'implantation de l'embryon. Une étude menée par Rudick et al. (2012) a révélé que les femmes ayant des niveaux adéquats de vitamine D avaient jusqu'à 33 % plus de chances de réussite lors d'une FIV.

Risque accru de complications :

Les carences en vitamine D chez les femmes enceintes sont également associées à un risque accru de complications, telles que la pré-éclampsie, le diabète gestationnel et un faible poids de naissance. Une méta-analyse publiée dans The BMJ (2017) a confirmé ces liens, soulignant l'importance d'un statut adéquat en vitamine D avant et pendant la grossesse.

Les effets des carences en vitamine D sur la fertilité masculine

Chez les hommes, la vitamine D joue un rôle essentiel dans la production de spermatozoïdes et la qualité du sperme. Les recherches montrent que des niveaux insuffisants de vitamine D peuvent conduire à :

  • Une réduction de la concentration des spermatozoïdes : Les carences en vitamine D peuvent entraîner une diminution du nombre de spermatozoïdes.
  • Une baisse de la mobilité des spermatozoïdes : La vitamine D aide à activer les spermatozoïdes, leur permettant de se déplacer efficacement vers l'ovule. Une étude publiée dans Human Reproduction (2011) a montré que la mobilité des spermatozoïdes était significativement meilleure chez les hommes ayant des taux suffisants de vitamine D.
  • Une augmentation du stress oxydatif : Les niveaux bas de vitamine D sont associés à un stress oxydatif accru, qui peut endommager l'ADN des spermatozoïdes.

Une étude danoise de 2010 a révélé que les hommes ayant des taux de vitamine D dans la plage normale présentaient une meilleure morphologie des spermatozoïdes et une capacité accrue à féconder un ovule. Cela souligne l'importance de cette vitamine dans l'amélioration de la fertilité masculine.

Pourquoi les carences en vitamine D sont-elles si fréquentes ?

Les carences en vitamine D sont souvent dues à plusieurs facteurs combinés :

  1. Manque d'exposition au soleil : Les modes de vie modernes, avec de longues heures passées en intérieur, réduisent considérablement l'exposition aux rayons UV nécessaires à la synthèse de la vitamine D par la peau.
  2. Alimentation inadéquate : Peu d'aliments contiennent naturellement de la vitamine D, et les régimes pauvres en poissons gras ou en produits enrichis augmentent le risque de carence.
  3. Conditions de santé : Certaines maladies, comme les troubles digestifs ou l'obésité, peuvent altérer l'absorption ou le métabolisme de la vitamine D.

Comment optimiser les niveaux de vitamine D ?

Pour prévenir ou corriger une carence en vitamine D, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :

  1. Exposition au soleil : Une exposition régulière et modérée au soleil permet à l'organisme de produire de la vitamine D naturellement. Cependant, dans les régions où l'ensoleillement est faible, cela peut ne pas suffire.
  2. Régime alimentaire : Consommer des aliments riches en vitamine D, comme les poissons gras (saumon, maquereau), les œufs et les produits enrichis.
  3. Supplémentation : Les compléments alimentaires, tels que Rising D3, offrent une solution efficace pour combler les carences en vitamine D. Grâce à sa formule d'origine végétale et ses doses adaptées, Rising D3 est idéal pour les femmes atteintes de SOPK, celles en projet de grossesse ou simplement désireuses d'améliorer leur santé

Les carences en vitamine D peuvent avoir un impact significatif sur la fertilité, en influençant la qualité des ovocytes, la réceptivité de l'endomètre et la santé des spermatozoïdes. Pour les couples cherchant à concevoir, assurer des niveaux optimaux de vitamine D est une étape essentielle.

Chez Imane Harmonie, nous sommes fiers de proposer des solutions adaptées pour aider les femmes à retrouver un équilibre hormonal et améliorer leurs chances de conception. Grâce à nos consultations en naturopathie et à nos compléments alimentaires de qualité, notamment Rising D3, nous offrons une approche globale et innovante pour répondre aux défis de la fertilité. Parce que la santé reproductive commence par des bases solides, ne sous-estimez pas l'importance de la vitamine D pour votre bien-être et votre projet parental.

La vitamine D, souvent appelée « vitamine du soleil », joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions de l'organisme, y compris la santé reproductive. Malheureusement, les carences en vitamine D sont courantes et peuv...

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10.12.24

PMA : 10 questions fréquentes que vous n’osez pas poser

Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) peut soulever de nombreuses questions et inquiétudes. Certaines sont souvent posées aux spécialistes, tandis que d’autres restent taboues ou jugées trop personnelles. Cet article répond aux questions fréquentes sur la PMA, pour vous apporter des réponses concrètes et rassurantes.

Quels sont les taux de réussite en PMA ?

Les taux de réussite en PMA dépendent de nombreux facteurs :

  • Âge.
  • Qualité des ovocytes et des spermatozoïdes.
  • Pathologies éventuelles.

En moyenne :

  • FIV : Environ 25 à 30 % de réussite par tentative.
  • Insémination artificielle : 10 à 15 % par cycle.

Avec des protocoles personnalisés et un suivi adapté, ces chiffres peuvent augmenter.

Combien de temps dure un parcours PMA ?

La durée d’un parcours PMA varie en fonction des protocoles et des résultats :

  • Une stimulation ovarienne dure généralement 10 à 14 jours.
  • Une tentative de FIV (de la stimulation au transfert) prend environ 1 mois.
  • Le parcours global peut durer plusieurs mois, voire des années, en cas d’échecs ou de multiples tentatives.

Est-ce que les traitements hormonaux vont me faire changer ?

Les traitements hormonaux en PMA peuvent entraîner des effets secondaires, comme :

  • Sautes d’humeur.
  • Fatigue accrue.
  • Gonflements.

Ces effets sont souvent transitoires et disparaissent à l’arrêt des traitements. Il est essentiel de rester à l’écoute de votre corps et de consulter votre médecin en cas de doute.

Comment gérer l’attente après un transfert ?

La période entre le transfert d’embryon et le test sanguin est souvent perçue comme interminable. Voici quelques conseils pour mieux gérer cette attente après un transfert :

    • Adoptez une routine apaisante : yoga, méditation, marche douce.
    • Occupez votre esprit : prévoyez un programme réconfortant durant ces deux semaines : activités créatives, films, livres, théâtre, voir des amis...
    • Autorisez vous à ressentir : il est normal de passer par des hauts et des bas.

Est-ce que la PMA peut impacter ma santé à long terme ?

Les traitements hormonaux en PMA peuvent avoir des effets secondaires à court terme, comme :

  • Fatigue.
  • Variations d’humeur.

À long terme, aucune étude sérieuse n’a démontré de risques majeurs pour la santé liés à la PMA. Un suivi médical régulier reste recommandé.

Est-ce que le stress peut réduire mes chances de tomber enceinte ?

Le stress en PMA n’est pas une cause directe d’infertilité, mais il peut affecter votre bien-être global et, par extension, vos chances de réussite. Pour mieux le gérer :

  • Intégrez des moments de détente dans votre quotidien.
  • Faites-vous accompagner par un professionnel si nécessaire.

Comment préserver mon couple dans ce parcours PMA?

La PMA peut mettre le couple à l’épreuve. Voici quelques conseils pour préserver votre relation :

  • Communiquez : partagez vos émotions et vos ressentis avec votre partenaire.
  • Prenez des moments à deux : sortez de la routine médicale pour vous recentrer sur votre relation.
  • Soyez indulgents : ce parcours est exigeant pour chacun.

Dois-je changer mon alimentation ou prendre des compléments alimentaires ?

Adopter une alimentation équilibrée et considérer certains compléments alimentaires peut optimiser vos chances. Consultez un professionnel (médecin ou naturopathe) pour établir un protocole adapté à vos besoins à partir de votre bilan de fertilité.

Que faire après un échec en PMA ?

Les échecs en PMA sont fréquents, mais ils ne signifient pas que tout est perdu. Après une tentative infructueuse :

  • Un bilan complet est réalisé pour ajuster le protocole.
  • Les spécialistes peuvent proposer des solutions alternatives (don d’ovocytes, techniques complémentaires).

Comment savoir quand arrêter mon parcours PMA?

Décider d’arrêter un parcours PMA est une décision profondément personnelle. Posez-vous ces questions :

  • Ai-je exploré toutes les options disponibles ?
  • Est-ce que ce parcours me coûte trop émotionnellement ?
  • Suis-je prête à envisager d’autres projets de vie ?

Prendre cette décision ne signifie pas un échec, mais un choix courageux pour préserver votre bien-être.

Le parcours PMA est unique à chaque femme, mais les doutes et les émotions sont souvent partagés. Si vous ressentez le besoin de soutien, n’hésitez pas à chercher des espaces d’écoute bienveillants ou à vous entourer de professionnels capables de vous accompagner. Vous êtes plus forte que vous ne le pensez, et chaque étape vous rapproche un peu plus de votre projet.

Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) peut soulever de nombreuses questions et inquiétudes. Certaines sont souvent posées aux spécialistes, tandis que d’autres restent taboues ou jugées tr...

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10.12.24

Bilan de fertilité : pourquoi et comment bien se préparer ?

Le bilan de fertilité est une étape essentielle pour comprendre et optimiser ses chances de concevoir un enfant. Il permet d’identifier les causes potentielles d’infertilité et de proposer un accompagnement médical adapté. Que vous soyez en préconception ou dans le cadre d’une PMA (procréation médicalement assistée), voici tout ce que vous devez savoir pour aborder sereinement ce bilan.

Pourquoi réaliser un bilan de fertilité ?

Le bilan de fertilité permet d’évaluer la santé reproductive de l’homme et de la femme. Il aide à comprendre les causes des difficultés à concevoir, d'agir rapidement face à des facteurs influençant la fertilité, et de personnaliser son parcours médical ou naturel pour maximiser ses chances. C’est le point de départ lorsque vous vous tournez vers un médecin spécialisé en fertilité.

Ce bilan vous permet de :

Comprendre votre situation

Le bilan de fertilité permet de comprendre les difficultés à concevoir, car l’infertilité peut concerner autant les hommes que les femmes. En France, 1 couple sur 6 rencontres des difficultés à concevoir, et le bilan est la première étape pour identifier la cause.

Agir rapidement

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a compris, on peut agir. Réaliser un bilan permet de ne pas perdre de temps et d’envisager des solutions médicales adaptées si nécessaire. Il vous oriente vers la solution la plus adéquate en fonction de ce que révèlera ce bilan, pour mettre toutes les chances de votre côté.

Personnaliser son parcours

Les résultats du bilan de fertilité guident les choix médicaux, qu’il s’agisse de traitements, de complémentation ou d’accompagnement en PMA. Vous aurez aussi des clés pour agir par vous-même, en vous faisant accompagner par une naturopathe par exemple, en adaptant vos protocoles de compléments alimentaires en fonction de votre situation. Souvent redouté, ce bilan est pourtant un grand pas en avant pour améliorer vos chances de conception.

Quels sont les bilans et examens exploratoires ?

Plusieurs examens et bilans sanguins peuvent être prescrits afin d'évaluer et réaliser un diagnostic de votre fertilité.

Le bilan de fertilité pour la femme

Les examens exploratoires comprennent des examens de bases, les plus courant, et des examens plus poussés lorsque que le corps médical à besoin de plus d'informations pour poser un diagnostic précis.

Les examens de base

  • Bilan hormonal : Il évalue le fonctionnement des ovaires et la régularité de votre cycle menstruel. Il permet de mettre en évidence votre équilibre hormonal et de réguler un éventuel déséquilibre. Il évalue aussi votre réserve ovarienne.
  • Imagerie médicale : Une échographie pelvienne est réalisé pour observer les ovaires, l’endomètre et l’utérus, et pour relever d’éventuels symptômes ou anomalies.
  • Exploration des trompes : Hystérosalpingographie pour détecter des obstructions ou malformations des trompes de Fallope, qui peuvent empêcher une grossesse naturelle.

La recherche infectieuse

  • Analyse des antécédents et recherche d’infections pouvant impacter la fertilité (ex. : chlamydia).

Les examens plus avancés :

  • La coelioscopie : Aussi appelée laparoscopie, elle est une procédure chirurgicale utilisée pour examiner et traiter les organes de la cavité pelvienne et abdominale. Elle est souvent réalisée dans le cadre d’un bilan de fertilité lorsque des anomalies suspectées ne peuvent pas être détectées avec des examens non invasifs.
  • L'hystéroscopie diagnostic ou chirurgicale : L’hystéroscopie est une technique qui consiste à examiner l’intérieur de l’utérus à l’aide d’une caméra insérée par le col de l’utérus. Elle peut être diagnostique ou chirurgicale. Elle être réalisé pour visualiser la cavité utérine ou traiter les anomalies détectées.

Pour l’homme

Après avoir exploré les examens destinés aux femmes, intéressons-nous maintenant aux bilans spécifiques pour les hommes, essentiels pour compléter une évaluation globale de la fertilité du couple.

Analyse du sperme

  • Spermogramme : Il permet d’évaluer la qualité, la morphologie, la quantité et la mobilité des spermatozoïdes.
  • Test de migration-survie (TMS) : Évaluer la capacité des spermatozoïdes à migrer et à survivre dans un milieu simulant les conditions naturelles.

Examens complémentaires

  • Échographie testiculaire : Cet examen permet de rechercher s’il y a une varicocèle ou d’obstruction.
  • Bilan hormonal : Pour vérifier les niveaux de testostérone et d’autres hormones liées à la spermatogenèse.

Maintenant que nous avons vu quels sont les principaux examens réalisés lors du bilan de fertilité, nous allons voir comment s'y préparer.

Comment se préparer au bilan de fertilité ?

Cette phase exploratoire est importante et nécessite de s'y préparer du mieux possible pour avancer sereinement dans son projet bébé. Voici quelques recommandations si vous êtes à cette étape de votre parcours de préconception.

Pour la femme

  • Planifiez vos rendez-vous : Votre médecin vous prescrira des examens en fonction des jours de votre cycle (pour obtenir des taux fiables et précis de vos hormones ou avoir une meilleure visibilité en imagerie). Calculer vos cycles peut être utile pour anticiper le calendrier et les prochaines échéances. Cela peut apaiser un peu la charge mentale.
  • Préparez vos questions pour votre médecin : Lors du rendez-vous, il n’est pas rare que, prise par le temps, la pression ou le stress, que l’on oublie de poser des questions importantes. Préparer sa liste de questions à poser en amont du rendez-vous médical est une bonne technique pour ne rien oublier et ressortir avec tous les éléments dont on a besoin. Et n’oubliez pas, il n’y a pas de question bête. C’est votre parcours et votre corps, alors autorisez vous à questionner autant que nécessaire.
  • Préserver vos ressources et votre énergie : Le parcours de préconception, c’est un peu comme une course à pied. Il ne faut pas partir trop vite pour avoir de l’énergie pour atteindre la lignée d’arrivée. Alors on se préserve, on s’économise pour les prochaines étapes. Prenez soin de vous et rechargez vos réserves avec ce qui vous fait du bien.

Pour l’homme

  • Respectez une abstinence de 2 à 7 jours avant le spermogramme : C’est essentiel pour garantir la fiabilité des examens.
  • Maintenez une bonne hygiène de vie et évitez les facteurs de stress : Vous aussi, vous avez un rôle important à jouer dans ce projet bébé. Veillez à votre alimentation, votre sommeil et votre activité sportive. Cela soutiendra aussi votre partenaire dans ces étapes.
  • Exprimez vos ressentis : Vous avez aussi le droit d’être stressé, d’avoir des questions, ou d’être anxieux. Trouvez des espaces pour libérer vos émotions et faites-vous aider si vous en ressentez le besoin.

Conseils pour mieux vivre cette étape

Passer le cap de la consultation spécialisée et du bilan de fertilité, n'est pas toujours simple psychologiquement. Cela nous renvoie au début de la médicalisation de notre parcours de préconception et ce n'est pas vraiment ce dont on avait rêvé ou imaginé. Alors voici quelques conseils pour mieux vivre l'attente et ce parcours de préconception.

Gérez vos émotions

  • Acceptez vos ressentis : Le bilan de fertilité peut être une étape stressante ou chargée d’émotions, notamment à l’approche du diagnostic. Prenez le temps d’accueillir ce qui vient et de vous faire accompagner si la charge émotionnelle est trop importante.
  • Exprimez-vous : Partagez vos doutes ou inquiétudes avec un professionnel, un proche ou dans un groupe de soutien. Trouver un espace d’écoute est essentiel pour avancer plus sereinement. Tout ce qui n’est pas extériorisé est rangé quelque part en vous (découvrez odyssée fertile, un accompagnement holistique pendant votre parcours pma)
  • Restez unis : Si vous êtes en couple, soutenez vous mutuellement. Cette étape est un chemin que vous parcourez ensemble. Prenez du temps à deux, ce projet bébé est avant tout votre histoire d’amour. Si vous vivez ce parcours en solo, trouvez une personne ressource ou un espace (proche, amis, famille, groupe d’entraide) pour partager ce que vous traversez. Vous n’êtes pas seule !

Mettez votre énergie au bon endroit

  • « Lâchez prise » : Fameux concept que l’on met partout mais qui a du sens lorsque que on l’utilise à bon escient. Lâcher prise c’est arrêter de vouloir maîtriser ce qui ne peut pas l’être. Concentrez votre énergie sur ce que vous pouvez contrôler et acceptez de ne pas tout maîtriser. Vous faites de votre mieux chaque jour et, si vous allez bien, le reste suivra.
  • Créez des espaces de détente : Pratiquez des activités relaxantes comme la méditation, la respiration ou le yoga. Accordez-vous des moments de pause pour éviter la surcharge émotionnelle.
  • Continuez à vivre : Ce parcours est exigeant, mais vous avez le droit de profiter de la vie, car la vie c’est maintenant avant tout. Prenez le temps de souffler, de vous accorder du temps seule ou à deux, et de vous faire plaisir.

Trouvez du soutien

  • Rejoignez des groupes dédiés : Échanger dans un cadre bienveillant avec des personnes qui vivent les mêmes étapes que vous peut être d’une grande aide. On ne se sent jamais autant comprise lorsque quelqu’un en face à vécu les mêmes choses que nous [pour en savoir plus sur le groupe de soutien].
  • Consultez un thérapeute spécialisé en pma : Si le stress ou l’anxiété deviennent trop importants, un thérapeute peut vous aider à vous préparer, vous réconcilier avec vos émotions et vous décharger pour avancer sereinement dans votre projet de maternité.

Le bilan de fertilité est une étape clé pour comprendre sa fertilité et avancer vers son projet bébé. Avec une bonne préparation et un accompagnement bienveillant, cette démarche vous rapproche de votre objectif parental.

Le bilan de fertilité est une étape essentielle pour comprendre et optimiser ses chances de concevoir un enfant. Il permet d’identifier les causes potentielles d’infertilité et de proposer un accom...

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24.10.24

Tomber enceinte avec la PMA : quelles chances de succès ?

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) est unique pour chaque couple ou individu, et le temps nécessaire pour tomber enceinte avec la PMA peut varier en fonction de plusieurs facteurs. L'âge de la femme, la cause de l'infertilité, la méthode de PMA utilisée (comme l'insémination artificielle, la FIV ou l'ICSI) et la réponse individuelle aux traitements influencent tous la durée avant d'obtenir une grossesse. Voici un aperçu des éléments clés qui impactent ce délai.

1. Les différentes techniques pour tomber enceinte avec la PMA

Les méthodes de PMA sont variées, chacune ayant des résultats différents en termes de durée et de taux de succès.

  • Insémination artificielle (IA) : Cette technique consiste à introduire des spermatozoïdes directement dans l'utérus au moment de l'ovulation. Cela maximise les chances de conception en rapprochant le spermatozoïde de l'ovule. L'IA est généralement l'une des premières options proposées aux couples ayant des problèmes d'infertilité légère. La procédure est simple et moins invasive que d'autres méthodes de PMA, souvent effectuée en ambulatoire.
  • Fécondation in vitro (FIV) : La FIV est un processus plus complexe. Il commence par une stimulation ovarienne pour obtenir plusieurs ovules, suivie d'une collecte des ovules par une procédure chirurgicale mineure. Les ovules sont ensuite fécondés en laboratoire avec les spermatozoïdes, et les embryons formés sont cultivés avant d'être transférés dans l'utérus. Ce processus peut inclure des étapes supplémentaires comme le choix d'embryons de meilleure qualité pour le transfert ou la congélation des embryons excédentaires pour de futures tentatives.
  • ICSI (Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïde) : L'ICSI est une technique spécialisée souvent utilisée lorsque l'infertilité masculine est un facteur. Au lieu de féconder les ovules dans un environnement de culture, un spermatozoïde est injecté directement dans un ovule. Cette méthode améliore les chances de fécondation pour les couples dont les spermatozoïdes présentent des anomalies ou en faible quantité. L'ICSI est souvent intégrée dans un cycle de FIV.

Pour en savoir plus sur la différence entre FIV et Insémination artificielle 

2. Quelles sont mes chances de tomber enceinte avec la PMA ?

Les taux de succès de la PMA dépendent largement de la technique utilisée, de l'âge de la femme et de la cause de l'infertilité :

  • Insémination artificielle : Taux de succès de 10 à 15 % par cycle. Après plusieurs cycles, environ 60 % des femmes parviennent à concevoir avec cette méthode.
  • FIV : Les chances de succès varient selon l'âge. En moyenne, 41 % des couples obtiennent une naissance vivante grâce aux traitements de FIV, ce chiffre prenant en compte les naissances résultant de plusieurs cycles. Les femmes de moins de 35 ans ont un taux de réussite d'environ 40 % par cycle, tandis que ce taux chute à environ 20 % pour celles de plus de 40 ans.
  • ICSI : Les taux de réussite sont comparables à ceux de la FIV, variant de 25 à 30 %.

Il est important de noter que les chances de tomber enceinte avec la PMA augmentent avec le nombre de cycles et un suivi médical attentif. Les études indiquent qu'environ 70 % des couples réussissent à réaliser leur projet parental, que ce soit par la PMA, une conception naturelle ou l'adoption.

Pour en savoir plus sur les échecs de fiv 

3. Facteurs influençant la durée avant une grossesse

Plusieurs facteurs influencent le temps nécessaire pour concevoir avec la PMA :

  • Âge de la femme : L'âge est l'un des facteurs les plus déterminants. Les femmes de moins de 35 ans ont des chances de concevoir plus rapidement, tandis que celles de plus de 40 ans peuvent nécessiter plus de temps et plusieurs cycles.
  • Cause de l'infertilité : Certaines causes, comme des troubles légers de l'ovulation, peuvent être traitées plus rapidement, tandis que des cas plus complexes nécessitent des traitements plus longs.
  • Qualité des ovules et des spermatozoïdes : La qualité des gamètes est essentielle pour la conception. Une bonne réserve ovarienne et des spermatozoïdes de qualité augmentent les chances de succès.
  • Suivi médical : Un bon suivi et des ajustements des traitements peuvent réduire le temps nécessaire pour tomber enceinte avec la PMA.

4. Préparer son corps pour maximiser les chances

La préparation physique et mentale est cruciale pour optimiser les chances de succès en PMA [découvrez les 6 réflexes à adopter lorsqu'on se lance dans un projet bébé] sur Voici quelques conseils:

  • Alimentation équilibrée : Une alimentation riche en nutriments favorables à la fertilité peut améliorer la santé reproductive. Une supplémentation en oméga-3, vitamine D et vitamine B9 sont des bons réflexes à adopter.
  • Gestion du stress : Techniques de relaxation comme la méditation ou le yoga peuvent aider à diminuer le stress, qui peut affecter la fertilité.
  • Activité physique modérée : L'exercice régulier peut contribuer à maintenir un corps sain, ce qui améliore les chances de conception.
  • Arrêt du tabac et de l'alcool : Éliminer ces toxines peut améliorer la qualité des gamètes.

Conclusion

Le temps nécessaire pour tomber enceinte avec la PMA dépend de nombreux facteurs, notamment la technique utilisée, l'âge et l'état de santé du couple. Une bonne préparation physique et mentale est également essentielle pour maximiser vos chances de succès tout au long du parcours PMA.

Sources :

Assistance médicale à la procréation (AMP) · Inserm, La science pour la santé

Quelles sont les chances d'avoir un enfant durant ou après une prise en charge pour FIV ? Une enquête de cohorte rétrospective en France. Numéro thématique. Assistance médicale à la procréation

Agence de la biomédecine - rapport médical et scientifique

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) est unique pour chaque couple ou individu, et le temps nécessaire pour tomber enceinte avec la PMA peut varier en fonction de plusieu...

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17.10.24

Soutien psychologique en PMA : pourquoi est-ce essentiel ?

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) peut être un chemin complexe, à la fois sur le plan médical et émotionnel. Les épreuves émotionnelles, le stress et les attentes peuvent perturber le bien-être mental, rendant le recours à un soutien psychologique crucial. En tant que thérapeute spécialisée en PMA et praticienne NMO-EMDR, j’accompagne les femmes pour surmonter les défis émotionnels, débloquer les résistances inconscientes et cheminer vers la maternité avec plus de sérénité. Je vous explique ici pourquoi un soutien psychologique en PMA est essentiel.

Pourquoi le soutien psychologique en PMA est crucial pour surmonter les blocages émotionnels

Il peut parfois être difficile de prendre soin de sa santé mentale, car ce domaine reste encore entouré de préjugés, même si les mentalités évoluent. Pourtant, lorsque le mental est en harmonie, le corps peut accomplir bien plus qu’on ne l’imagine. C’est pourquoi un soutien psychologique est essentiel dans ton parcours PMA : il permet de renforcer cette équilibre pour traverser les étapes du désir d'enfant.

Apprendre à accepter les émotions positives et négatives pendant la PMA

La PMA est jalonnée de hauts et de bas, et il est essentiel d'apprendre à accepter ces émotions pour maintenir un équilibre psychologique. Les épreuves du parcours PMA peuvent amener à douter de soi et générer du stress chronique, ce qui nuit à la fois à la santé mentale et à la capacité de conception. Avoir des espaces pour décharger émotionnellement le trop-plein d’émotions est important pour évacuer le stress généré par les étapes du parcours et préserver la confiance en soi et en son corps. Une aide extérieure pourra aussi vous aider à traverser ces émotions, même les plus dures, pour éviter de créer des blocages en tentant de les refouler et en les gardant pour vous.

Comment surmonter l’échec en PMA grâce au soutien psychologique en pma

Les échecs, comme une FIV infructueuse ou une grossesse arrêtée, laissent des traces émotionnelles qui peuvent entraver la suite du parcours. Une étude a montré que le stress associé aux échecs de PMA peut réduire les chances de conception jusqu'à 40 %. La thérapie NMO-EMDR aide à traiter les émotions liées à ces échecs, permettant ainsi de réduire leur impact sur la santé mentale. Par exemple, une patiente que j'ai accompagnée souffrait d'une anxiété intense à l'approche de chaque ponction ovarienne. Grâce à la NMO-EMDR, elle a pu revisiter ses souvenirs douloureux et diminuer significativement son anxiété.

Sources : Infertilité · Inserm, La science pour la santé

L’importance de célébrer les petites victoires dans le parcours PMA

Il est souvent difficile de se réjouir des petites victoires durant la PMA, par crainte de revivre une déception. En thérapie, nous travaillons à reconnaître ces moments de réussite, qu'il s'agisse d'une bonne réponse aux traitements ou d'une amélioration du bien-être général. Célébrer ces étapes renforce la résilience émotionnelle et permet de remplir le réservoir émotionnel de positif. Cette étape est essentielle pour remplir son réservoir d’ondes positives, et avancer sereinement et plus en confiance vers l’avenir.

Débloquer les obstacles émotionnels pour avancer sereinement vers la maternité

Les blocages émotionnels et les croyances limitantes peuvent créer des obstacles invisibles, mais réels, à la conception. Il est donc crucial de les identifier et de les dénouer pour avancer sereinement, grâce à un soutien psychologique spécialisé.

Déjouer les croyances limitantes et l'inconscient en PMA avec la NMO-EMDR

Les croyances telles que "Je ne serai jamais une bonne mère" ou "Mon corps ne fonctionne pas correctement" peuvent induire un stress latent qui agit comme une barrière émotionnelle. La NMO-EMDR est particulièrement efficace pour déprogrammer ces croyances limitantes en modifiant la perception des événements traumatiques. Par exemple, l'histoire d'une patiente ayant perdu un enfant dans le passé peut inconsciemment bloquer sa progression en PMA, en ravivant une peur de l’échec.

Source : Vos croyances limitantes vous emprisonnent - Psychologue.net

Réaligner tête, cœur et corps pour trouver l'équilibre

Les traitements médicaux intensifs de la PMA peuvent dissocier le mental (tête), les émotions (cœur) et le corps. Une de mes clientes n’était pas en confiance avec son protocole médical et n’avait pas envie de commencer. Pour autant, sa raison (sa tête) lui disait d’y aller alors qu’elle était animée par de la colère et un sentiment d’incompréhension (son cœur). L’anxiété était latente car elle n’était pas alignée avec ce qu’elle faisait. En explorant le volet émotionnel, en cherchant l’origine de sa colère et ses besoins, nous avons réussi à réaligner son mental et ses émotions pour passer à l’action sereinement (le début du protocole). Les approches intégratives, comme le dessin thérapeutique, permettent de reconnecter ces dimensions. Une autre de mes clientes a exprimé son ressenti en dessinant son parcours PMA, révélant des émotions non exprimées liées aux échecs passés, ce qui a favorisé un réalignement intérieur.

Se projeter positivement vers l’avenir en gardant l’espoir dans le parcours PMA

Il ne suffit pas de défaire les blocages et de vider son réservoir émotionnel. Il est tout aussi important de maintenir une vision positive pour traverser les épreuves de la PMA.

Techniques pour remplir son réservoir émotionnel de positif

Les techniques de gratitude et de visualisation aident à renforcer l'espoir en ancrant des émotions constructives, même en période d'incertitude. En thérapie, ces pratiques permettent de se reconnecter à des émotions positives et de cultiver une attitude plus sereine. Avec la NMO-EMDR, nous ancrons des pensées positives de soi pour avancer sereinement et garder confiance même en cas de coup dur.

Préserver l’espoir malgré les difficultés rencontrées en PMA

L’espoir peut s'émousser au fil des échecs répétés, mais il est important de le cultiver pour rester motivé. Les recherches montrent que maintenir un état d'esprit positif peut améliorer les chances de conception en réduisant le stress, ce qui est bénéfique pour la fertilité. La NMO-EMDR, en aidant à renforcer les ressources internes, favorise une vision plus optimiste de l’avenir.

Le soutien psychologique en PMA pour préserver son couple et renforcer les liens

La PMA peut mettre à l'épreuve la solidité du couple. Le soutien psychologique permet de préserver la relation en offrant un espace pour libérer la parole, les émotions, et être dans de meilleures conditions pour retrouver son conjoint.

Comment réussir à communiquer efficacement avec son partenaire

Les défis de la PMA peuvent compliquer la communication dans le couple. La thérapie de couple aide à instaurer une communication plus ouverte et à exprimer les émotions de manière constructive, évitant ainsi l'accumulation de non-dits. Entamer une thérapie seule contribue aussi à l’amélioration des relations, à l’expression de ses sentiments et de ses ressentis dans le parcours. Tout est une affaire de système, si je bouge, mon écosystème bouge avec moi. Le travail que vous entreprendrez se répercutera sur votre partenaire de vie.

Maintenir la complicité du couple au-delà des traitements de fertilité

Il est crucial que le couple continue à exister en dehors des traitements médicaux. Je répète souvent à mes clients qu’ils ne sont pas le parcours PMA. Cette épreuve de vie ne les définit pas. Il est important de se reconnecter à ce qui vous unit, à ce qui vous anime ensemble pour ne pas se perdre en route. Là aussi, le soutien psychologique en PMA peut jouer un rôle important.

Ne pas cesser de vivre : se remettre au centre de son parcours

La PMA ne doit pas être le centre unique de votre vie, même s'il est difficile de lutter contre ce phénomène. Il est essentiel de continuer à se recentrer sur soi-même pour ne pas s’oublier, et rester connectée à qui on est. La thérapie brève peut être utile pour vous reconnecter à qui vous êtes vraiment.

Trouver des moments de bonheur et apprécier les plaisirs du présent

Même dans ce parcours difficile, il est possible de trouver des moments de bonheur et de les apprécier pleinement. Cela permet de relâcher la pression. Je dis souvent à mes clientes : la vie, c’est maintenant. Ce parcours PMA peut être long, et beaucoup de femmes et d’hommes sont en apnée durant des mois, voire des années : plus de plaisirs, plus d’activités, de vacances ou de voyages. On s’éteint à petit feu. Recourir à un soutien psychologique en PMA permet de se reconnecter à ce qui vous fait du bien et de garder le cap de la vie que vous souhaitez mener, tout en le conciliant avec votre désir de maternité.

Maîtriser ce que l’on peut contrôler pour lâcher prise en PMA

Le lâcher-prise est un terme à la mode, souvent mal utilisé dans ce parcours de préconception. Lâcher prise, contrairement à ce que l’on dit, ce n’est pas arrêter d’y penser (arrêtez d’essayer, c’est impossible), c’est mettre son énergie au bon endroit. La thérapie aide à distinguer ce qui est sous son contrôle et ce qui ne l’est pas. Cela permet de se concentrer sur des actions bénéfiques pour soi, comme l'amélioration de l'hygiène de vie et la gestion du stress, ou encore ses plaisirs et activités.

Le soutien psychologique en PMA permet de gérer efficacement les émotions intenses qui surgissent tout au long du parcours. Il aide à développer des stratégies pour faire face aux épreuves, préserver la résilience émotionnelle et améliorer le bien-être global. En tant que thérapeute spécialisée, j’utilise des techniques comme la NMO-EMDR pour aider les femmes à surmonter les blocages émotionnels et à favoriser un cheminement serein vers la maternité.

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) peut être un chemin complexe, à la fois sur le plan médical et émotionnel. Les épreuves émotionnelles, le stress et les attentes peuvent perturber le bien-être mental,...

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27.09.24

Surmonter des blocages inconscients liés à la maternité

La maternité est un chemin, et pour certaines femmes, ce parcours peut être semé d'embûches émotionnelles et psychologiques. Des blocages inconscients peuvent freiner la conception ou rendre l'expérience de la maternité plus stressante qu'elle ne le devrait. En tant que thérapeute pma, mon travail d'accompagnement se situe majoritairement à ce niveau avec les femmes que j'accompagne. Dans cet article, nous allons explorer ces blocages inconscients liés à la maternité, des situations vécues et proposer des solutions pour les surmonter.

Qu'est-ce qu'un blocage inconscient ?

Un blocage inconscient est une barrière mentale ou émotionnelle dont on n'a pas toujours conscience. Ces blocages peuvent influencer nos pensées, comportements et émotions de manière subtile mais puissante. Dans le cadre de la maternité, ces blocages peuvent interférer avec la capacité à concevoir ou à vivre sereinement une grossesse. Ils peuvent être le résultat d'expériences passées, de croyances profondes ou de peurs refoulées

Les causes des blocages inconscients liés à la maternité

Ces blocages inconscients peuvent avoir plusieurs sources :

Les croyances limitantes :

Certaines croyances profondément ancrées, souvent héritées de la famille ou de la société, peuvent créer des tensions internes. Des idées telles que "Je ne serai jamais une bonne mère" ou "La maternité n’est pas faite pour moi" peuvent, de manière inconsciente, altérer les chances de concevoir ou de vivre pleinement sa grossesse. Ces pensées contradictoires envoient un message au cerveau qui entre en conflit avec le désir conscient de devenir mère. Cependant, il est important de souligner qu'il n'y a pas de déterminisme face au projet de maternité. Il est tout à fait possible de rencontrer des blocages liés à la maternité, tout en tombant enceinte. Travailler sur ces blocages peut non seulement faciliter le processus, mais aussi permettre de vivre une grossesse et une maternité plus épanouies par la suite.

Les expériences traumatisantes :

Les traumatismes émotionnels, comme une fausse couche ou des expériences négatives dans l'enfance, peuvent également créer des blocages inconscients liés à la maternité. Ces événements laissent des traces profondes dans le subconscient, influençant le désir ou la capacité à devenir mère. J'ai, par exemple, accompagné une femme qui, dans sa jeunesse, avait pris la décision d’avorter. Bien que ce choix ait été mûrement réfléchi et adapté à sa situation à l'époque, elle avait refoulé une grande partie de ses émotions liées à cet événement. Des années plus tard, elle en est venue inconsciemment à croire qu'elle ne méritait pas de devenir mère aujourd'hui. Un autre exemple concerne une jeune femme qui avait perdu sa sœur pendant son enfance. Bien qu’elle ait fait son deuil, la douleur ressentie par sa propre mère face à cette perte s'était inscrite profondément en elle. Confrontée à son propre désir de maternité, cette peur réémergeait, ravivant l’angoisse de faire face à la même souffrance.

La peur de l'inconnu :

Devenir mère implique de s’aventurer dans l’inconnu. La peur de perdre sa liberté, de ne pas être à la hauteur, ou de rencontrer des complications pendant la grossesse peut provoquer un stress latent, créant une barrière invisible. Bien que les tabous autour de la maternité commencent à se dissiper, celle-ci reste souvent idéalisée dans notre société. La crainte de ne pas être capable de concilier tous les aspects de sa vie, ou de regretter sa vie d’avant, est un questionnement légitime auquel de nombreuses femmes sont confrontées. Chaque émotion a sa place dans ce processus. Il est alors intéressant de s’interroger : d'où vient cette peur ? Est-elle fondée, et comment négocier avec les parties de soi qui désirent simultanément devenir mère tout en préservant un espace de liberté ?

La pression sociale et familiale :

Les attentes des autres peuvent également entraîner des blocages inconscients liés à la maternité. Se sentir obligée de répondre à la pression sociale ou familiale d’avoir des enfants, sans y être émotionnellement prête, peut générer un conflit intérieur. La pression de donner le premier petit-enfant à la famille ou celle d’avoir une fille alors que les grands-parents n’ont eu que des fils, peut inconsciemment peser sur le projet de maternité. Ces attentes extérieures créent parfois des résistances invisibles qui freinent ou compliquent le processus de conception.

Comment identifier les blocages inconscients liés à la maternité ?

On me demande souvent : "Comment puis-je savoir si j’ai des blocages inconscients liés à la maternité ?" Il est vrai qu’identifier un blocage inconscient peut être difficile, car il est, par définition, caché dans le subconscient. Toutefois, certains signaux peuvent indiquer la présence de ces blocages. Il s'agit de prendre le temps d'observer votre comportement, vos émotions et vos rêves, qui peuvent tous être des indicateurs précieux. Voici quelques pistes pour vous aider à identifier un éventuel blocage inconscient.

Répétition de schémas

Si vous remarquez que vous êtes confrontée aux mêmes obstacles de manière récurrente dans votre parcours de préconception, cela peut signaler un blocage inconscient. Prenons l’exemple d’une femme que j’ai accompagnée. À chaque étape clé de son parcours PMA, elle se retrouvait dans un schéma de procrastination, repoussant sans cesse ses rendez-vous médicaux ou reportant ses décisions concernant les traitements. Malgré son désir fort de tomber enceinte, un mécanisme interne la poussait toujours à ralentir le processus. En explorant son histoire, nous avons découvert qu’elle avait peur de devenir une mère "absente", comme sa propre mère l’avait été pour elle. Ce schéma répétitif cachait donc une angoisse inconsciente liée à son propre vécu.

Émotions intenses

Les émotions sont de puissants indicateurs de ce qui se passe en nous, même à un niveau inconscient. Si vous ressentez des émotions disproportionnées par rapport à la situation, cela peut révéler la présence d’un blocage. Par exemple, une de mes clientes éprouvait une anxiété démesurée avant chaque ponction, à un point où elle devenait physiquement malade. Après avoir exploré cette réaction, elle s'est rendue compte que cela faisait écho à une peur de l'intrusion et de la perte de contrôle liée à une expérience passée où elle avait ressenti une grande vulnérabilité. Chaque étape médicale ramenait inconsciemment cette ancienne peur à la surface, et ces émotions intenses agissaient comme une barrière dans son parcours de préconception.

Une autre femme que j’ai accompagnée se sentait envahie par une tristesse à l'idée d'assister à des annonces de grossesse dans son entourage. Bien que consciente de son désir d’enfant, cette tristesse révélait un profond sentiment d’injustice lié à une ancienne blessure, celle de la perte d'un parent durant son enfance. Cette émotion, toujours présente, bloquait sa capacité à se projeter sereinement dans la maternité.

Rêves récurrents

Les rêves sont souvent une fenêtre ouverte sur notre inconscient. Si vous faites des rêves récurrents liés à la maternité, à la grossesse ou même à votre parcours PMA, cela peut être une invitation de votre subconscient à explorer ces thèmes plus en profondeur. J'ai travaillé avec une femme qui faisait régulièrement des cauchemars où elle perdait son enfant ou n'arrivait pas à le protéger. Ces rêves l'ont alertée sur une peur profondément ancrée de ne pas être capable de garantir la sécurité de son futur enfant. En discutant de son histoire, elle a évoqué des souvenirs de son enfance, marquée par un sentiment d'abandon lié au divorce de ses parents. Ces rêves étaient une manière pour son inconscient d’exprimer ces peurs refoulées, créant ainsi un blocage émotionnel dans son désir de devenir mère.

Une autre cliente se voyait souvent enceinte dans ses rêves, mais chaque fois, elle se retrouvait perdue ou incapable d'accoucher. Ces rêves récurrents reflétaient son sentiment d’impuissance face à l’infertilité et son incapacité à "aboutir" dans son projet. Explorer ces rêves lui a permis de comprendre qu’elle associait inconsciemment la maternité à une réussite personnelle qu’elle croyait ne pas mériter, issue d'une faible estime de soi nourrie par des expériences passées.

Surmonter les blocages inconscients liés à la maternité : les outils thérapeutiques

Heureusement, il existe plusieurs outils et techniques pour surmonter ces blocages inconscients. Ces outils sont efficaces mais l'atteinte de l'objectif ne dépend pas que du thérapeute en face de vous. Vous avez également votre part à jouer pour débloquer et dénouer vos traumatismes ou émotions.

La NMO (Neurothérapie par les Mouvements Oculaires)

La NMO, technique associée à l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), est une méthode de désensibilisation par les mouvements oculaires qui permet de traiter des traumatismes émotionnels profonds. En revisitant des souvenirs douloureux tout en stimulant des mouvements oculaires, cette technique aide à "déprogrammer" les schémas émotionnels limitants. Une femme que j'ai accompagnée ressentait une intense anxiété chaque fois qu’elle devait passer une échographie, ce qui rendait son parcours PMA extrêmement difficile. Grâce à plusieurs séances de NMO, elle a pu travailler sur un traumatisme lié à une intervention médicale vécue dans son enfance, et ainsi réduire significativement son niveau de stress lors des examens médicaux. La NMO permet aussi de diminuer la charge émotionnelle associée à certaines étapes de la PMA, ce qui peut atténuer le stress et l’anxiété de manière durable.

L’hypnose

L’hypnose est un autre outil thérapeutique qui permet d’accéder à l’inconscient et de dénouer des blocages cachés. En état hypnotique, l’esprit est plus réceptif aux suggestions, ce qui facilite l’exploration des peurs et des croyances limitantes qui peuvent être à l’origine des blocages.

Le dessin thérapeutique

Le dessin est un outil puissant qui permet d’exprimer ce qui ne peut pas toujours être dit avec des mots. En dessinant son parcours PMA ou ses ressentis face à la maternité, on peut révéler des blocages inconscients de manière visuelle et intuitive. Une cliente a, par exemple, dessiné un chemin brisé en représentant son parcours PMA. Ce simple dessin a mis en lumière son sentiment d’échec face aux tentatives infructueuses. Nous avons travaillé sur cette image pour reconstruire un chemin plus fluide et plein d’espoir, ce qui lui a permis de modifier son état d’esprit vis-à-vis de son parcours. L'art, par sa nature non verbale, permet de contourner les barrières mentales conscientes et d'explorer les aspects plus profonds de l’inconscient.

L’écriture thérapeutique

L’écriture est une autre méthode pour aller à la rencontre de ses émotions cachées. Rédiger une lettre à soi-même, à son enfant à naître ou à son futur enfant permet de donner une voix aux peurs, aux doutes et aux croyances refoulées. Une femme que j'ai accompagnée a écrit une lettre à son futur enfant dans laquelle elle a exprimé son désespoir face aux échecs successifs de la PMA. À travers cet exercice, elle a pris conscience qu’elle portait en elle la croyance que "l’échec" était inévitable. Ce processus d’écriture lui a permis de libérer cette croyance et d’adopter un regard plus bienveillant sur son parcours. L’écriture thérapeutique ouvre un espace pour libérer des émotions enfouies et pour donner de nouvelles significations à ses expériences.

Les tirages de cartes

Les tirages de cartes peuvent sembler inhabituels dans un contexte thérapeutique, mais ils offrent une approche intuitive pour explorer les blocages inconscients. Les symboles et les messages des cartes permettent de toucher des émotions et des croyances qui ne sont pas toujours accessibles par la parole. Par exemple, lors d’une séance, une cliente a tiré une carte représentant une barrière. En discutant de son interprétation, elle a réalisé qu’elle se sentait "bloquée" par la peur d’échouer à nouveau dans sa prochaine tentative de FIV. Ce tirage a servi de catalyseur pour identifier une peur latente et travailler dessus. Les cartes peuvent ainsi fournir des pistes inattendues pour débloquer des émotions profondes.

Les cercles de paroles

Les cercles de paroles offrent un espace sécurisé où les femmes peuvent partager leurs expériences et émotions avec d’autres qui traversent des situations similaires. Ces moments de partage sont particulièrement puissants pour prendre conscience de blocages inconscients. Une de mes participantes, lors d'un cercle de paroles, a pris conscience pour la première fois de sa peur de décevoir son conjoint en cas d’échec du parcours PMA, simplement en écoutant une autre femme partager un sentiment similaire. Cette prise de conscience lui a permis d'entamer un travail pour alléger la pression qu’elle se mettait inconsciemment. Participer à ces cercles permet de se sentir moins seule et d’ouvrir des portes vers une exploration plus profonde de ses émotions.

Se libérer pour avancer sereinement vers la maternité

Surmonter les blocages inconscients liés à la maternité n'est pas un processus instantané, mais il est tout à fait possible avec les bonnes techniques et un accompagnement adapté. En identifiant et en travaillant sur ces blocages, vous pourrez non seulement vous libérer émotionnellement, mais aussi vous préparer à vivre votre maternité de manière plus sereine et épanouissante.

Chaque femme est unique, et les raisons de ces blocages varient. L’essentiel est de se donner le temps et l’espace pour les explorer et les comprendre, afin d’avancer vers la maternité avec plus de légèreté et de confiance.

Pour plus d'informations : www.odysseefertile.com 

 

 

 

La maternité est un chemin, et pour certaines femmes, ce parcours peut être semé d'embûches émotionnelles et psychologiques. Des blocages inconscients peuvent freiner la conception ou rendre l'expérience d...

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18.09.24

Soutenir son partenaire en PMA : conseils pratiques pour les couples

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) est souvent un véritable marathon émotionnel pour les couples. En plus des défis médicaux, la PMA peut provoquer des tensions au sein de la relation, car chaque partenaire peut vivre cette expérience différemment. Dans cet article, nous allons explorer comment soutenir son partenaire en PMA, de manière bienveillante et efficace pendant cette période délicate, et comment renforcer la relation face aux épreuves de la PMA.

Comprendre les émotions pour soutenir son partenaire en pma

Le parcours PMA est souvent ponctué d’espoirs, de déceptions et de frustrations, autant pour la personne qui subit les traitements médicaux que pour son partenaire. Chacun peut ressentir une série d’émotions très variées, notamment de la tristesse, de l’anxiété, ou même un sentiment d’impuissance. On évoque souvent l’expression de « montages russes émotionnelles », pour qualifier le flux d’émotions que l’on peut ressentir dans ce parcours.

Alors voici quelques clés pour mieux comprendre les émotions de son partenaire :

  • Le stress et l’anxiété : Chaque étape de la PMA est remplie d’incertitudes. Attendre les résultats des examens, des traitements ou des tentatives peut être une véritable source d'anxiété. Vous et votre partenaire pouvez être sujet à des sources de stress, mais peut-être pas aux mêmes étapes du processus. Exemple : Une femme peut être plus stressée à l’approche d’une ponction ou d’un examen, son partenaire lui, peut être d’avantage stressé à l’annonce du diagnostic. Ces différentes façons d’appréhender le parcours PMA peut être aussi sources de stress lorsque l’on ne se sent pas connecté aux émotions de son partenaire.
  • Le sentiment de solitude : Même si le parcours PMA concerne de plus en plus d’hommes et femmes, et même si on traverse parfois cette épreuve à deux, la personne qui subit les traitements peut se sentir seule face aux changements physiques et hormonaux, ainsi qu’aux responsabilités émotionnelles qu’impliquent le processus. Il est fréquent qu’une femme se sente isolée, même si elle est entourée d’amis, de famille et de son partenaire.
  • L'épuisement physique et mental : Les traitements hormonaux, les rendez-vous médicaux fréquents, et l’attente peuvent mener à un épuisement profond. Conjuguer également son parcours avec sa vie professionnelle et ses contraintes peuvent peser lourd et ajouter du stress. Il est important d'en avoir conscience pour offrir un soutien adapté.

Comment soutenir émotionnellement son partenaire

Soutenir son partenaire en PMA ne se résume pas à être présent physiquement, il s'agit aussi de fournir un soutien émotionnel. Voici quelques conseils pour y parvenir :

  • Écouter sans jugement : L’écoute active est essentielle. Offrir à son partenaire un espace pour s'exprimer sans minimiser ses ressentis ou apporter des solutions immédiates permet de libérer les tensions.
  • Exprimer ses propres émotions : Il est tout aussi important de partager ses propres sentiments. Cela permet à son conjoint de se sentir moins seul ou de mieux comprendre certaines réactions ou comportements. Le parcours PMA affecte les deux partenaires, et en parler ensemble renforce la compréhension et la connexion du couple.
  • Créer un dialogue ouvert : Parlez régulièrement de vos ressentis, de vos peurs et de vos espoirs concernant le parcours. L’objectif est de faire de la communication un outil de renforcement du couple, plutôt qu’un sujet d’inquiétude.
  • Respecter le rythme de l'autre : Chacun peut avoir des façons différentes de vivre le parcours PMA. Respecter ces différences, sans forcer son partenaire à réagir comme soi, est crucial pour préserver un équilibre et de pas pressuriser l'autre.

Gérer la pression extérieure

Le parcours PMA est souvent entouré d'attentes et de pressions extérieures, que ce soit de la famille, des amis ou de la société en général. Voici comment aborder cette situation en tant que couple :

  • Fixer des limites claires : Il est important d'établir ensemble ce que vous souhaitez partager avec votre entourage et ce qui relève de votre intimité. Vous n'êtes pas obligés de donner des détails à tout le monde. A vous de fixer votre plan de communication.
  • Éviter les comparaisons : Chaque parcours PMA est singulier. Il peut être tentant de se comparer à d'autres couples, mais cela ne fait qu’ajouter du stress. Concentrez-vous sur votre propre cheminement et vos étapes à franchir.
  • S'accorder des moments de répit : Le parcours PMA peut prendre toute la place dans le quotidien du couple. Il est important de planifier des moments de détente ensemble, loin des préoccupations médicales, pour préserver la complicité et des moments de plaisir seul ou partagé. Vous êtes bien plus que ce parcours médical, ne l'oubliez pas.

Prendre soin de son couple pendant la PMA

La PMA peut être une épreuve qui fragilise la relation. Voici quelques conseils pour préserver et même renforcer le couple pendant cette période difficile :

  • Planifier des moments de qualité : Même si le parcours PMA est intense, prenez le temps de vous retrouver pour des activités agréables en dehors des rendez-vous médicaux. Que ce soit un dîner, une sortie ou une activité relaxante, ces moments contribuent à maintenir la connexion émotionnelle.
  • Prendre soin de l'intimité : Les traitements et le stress peuvent impacter l'intimité physique du couple. Il est important de se rappeler que l’intimité ne se limite pas aux rapports sexuels. Les câlins, les mots doux, et les gestes de tendresse sont tout aussi importants.
  • Chercher un soutien extérieur si nécessaire : N’hésitez pas à consulter un thérapeute de couple ou un professionnel spécialisé dans l’accompagnement des couples en PMA. Cela peut vous offrir un espace neutre pour aborder vos difficultés et vous soutenir mutuellement.

Se soutenir mutuellement face aux échecs et aux succès

Dans un parcours PMA, il y a des moments de réussite, mais aussi des échecs. Voici quelques pistes pour soutenir son partenaire en pma dans les deux cas :

  • Face aux échecs : Un échec, que ce soit une tentative infructueuse ou une fausse couche, peut provoquer un chagrin immense. Il est essentiel de reconnaître la douleur de l’autre sans chercher à l’atténuer rapidement. Laissez à chacun le temps de faire son deuil et exprimez votre présence inconditionnelle [Retrouvez l'article : faire face à la déception en parcours pma : mes conseils pour avancer].
  • Face aux réussites : Si la PMA aboutit à une grossesse, la joie peut être accompagnée de craintes ou d’incertitudes. Continuez à dialoguer et à soutenir votre partenaire pour qu’elle se sente en sécurité émotionnellement.

Préserver sa propre santé mentale pendant le parcours

Le soutien de son partenaire est essentiel, mais il est tout aussi important de prendre soin de soi pour éviter l’épuisement émotionnel. Voici quelques stratégies pour maintenir son équilibre :

  • Partager la charge émotionnelle : Ne portez pas seul(e) le poids du soutien. Il est important que vous puissiez aussi exprimer vos ressentis et recevoir du soutien, que ce soit de votre partenaire, d’un proche ou d’un thérapeute.
  • Se donner des moments de répit : Accordez-vous des moments pour vous recentrer, que ce soit par des activités relaxantes, du sport ou simplement du temps pour vous-même.
  • S'entourer d'un réseau de soutien : Parler avec d’autres personnes vivant la même situation ou rejoindre un groupe de soutien pour couples en parcours PMA peut vous offrir des ressources précieuses pour mieux vivre cette période.

En conclusion, soutenir son partenaire en PMA demande de la compréhension, de la patience et une communication ouverte. Ce processus, bien que souvent difficile, peut également renforcer les liens du couple et permettre de traverser ensemble ces épreuves avec plus de résilience. En prenant soin l’un de l’autre, vous faites de votre relation un véritable pilier pendant ce parcours vers la parentalité.

Le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) est souvent un véritable marathon émotionnel pour les couples. En plus des défis médicaux, la PMA peut provoquer des tensions au sein de la relation, car chaque parten...

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12.07.24

Perturbateurs endocriniens et impacts sur la fertilité : comment s'en protéger

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal, perturbant ainsi les fonctions normales du corps, notamment le système reproducteur. Ces substances omniprésentes se trouvent dans de nombreux produits quotidiens, des emballages plastiques aux produits de nettoyage, en passant par certains aliments. Comprendre leur impact sur la santé, particulièrement sur la fertilité, et adopter des gestes pour les éviter est essentiel pour protéger notre bien-être.

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Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien ?

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques présentes dans notre environnement quotidien. Ils peuvent interférer avec le système endocrinien, c'est-à-dire le réseau complexe de glandes et d'hormones qui régule de nombreux processus physiologiques, y compris la reproduction.

Exemples de perturbateurs endocriniens courants

Voici quelques exemples de perturbateurs endocriniens fréquemment rencontrés et leurs sources :

  • Bisphénol A (BPA) : Utilisé dans les plastiques alimentaires et les résines époxy.
  • Phtalates : Présents dans les plastifiants, les cosmétiques et les produits de soin personnel.
  • Pesticides : Tels que le DDT et le glyphosate, utilisés en agriculture.
  • PCB : Produits chimiques industriels interdits mais persistants dans l'environnement.
  • Dioxines : Sous-produits de certains processus industriels et de la combustion de déchets.

Où se trouve les perturbateurs endocriniens ?

Les perturbateurs endocriniens peuvent être trouvés dans une variété de produits que nous utilisons tous les jours. Voici quelques sources courantes :

  • Emballages plastiques : Les phtalates et le bisphénol A (BPA) sont couramment utilisés dans les plastiques pour les rendre souples et résistants. Ces substances peuvent migrer dans les aliments et boissons qu'ils contiennent.
  • Produits de nettoyage : De nombreux nettoyants ménagers contiennent des alkylphénols et d'autres PE, qui peuvent se retrouver dans l'air et sur les surfaces domestiques.
  • Cosmétiques : Les parabènes et les phtalates sont souvent présents dans les produits de soin de la peau, les parfums et le maquillage.
  • Aliments transformés : Les résidus de pesticides et les additifs alimentaires peuvent contenir des PE, tout comme les conserves et les emballages alimentaires.
  • Produits ménagers : Les retardateurs de flamme, présents dans les meubles, les textiles et les appareils électroniques, peuvent également agir comme PE.

Il est crucial d'identifier ces sources pour minimiser notre exposition à ces substances nocives.

Perturbateurs endocriniens et impacts sur la fertilité 

Les perturbateurs endocriniens peuvent altérer la fertilité de plusieurs façons :

  1. Déséquilibre hormonal : Les PE peuvent imiter, bloquer ou altérer les niveaux d'hormones naturelles dans le corps. Par exemple, ils peuvent perturber les hormones sexuelles comme les œstrogènes et les androgènes, qui sont cruciales pour le développement et la fonction reproductive.
  2. Altération du développement reproductif : Une exposition aux PE pendant les périodes critiques de développement, comme la grossesse ou la puberté, peut entraîner des anomalies dans le développement des organes reproducteurs. Chez les hommes, cela peut inclure une diminution de la qualité du sperme ou des malformations génitales. Chez les femmes, cela peut conduire à des troubles menstruels et à des anomalies de l'ovulation.
  3. Impact sur la gamétogenèse : Les PE peuvent affecter la production et la qualité des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes), ce qui peut réduire les chances de conception.
  4. Endométriose et fibromes utérins : Certaines études suggèrent que l'exposition aux PE est associée à un risque accru de développer des conditions gynécologiques comme l'endométriose et les fibromes utérins, qui peuvent entraver la fertilité.

Les impacts des perturbateurs endocriniens sur la fertilité féminine

Chez les femmes, les perturbateurs endocriniens peuvent perturber le cycle menstruel, réduire la qualité des ovocytes et interférer avec l'implantation de l'embryon. Ils sont également associés à un risque accru de fausses couches, d'endométriose et de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Les PE peuvent altérer la production et la régulation des hormones essentielles à la reproduction, comme l'œstrogène et la progestérone.

Les impacts des perturbateurs endocriniens sur la fertilité masculine

Chez les hommes, les PE peuvent réduire la production de spermatozoïdes, altérer leur qualité et diminuer la motilité. Ils sont aussi liés à des anomalies dans la morphologie des spermatozoïdes et à une diminution des niveaux de testostérone. Ces effets combinés peuvent entraîner une baisse significative de la fertilité masculine.

Comment s'en protéger ?

Pour protéger sa fertilité, voici quelques mesures pratiques pour minimiser l'exposition aux perturbateurs endocriniens :

  1. Choisir des produits sans BPA et phtalates : Utilise des contenants en verre, en acier inoxydable ou en céramique plutôt que des plastiques. Préférer les bouteilles, les bocaux et les tupperwares en verre pour conserver les aliments. Vérifie les étiquettes des produits de soin personnel pour éviter les phtalates.
  2. Opter pour des aliments biologiques : Les produits biologiques sont moins susceptibles de contenir des résidus de pesticides.
  3. Éviter les aliments transformés et en conserve : Privilégie les aliments frais et évite les produits en conserve qui peuvent contenir du BPA. Consommer des aliments frais, biologiques et non transformés autant que possible. Laver et éplucher les fruits et légumes pour réduire les résidus de pesticides.
  4. Aérer ton domicile : Les PE peuvent se trouver dans les poussières domestiques et l'air de ton domicile. Assure-toi de bien ventiler et de nettoyer régulièrement ton intérieur.
  5. Utiliser des produits ménagers naturels : Remplace les produits de nettoyage chimiques par des alternatives naturelles comme le vinaigre et le bicarbonate de soude.
  6. Éviter les plastiques : Utilise des contenants en verre, en acier inoxydable ou en céramique pour les aliments et les boissons. Éviter de chauffer des aliments dans des récipients en plastique
  7. Choisir des produits cosmétiques naturels : Opter pour des produits sans parabènes, phtalates et autres PE. Privilégier les produits certifiés biologiques.
  8. Lire les étiquettes et repérer les faux labels : Apprendre à reconnaître les ingrédients à éviter et repérer les faux labels

Les perturbateurs endocriniens représentent une menace significative pour la fertilité. Leur omniprésence dans notre environnement quotidien rend leur évitement difficile, mais pas impossible. En adoptant des pratiques de vie plus conscientes et en favorisant des choix de produits plus sûrs, il est possible de réduire l'exposition à ces substances nuisibles et de protéger ainsi notre santé reproductive. La prise de conscience et l'éducation sur les perturbateurs endocriniens sont essentielles pour encourager des changements à l'échelle individuelle et sociétale, visant à diminuer leur impact sur notre fertilité et notre santé globale.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal, perturbant ainsi les fonctions normales du corps, notamment le système reproducteur. Ces substances omniprésentes ...

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