Accompagnement PMA et fertilité de référence
Accompagnement PMA et fertilité de référence

Catégorie : Parcours PMA

23.11.23

Equilibre hormonal et fertilité : tout ce qu'il faut savoir

Par l'environnement dans lequel nous évoluons, la cadence des vies que nous menons, le stress, la pollution, les perturbateurs endocriniens, nos hormones sont soumises à rude épreuve. Elles jouent pourtant un immense rôle pour optimiser notre fertilité, garantir notre bien-être physique et émotionnel, et assurer le bon fonctionnement de notre organisme. Alors, ces hormones aux grands rôles, qui sont-elles ? Et pourquoi parle-t-on d'équilibre hormonal lorsque nous parlons de fertilité ?

Lorsque l'on souhaite optimiser sa fertilité, on pense rapidement aux hormones féminines (œstrogènes, progestérone) et pour cause, sans elles, on ne risque pas d'obtenir une grossesse. Mais elles ne sont pas toutes seules ! Le tableau est large et il faut en avoir une vision globale de l'équilibre hormonal pour mettre toutes les chances de notre côté lorsque l'on est en période de préconception. Nous allons voir dans cet article qu'aucune hormone n'agit toute seule dans son coin. Elles sont toutes plus ou moins sous influence des unes et des autres. Ainsi, pour optimiser sa fertilité, l'objectif est bel et bien d'avoir des hormones sexuelles au top, mais il sera parfois nécessaire d'aller travailler sur d'autres pans hormonaux pour que, in fine, les hormones sexuelles puissent effectuer leur travail correctement.

Comprendre l'équilibre hormonal : les clés pour optimiser sa fertilité naturellement

 

L'équilibre essentiel entre œstrogènes et progestérone

L'équilibre œstrogènes / progestérone est un équilibre fragile qui a pourtant toute son importance dans notre bien-être et notre épanouissement. Quand on en vient à parler de fertilité, il est plus que jamais indispensable. Il garantira effectivement une bonne ovulation et une bonne nidation. Les œstrogènes et la progestérone interviennent à tour de rôle au cours du cycle féminin. On aura d'abord les œstrogènes sur le devant de la scène pendant toute la phase folliculaire, puis une fois l'ovule libéré, la progestérone prendra le relais sur la phase lutéale. Chacune avec des rôles bien spécifiques. Ce sont deux hormones qui sont antagonistes et pourtant absolument complémentaires.

Un déséquilibre entre progestérone et œstrogènes se fera ressentir par :

  • Des règles douloureuses, abondantes,
  • Des seins tendus,
  • De la rétention d'eau,
  • De l'irritabilité,
  • Voire de la déprime avant les règles.

Ce sont les signes caractéristiques d'un syndrome prémenstruel et ils sont représentatifs d'un excès d'œstrogènes.

Un excès d'œstrogènes peut se manifester :

  • Lorsque l'on a trop d'œstrogènes circulants, c'est ce qu'on appelle une hyper-oestrogénie.
  • Lorsque l'on manque de progestérone, c'est ce que l'on appelle l'hyper-oestrogénie relative : parce que l'on manque de progestérone, notre corps ressent un trop-plein d'œstrogènes.

 

Le rôle des hormones thyroïdiennes pour optimiser sa fertilité

Les hormones thyroïdiennes sont souvent qualifiées de "chef d'orchestre" de notre métabolisme et de la symphonie hormonale. Dans notre recherche d'optimisation de la fertilité, elles doivent absolument être prises en considération. Les hormones thyroïdiennes sont effectivement essentielles à la synthèse des hormones sexuelles et contribuent à la maturation du follicule. Ainsi, une hypothyroïdie pourrait être responsable de difficultés à ovuler et de cycles anovulatoires. La production des hormones sexuelles dépend du bon fonctionnement thyroïdien, et les hormones sexuelles influencent la conversion thyroïdienne : la progestérone améliore la conversion des hormones thyroïdiennes, les œstrogènes, à contrario, vont la ralentir, donc une hyper-oestrogénie est néfaste à un bon fonctionnement thyroïdien. Ainsi, hormones sexuelles et thyroïdiennes sont étroitement liées dans leur bon fonctionnement.

Une hypothyroïdie pourrait également être corrélée à une augmentation de la prolactine, ce qui aurait pour conséquence d'inhiber l'ovulation. On observe dans ces cas-là des cycles irréguliers et rallongés. Elle peut également diminuer la sensibilité à l'insuline et le transporteur de la testostérone, deux facteurs du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Les signes cliniques d'une hypothyroïdie sont nombreux et varient d'une personne à l'autre, mais on retrouvera généralement des signes de ralentissement du métabolisme : prise de poids, constipation, extrémités froides, fatigue, perte de cheveux, peau sèche, sautes d'humeur, tristesse, déprime, troubles de la concentration, palpitations...

Une hypothyroïdie sera soit avérée, elle sera alors traitée par un endocrinologue avec la prise d'hormones ; soit frustre, c'est-à-dire que votre TSH reste dans les normes du laboratoire pour autant vous ressentez plusieurs symptômes d'hypothyroïdie. Vous pouvez, dans ce second cas, vous rapprocher d'un naturopathe, d'un médecin fonctionnel ou d'un micronutritionniste qui vous aideront à trouver la cause de cette hypothyroïdie frustre et à la rééquilibrer.

 

Cortisol et Fertilité : l'impact du stress sur la conception

Le cortisol est l'hormone que l'on associe au stress. C'est effectivement elle qui peut grimper au plafond lorsque l'on rentre en phase de stress prolongé ou chronique. Il nous intéresse ici parce que tout comme nos hormones sexuelles, le cortisol est une hormone stéroïdienne. C'est-à-dire qu'elles ont le même précurseur. Ce précurseur c'est le cholestérol.

Schématiquement :

  • Le cholestérol (grâce aux hormones thyroïdiennes) devient une hormone que l'on appelle la prégnénolone.
  • Cette prégnénolone devient progestérone.

La progestérone devient :

  • Soit cortisol
  • Soit testostérone (4- et la testostérone devient œstrogènes).

Il y a donc une compétition entre la production de cortisol et de testostérone/œstrogènes. Ainsi, un cortisol trop élevé n'est pas du tout souhaitable si l'on veut des taux d'hormones sexuelles suffisants à une bonne fertilité. Apprendre à temporiser son stress et se préserver d'un environnement trop stressant est donc une action clé de manière générale, mais tout particulièrement pour optimiser sa fertilité.

 

Et l'insuline dans tout cela ?

L'insuline est notre hormone de stockage. Elle régule notre taux de sucre dans le sang en permettant après chaque repas à nos cellules d'absorber les glucides qui contribueront à la production d'énergie. Elle est calibrée pour intervenir à chaque repas, mais lorsque les prises alimentaires sont répétées sur la journée ou si les repas sont trop riches en sucres, nos cellules développent une résistance à l'insuline et celle-ci ne peut plus accomplir son rôle correctement. Trop d'insuline réduit la production de FSH (hormone folliculaire) et augmente la production de LH (hormone lutéinisante) avec pour impact une mauvaise qualité des ovules (et du sperme). Elle empêche également le bon développement de la muqueuse utérine qui sera trop fine pour accueillir un embryon. Les ovocytes et la muqueuse utérine ont globalement besoin d'un niveau d'énergie constant pour se développer correctement. C'est pourquoi les fluctuations engendrées par ces dysfonctions des mécanismes de l'insuline auront un impact négatif sur la fertilité.

Aujourd'hui, les troubles hormonaux sont extrêmement fréquents, ils ne sont pourtant pas toujours investigués ou suffisamment investigués. Nos rythmes de vie et l'environnement dans lequel nous évoluons expliquent ces déséquilibres qui touchent de plus en plus de personnes. Ainsi, il est important d'apprendre à préserver et soutenir nos organismes. Nous avons effectivement nos obligations qu'elles soient personnelles, familiales, professionnelles et nous ne pouvons pas les négliger. Cependant, nous pouvons aider nos corps et esprits à être plus adaptables face à ce stress permanent. Nous évoluons dans un environnement pollué où il devient impossible de ne pas être exposés aux différents toxiques. Pour autant, nous pouvons soutenir notre corps en le préservant de cette exposition néfaste et en lui apportant au maximum les nutriments qui l'aideront à fonctionner correctement.

Actions pour optimiser l'équilibre hormonal et favoriser la conception

Optimiser sa fertilité par une hygiène de vie équilibrée

Le premier conseil pour soutenir un bel équilibre hormonal, et vous l'avez compris, une fertilité optimale va être de veiller à vos piliers d'hygiène de vie : alimentation, gestion émotionnelle, activité physique. Cela demande de la détermination et un temps d'ajustement, mais une fois que vous aurez trouvé la formule et l'équilibre qui est juste pour vous, vous sentirez enfin un véritable bien-être s'installer. Cette homéostasie retrouvée est la balance de notre organisme. Lorsque vous sentez que quelque chose ne va pas, revenez toujours aux bases et si vous avez du mal à prendre du recul sur la situation ou que vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel, vous gagnerez un temps précieux et un grand soutien face aux efforts à fournir.

 

Préserver sa fertilité en évitant les toxiques

Le second conseil sera de ne pas sous-estimer l'impact des perturbateurs endocriniens sur votre organisme. On ne peut malheureusement pas s'en préserver complètement, mais on peut toujours limiter l'exposition. Prêtez une attention particulière à la qualité des aliments que vous choisissez, le traitement le plus naturel possible sera le meilleur. Choisissez des cosmétiques et produits d'hygiène naturels. Des huiles végétales, de l'aloe vera, des argiles, des savons et shampoings simples, au minimum des labels bios qui vous préservent déjà d'une grande quantité de substances. Plus la liste des composants est courte mieux ce sera. Utilisez des produits ménagers simples et naturels. Vinaigre blanc, bicarbonate, argile… si vous devez utiliser un produit spécifique non clean ou agressif pensez à minima à vous protéger avec des gants et/ou un masque. Choisissez votre eau avec soin. Une eau filtrée sera la meilleure solution. Dépoussiérez régulièrement et aérez quotidiennement votre intérieur.

 

Optimiser vos apports en micronutriments pour préserver l'équilibre hormonal

Notre système hormonal a besoin d'une grande diversité de nutriments (précurseurs et co-facteurs) pour fonctionner correctement. Pour apporter ces nutriments en quantité suffisante, cela passera avant toute chose par votre assiette. La diversité alimentaire et la qualité de ces aliments sont indispensables pour apporter une palette de nutriments complète. Mais souvent l'assiette ne suffit pas. C'est pourquoi dans un objectif d'optimisation de la fertilité, mon troisième conseil sera de vous complémenter.

Un multivitamine spécial grossesse car les dosages et besoins ne sont pas les mêmes que dans un multivitamine classique. Dans ce multivitamine, vous retrouverez la majorité des nutriments essentiels à la préparation de votre grossesse. Notamment la fameuse vitamine B9 - assurez-vous qu'elle soit sous une forme assimilable telle que le Quatrefolic.

En plus de ce multivitamine, il vous faudra :

  • Du magnésium.
  • Des oméga 3.
  • De la vitamine D3 (si besoin - et c’est souvent le cas).

En conclusion, ne mettez pas toute votre énergie dans une assiette parfaite ou tous vos espoirs dans un "complément alimentaire miracle". Notre corps est une machine complexe et merveilleuse, qui évolue dans un environnement certain et qui est constamment influencée par nos pensées, nos émotions, nos ressentis. Apprenez à prendre soin de VOUS au vrai sens du terme, dans toutes les dimensions que cela comprend, ce sera la meilleure formule pour votre équilibre hormonal et une fertilité au top !

 

En savoir plus sur Solene : 

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Rendez-vous à Aix-en-provence ou en visio.

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26.10.23

Comment concilier PMA et travail ?

La procréation médicalement assistée (PMA) constitue une étape cruciale dans la vie de nombreux couples souhaitant fonder une famille. Cependant, le choix de se lancer dans un parcours de PMA peut susciter des préoccupations, en particulier en ce qui concerne la conciliation entre le travail et les exigences des protocoles d'assistance médicale à la procréation. Dans cet article, nous explorerons les défis auxquels sont confrontées les personnes jonglant entre PMA et travail. Nous aborderons également les droits au travail en PMA et partagerons le témoignage de Claire, une femme confrontée à ce défi.

 

Jongler entre PMA et travail : les défis du quotidien

Une planification complexe

Il est difficile, voir quasi impossible de planifier un protocole de PMA en avance, en raison de l'incertitude des rendez-vous médicaux. On ne sait pas quand surviendront les règles, comment le corps réagira au traitement, ni quand auront lieu les échographies de contrôle, la ponction, le transfert ou l'insémination. Organiser son emploi du temps, se coordonner avec son équipe ou informer son employeur devient un casse-tête ou une véritable source d'anxiété. Ce parcours est fait d’impondérable avec lesquels il faut jongler et qui nécessitent d'adapter son quotidien avec les exigences du protocole médical.

Une flexibilité au travail pas toujours possible

Certains emplois offrent une flexibilité, tels que le télétravail ou les horaires flexibles, mais ce n'est pas le cas pour tous. La première solution, qui n’est pas toujours des plus facile, est de discuter avec son employeur de la possibilité d'horaires flexibles, de télétravail ou de congés aménagés pour gérer plus facilement les rendez-vous médicaux et les traitements, lorsque son poste le permet. Bien que de nombreux employeurs soient compréhensifs, ces discussions suscitent de nombreuses appréhensions pour les femmes, qui craignent des représailles. D'après une étude réalisée par la compagnie d’assurances Zurich UK, publiée le 28 octobre 2022, 58% des femmes ne se sentent pas capable d'en parler à leur employeur, 26% craignent que leur implication soient remise en cause, 32% redoute que cela leur coûte leur emploi. Un triste constat sur lequel la loi française est venue légiférer en 2016 (cf. ci-dessous).

Gestion du temps et des priorités nécessaires pour préserver sa santé

Trouver un équilibre entre carrière et parcours de PMA nécessite une gestion efficace du temps et des priorités. Établissez des listes de tâches, organisez votre emploi du temps et identifiez les domaines où vous pouvez déléguer ou demander de l'aide. Il est essentiel d'établir des limites claires entre votre vie professionnelle et personnelle et de pratiquer l'auto-soin pour éviter l'épuisement professionnel et émotionnel. Osez vous demander également si vous avez besoin d'une pause dans le parcours. Surtout faîtes-vous aider si vous en ressentez le besoin ou si la fatigue physique et émotionnel commence à peser : il faut un village pour élever un enfant, pour le concevoir aussi !

C’est parce que cette flexibilité est complexe, que la planification est rude et que des discriminations existent, que le législateur s’est emparé du sujet et a conféré des droits d’absence et une protection contre les discriminations au travail aux femmes en parcours PMA.

 

Vos droits aux absences médicales au travail en Parcours PMA

Que dit la loi sur la conciliation PMA et travail ?

L'article 87 de la loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation du système de santé a introduit la possibilité d'obtenir une autorisation d'absence pour des raisons médicales liées à un parcours de PMA. Il est important de noter qu'il n'est pas obligatoire d'informer votre employeur de votre participation à un parcours d'Assistance Médicale à la Procréation (AMP). Cela relève de votre volonté. Certaines femmes arrivent à gérer leur emploi du temps avec leurs rendez-vous et ne sont pas dans l’obligation d’en informer leur patron. Toutefois, nous verrons plus tard que la mise en œuvre de droit nécessite une information.

Cette autorisation d'absence couvre non seulement le temps de déplacement aller-retour, mais aussi la durée de l'examen médical lui-même. Cette période est considérée comme du temps de travail effectif rémunéré, ne nécessitant pas de récupération ultérieure. Cette autorisation s'applique également au conjoint, au partenaire de PACS ou à toute personne vivant en union maritale avec la femme suivant un parcours de PMA.

Cette autorisation s'applique aux femmes ainsi qu'à leur conjoint, leur partenaire de PACS ou toute personne vivant en union maritale avec elles. Pour ces derniers, la limite est fixée à trois absences pour assister aux examens médicaux. L'employeur peut demander au salarié de justifier ses absences au moyen d'un certificat médical précisant l'heure et la date de l'examen.

Comment bénéficier de ce droit au travail en parcours PMA ?

Si vous choisissez de partager cette information avec votre employeur, il est possible de convenir ensemble de la gestion de vos absences dans un cadre de confiance mutuelle.

Vous avez également la possibilité d'adresser une lettre en personne ou en recommandé avec accusé de réception à votre employeur, expliquant votre démarche d'Assistance Médicale à la Procréation et demandant l'utilisation de votre autorisation d'absence, en référence aux articles et à la loi mentionnés précédemment.

Il est strictement interdit à l'employeur de prendre en considération la situation d'un salarié suivant un parcours de PMA pour refuser son embauche, mettre fin à un contrat de travail pendant la période d'essai ou obtenir des informations sur son état de santé (article L. 1225-3-1 du code du travail).

Même si des droits existent, même votre employeur est ouvert, en parler à son entreprise est une décision difficile. Ce sujet est intime, nous rend parfois vulnérable et se mettre à nue dans un contexte de travail peut devenir un véritable défi. Claire a décidé de partager son expérience et son histoire. Les rendez-vous médicaux et l'attente ont ajouté une complexité à son emploi du temps déjà chargé, entraînant un burn-out. Après avoir demandé de l'aide, Claire a eu une conversation franche avec son supérieur, établissant un plan de gestion des absences. Finalement, son parcours de PMA a abouti, soulignant l'importance de la communication et du soutien au travail.

 

Témoignage de Claire, 37 ans : surmonter le burn-out au travail en parcours PMA

"Mon parcours vers la maternité a été comme beaucoup lorsque l’on passe par la PMA, complexe, avec des hauts et des bas. Jongler entre mon parcours PMA et ma carrière professionnelle ? Une équation complexe, croyez-moi.  Alors que je suivais mes protocoles, je jonglais aussi avec les exigences de ma carrière et mes ambitions professionnelles. La PMA, c'est comme courir un marathon, on y croit de passer la ligne d’arrivée et des fois on n’en est pas sûr. Mais ce qui a rendu cette expérience encore plus intense, c'est le défi de faire cohabiter mon désir d'enfant et ma vie professionnelle. Chaque RDV médical, chaque traitement, chaque attente ont ajouté une dose de complexité à mon agenda déjà chargé, et pesé très lourd sur mes épaules.

Il y avait des jours où j'étais claquée, tant physiquement qu'émotionnellement. Mais hors de question de laisser ça entamer mon professionnalisme. La PMA ajoutait une couche de pression au travail : sourire, compenser les absences, prouver que rien ne changeait...Parfois, je bossais tard pour rattraper le temps perdu, parfois je jonglais avec les e-mails entre deux consultations. J'étais consciente que cette fatigue n'était pas idéale pour mon parcours, mais je me suis accrochée, encore et encore, jusqu'à ce fameux jour... BAM ! J'ai craqué. Trop, c'était trop ! Arrêt maladie, échec de FIV, des absences au travail... C'était une descente aux enfers.

Je voyais tout en noir : je ne pouvais pas être mère, je ne pouvais pas avancer dans ma carrière, j'avais l'impression de ne plus être rien du tout. C'est à ce moment-là que j'ai finalement décidé de demander de l'aide, même si j'aurais dû le faire bien plus tôt. J'ai compris que vouloir être forte tout le temps, prouver aux autres et à moi-même que j'y arrivais seule, ça m'avait fait perdre un temps précieux. La vraie force finalement, c'est aussi d'accepter sa vulnérabilité.

Poussée par mon entourage et après avoir entamé un travail sur moi-même, je savais que je devais parler à mon supérieur. J'appréhendais sa réaction, ses jugements, les décisions qui allaient concerner ma carrière. Mais j'ai rassemblé mon courage et nous avons eu une conversation franche sur ma situation, mes émotions et mes difficultés. Nous avons élaboré un plan pour gérer mes absences lors des rendez-vous médicaux. Quel soulagement ! J'avais l'impression qu'on me retirait un éléphant de 10 tonnes du dos.  Pourquoi m'étais-je infligée une telle pression si longtemps ? Et puis, un jour, le miracle tant attendu s'est produit. Mon parcours PMA a abouti.

Mon message pour tous ceux qui vivent ce parcours, c'est de se rappeler que vous n'êtes pas seul(e)s. La route peut sembler difficile, mais la détermination et la recherche d'équilibre est possible. Osez parler à votre employeur, demandez du soutien, vous faire aider et surtout prenez soin de vous ! Vous êtes la priorité, vous êtes la clé pour franchir la ligne d’arrivée."

 

La conciliation entre travail et PMA peut être difficile, mais avec une planification minutieuse, une communication ouverte et un soutien approprié, il est possible de trouver un équilibre. Chaque parcours de PMA est unique, alors prenez soin de votre bien-être physique et émotionnel tout au long du processus. Avec le bon soutien et une gestion efficace du temps, vous pouvez poursuivre votre carrière tout en réalisant votre rêve de fonder une famille.

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06.10.23

6 réflexes à adopter lorsqu'on se lance dans un projet bébé

Lorsque le désir de fonder une famille se concrétise, adopter quelques réflexes positifs peut grandement optimiser les chances de concevoir et préparer un environnement pour votre projet bébé. Dans cette quête délicate de la conception, la préparation minutieuse du corps et de l'esprit joue un rôle indispensable. Dans cet article, nous partageons les gestes essentiels à adopter afin de mettre toutes les chances de votre côté.

Alimentation équilibrée : les fondements d'une fertilité robuste

Intégrer des oméga-3 dans votre régime alimentaire est bien plus qu'un simple choix nutritionnel. Ces acides gras essentiels, abondants dans les petits poissons gras, les noix et les graines de lin, ont démontré leur capacité à améliorer la qualité des ovules et du sperme. Combinés à une alimentation anti-inflammatoire, riche en baies, épinards et légumes crucifères, ils réduisent l'inflammation corporelle. En minimisant l'inflammation, vous créez un environnement corporel optimal pour la conception, augmentant ainsi vos chances de succès.

Compléments alimentaires essentiels : des nutriments clés

Certains nutriments agissent comme des alliés puissants dans la santé reproductive. La vitamine B9, également connue sous le nom de folate, est essentielle pour augmenter le taux d'implantation des embryons dans l'endomètre. L'iode est un élément vital pour la production d'hormones thyroïdiennes, cruciales pour l'équilibre hormonal. De plus, le magnésium, le zinc et le sélénium jouent un rôle essentiel dans la qualité des ovules et du sperme. En veillant à intégrer des aliments riches en ces nutriments ou en considérant des suppléments, sous la supervision d'un professionnel de la santé, vous donnez à votre corps les outils nécessaires pour une reproduction saine.

Élimination des perturbateurs endocriniens : un environnement sain pour votre projet bébé

Les perturbateurs endocriniens, cachés dans les plastiques, pesticides et produits cosmétiques ou ménagers, peuvent entravés le bon déroulé d’un parcours de préconception. Optez pour des alternatives naturelles et privilégiez les contenants en verre ou en acier inoxydable. Lavez soigneusement vos fruits et légumes pour éliminer les résidus de pesticides, assurant ainsi que votre alimentation est exempte de ces intrus hormonaux. Préférez des produits ménagers tel que le vinaigre blanc, le savon de Marseille ou encore le bicarbonate de soude et des cosmétiques bio. Par cette vigilance, vous nettoyez votre environnement, réduisant ainsi les interférences hormonales et augmentant vos chances de voir se concrétiser votre projet bébé.

Ostéopathie et fertilité : l'importance du système musculo-squelettique

L'ostéopathie peut jouer un rôle crucial dans votre projet bébé. En travaillant sur l'équilibre du système musculo-squelettique, les ostéopathes peuvent réduire le stress physique, remettre en place l’utérus et son fonctionnement, améliorer la circulation sanguine et même optimiser le fonctionnement des organes reproducteurs. Cette approche holistique peut grandement améliorer les chances de conception.

Gestion du stress : équilibre émotionnel pour la fertilité

Le stress, un compagnon fréquent dans nos vies modernes, peut avoir des implications profondes sur la fertilité. Le corps réagit au stress en produisant des hormones telles que le cortisol, qui peuvent perturber le fonctionnement du système reproducteur. C'est pourquoi la gestion du stress est essentielle lorsque vous vous lancer dans un projet bébé. La méditation, le yoga, la thérapie ou tout autre passe-temps relaxant sont des outils puissants pour restaurer l'équilibre émotionnel. Un esprit calme et serein offre à votre corps un terrain fertile pour la conception, créant ainsi un environnement propice à l'arrivée de votre futur bébé.

Hygiène de vie : les habitudes quotidiennes pour la fertilité

Une hygiène de vie saine est le fondement même de la fertilité. Évitez les substances nocives telles que l'alcool, le tabac et les drogues. Limitez la caféine (deux tasses par jours) pour maintenir des niveaux hormonaux stables, favorisant ainsi un environnement optimal pour la conception. Le sommeil régénérant est essentiel, car il permet à votre corps de se réparer et de se régénérer, créant ainsi un terrain fertile pour la conception. De plus, un environnement domestique positif et aimant offre un soutien émotionnel et psychologique, favorisant ainsi le bien-être mental et physique, des éléments cruciaux pour vitre projet bébé.

En adoptant ces pratiques et en accordant une attention particulière à votre santé physique et mentale, vous établissez un environnement optimal pour votre projet bébé. Cette préparation méticuleuse, associée à votre patience, votre amour et votre respect envers votre corps, constitue le fondement essentiel en période de préconception.

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09.05.23

A quoi sert le magnésium dans l'organisme ?

Le magnésium, Mg, est un macrominéral indispensable au bon fonctionnement de notre organsime, il intervient à de multiples niveaux dans l’organisme. En effet, il intervient dans environ 300 réactions enzymatiques, avec d’autres cofacteurs dont les principaux sont les vitamines B6 et D, la taurine, cofacteur de l’adénosine triphosphate (ATP), qui fournit l’énergie cellulaire, nécessaire à l’activation de toutes les vitamines du groupe B.

Quel est le rôle du magnésium dans le corps humain ?

Le magnésium est indispensable au corps humain, dans divers processus vitaux, comme la production d’énergie cellulaire, la transmission de l’influx nerveux et le relâchement musculaire. Il intervient dans la synthèse des glucides, des lipides, des protéines et des acides nucléiques. Il participe au fonctionnement du système nerveux et permet de contrôler la pression artérielle. Le magnésium a de plus, des propriétés antioxydantes.

Il y a 25 g de magnésium dans l’organisme humain. 99% du magnésium est intracellulaire, 1% extracellulaire. Il est présent pour 50 à 60% dans l’os, pour 20 à 30% dans les muscles et pour 20% dans les tissus mous. Les laboratoires d’analyses médicales recommandent les dosages plasmatique et urinaire (dans les urines de 24h) pour apprécier sa teneur dans l’organisme. Peu de médecins conventionnels pratiquent ce dosage.

L’homéostasie [2] - stabilisation, réglage chez les organismes vivants, de certaines caractéristiques physiologiques - pour ce qui concerne le magnésium, repose entre l’absorption intestinale du magnésium présent dans l’alimentation, le stockage dans l’os, les muscles et les tissus mous et l’excrétion dans les urines.

Quels sont les signes d'une carence en magnésium ?

Un carence en magnésium peut être possible si vous ressentez les symptômes suivants :

  • des maux de tête,
  • des troubles de l’humeur,
  • une irritabilité,
  • de la fatigue physique et psychique,
  • un tressautement des paupières,
  • des douleurs dorsales,
  • une perte de mémoire,
  • une augmentation du risque de phlébite et d’embolie pulmonaire [3]
  • des troubles du sommeil,
  • des anomalies du rythme cardiaque de la tension artérielle,
  • des troubles digestifs, etc.

La prise de trop d’alcool, de café et le stress chronique aggravent le déficit en Mg. Selon certains auteurs, la carence en magnésium serait presque inéluctable ; notamment à cause du stress qui le chasse immédiatement dans les urines et du fait d’une alimentation qui ne peut en couvrir les besoins. Beaucoup de personnes ont des apports insuffisants en magnésium, nous confirme Brigitte Karleskind, auteure du Guide pratique des compléments alimentaires [4] : « en France, près d’une femme sur quatre et un homme sur six manquent de magnésium ».

Or « le magnésium est l’antistress par excellence », poursuit Brigitte Karleskind. « De très nombreux travaux montrent que la carence en magnésium augmente de façon considérable la vulnérabilité au stress. Le magnésium réduit le stress en s’opposant à la montée du cortisol. » Le numéro 31 de février 2022 de la revue « Nature Sciences Santé[5] » qu’elle dirige et écrit en grande partie, traite de trois sujets intéressants pour vous, femme désireuse de concevoir un petit :

  • le cercle vicieux du stress et du magnésium ;
  • la dépression périnatale,
  • quels rôles pour l’alimentation et la micronutrition ;
  • alimentation saine et apports micronutritionnels adaptés pour un bébé en pleine santé.

Vous pouvez vous le procurer via le site de la revue. Découvrez également l'impact des carences micronutritionnelles sur la fertilité.

Quelle est la prescription thérapeutique en cas de carence en magnésium ?

Le magnésium figure dans toutes (ou presque toutes) mes ordonnances avant, pendant, après la grossesse. C'est un complément alimentaire incontournable. Je le conseille le plus souvent, sans faire de bilan sanguin. Je partage l’opinion de mon confrère, Dr Jean-Paul Curtay, nutrithérapeute de référence. « Quelle que soit la thérapie, s’il n’y a pas d’énergie dans les cellules, le patient ne pourra pas guérir, le traitement sera nettement moins efficace » indique-t-il.

Le magnésium est utile en thérapeutique dans toutes les maladies (sauf les pathologies rénales), et ce, d’autant plus qu’elles sont chroniques. Il existe de nombreuses formes de magnésium plus ou moins bio disponibles, plus ou moins laxatives. On privilégiera le citrate de magnésium, le glycérophosphate de magnésium ou le glycinate et bisglycinate de magnésium dans des formulations qui lui associe de la B6 et de la taurine : autour de 300 mg de Mg + 30 mg de vitamine B6 + 500 mg minimum (jusqu’à 3 g) de taurine. Il y aura toujours une forme de magnésium qui vous conviendra. La prescription thérapeutique de magnésium s’assortit du conseil de consommer des aliments riches en Mg et de stopper la prise d’aliments sur-transformés appauvris en Mg.

 

Quels sont les aliments riches en magnésium ?

Les aliments riches en magnésium sont le cacao, les noix du Brésil, les amandes, les graines de tournesol… Par exemple, 100 g d’amandes apportent 268 mg de Mg et couvrent plus des deux tiers des apports journaliers recommandés pour les adultes (300 mg pour une femme). Le chocolat noir, grâce au Mg et aux polyphénols du cacao, est intéressant (et bon !) contre le stress. Des eaux minérales sont riches en Mg : par ordre décroissant de la teneur en magnésium, Rozana, Hépar, Badoit, Contrex, Quezac, Courmayeur…

La prochaine fois, nous aborderons le rôle du magnésium dans la fertilité féminine et dans le déroulement de la grossesse.

 

[1] http://www.supplisson-psy-bordeaux.fr

[2] définie comme « la capacité de l’organisme à s’ajuster constamment aux modifications de l’environnement et à rétablir l’équilibre dont il s’est momentanément écarté »

[3] Dr Marc Schwob, Le Mg, une médecine sur mesure, Leduc, 2015.

[4] 2014, Editions Thierry Souccar

[5] www.nature-sciences-sante.eu

Le magnésium, Mg, est un macrominéral indispensable au bon fonctionnement de notre organsime, il intervient à de multiples niveaux dans l’organisme. En effet, il intervient dans environ 300 réactio...

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17.04.23

Comment augmenter sa fertilité grâce à la Naturopathie ?

C’est un fait avéré, l'infertilité augmente rapidement au fil des années. En 2022, c'est un sujet qui touche 3,3 millions de personnes en France, soit environ 1 couple sur 4.

Aujourd'hui, on estime que dans les écoles maternelles, au moins 1 enfant par classe a été conçu grâce à la PMA (Source : Rapport gouvernemental infertilité - Février 2022). Mais alors comment augmenter sa fertilité ? 

Comment augmenter sa fertilité grâce à la naturopathie

L'impact de la naturopathie sur la fertilité

La naturopathie peut avoir un réel impact sur l'amélioration de votre fertilité, en agissant sur des facteurs fondamentaux : la qualité de l’ovulation, la réceptivité de l'endomètre... et plus généralement l'équilibre hormonal. La naturopathie est un outil intéressant pour toute femme qui souhaite tomber enceinte.

Le but de l'accompagnement naturopathique est de déterminer les causes profondes du déséquilibre, puis de mettre en place des actions concrètes pour y remédier.

Même si aujourd’hui on trouve beaucoup d’informations sur Internet, mettre en place les bonnes actions pour augmenter votre fertilité, et plus particulièrement celles qui vous correspondent, ce n’est pas si simple…

Découvrez les protocoles naturo d'Alice Monney au sein du Forum PMA et Fertilité

Comment se passe l'accompagnement avec une naturopathe pour augmenter sa fertilité ?

Un bilan naturopathie et fertilité pour augmenter ses chances de succès

Le naturopathe est là pour faire une analyse globale de votre situation : votre parcours, le fonctionnement de vos hormones, vos habitudes de vie et d’alimentation… afin de vous proposer un plan d’action qui couvre l’ensemble des piliers fondamentaux pour une bonne hygiène de vie, et qui s’intègre parfaitement à votre quotidien et à votre parcours.

D'autres outils sont utiles pour augmenter la fertilité chez la femme. Parmi eux, le yoga, la sophrologie, la méditation ou la diététique peuvent être des aides précieuses si vous souhaitez concevoir un bébé. Concernant la naturopathie pour augmenter la fertilité, elle est utile aussi bien lors d’un parcours PMA que dans le cadre d’une conception naturelle. Découvrez aussi l'impact du stress dans un parcours PMA et les bienfaits de la sophrologie.

Les outils que j’utilise sont principalement :

  • L’alimentation : une alimentation déséquilibrée peut avoir un impact négatif sur votre fertilité.
  • L’hygiène de vie (gestion du stress/activité physique/sommeil) : une bonne hygiène de vie est primordiale pour les femmes qui souhaitent tomber enceintes
  • La micronutrition (vitamines et minéraux, dans l’alimentation ou sous forme de compléments alimentaires) : est essentielle pour éviter les carences
  • La phytothérapie
  • La symptothermie (pour vous apprendre à connaître votre cycle)

Je vous propose des solutions faciles à mettre en pratique et documentées scientifiquement pour vous aider à concrétiser votre rêve de maternité !

Pour en savoir plus sur Alice, naturopathe spécialisée en fertilité 

Vous êtes en PMA et vous souhaitez savoir comment augmenter votre fertilité ?

Vous êtes en PMA et vous souhaitez savoir comment augmenter votre fertilité ? Voici les bons gestes à adopter pour améliorer vos chances de conception.

Les bons gestes à adopter pour votre fertilité

Lorsque l'on est en parcours PMA, il est naturel de se tourner vers la médecine pour concevoir. Cependant, votre désir de conception reste en grande partie entre vos mains. Vous avez un rôle crucial à jouer pour augmenter votre fertilité et améliorer vos chances de réussite lors des protocoles médicaux. Que vous soyez atteinte de SOPK, d'endométriose, d'insuffisance ovarienne ou que votre infertilité soit inexpliquée, vous pouvez agir sur votre parcours en adoptant des gestes favorables à votre hygiène de vie et à votre équilibre hormonal. En adoptant ces bonnes pratiques, vous permettrez à vos traitements de mieux fonctionner, ce qui se traduira par une meilleure qualité ovocytaire et ovulatoire.

Sur la plateforme pluridisciplinaire d'Odyssée Fertile, vous trouverez les protocoles naturopathie d'Alice Monney pour :

  • SOPK et PMA
  • Endomètre fin et PMA
  • Endométriose et PMA
  • Insuffisance ovarienne et PMA

Pour chacune de ces pathologies, vous disposerez de plus de 12 pages de protocoles détaillant les compléments alimentaires à choisir (avec des indications de posologie), un programme nutritionnel adapté et des conseils en hygiène de vie.

Ne restez pas seule

Le parcours de préconception peut être long et le sentiment de solitude souvent intense. Les questions que vous vous posez (comment améliorer ma fertilité ? Vers qui me tourner ?) sont courantes chez les femmes en essai bébé. La communauté Odyssée Fertile a été créée pour répondre à ces interrogations. En plus des protocoles de naturopathie et des outils pour soutenir le corps et l'esprit, vous aurez accès à des lives avec des experts et à un groupe d'entraide avec des femmes traversant les mêmes épreuves et posant les mêmes questions que vous.

Rejoindre un groupe d'entraide a un véritable effet thérapeutique pour avancer dans les tumultes du parcours PMA ou de préconception. Ne restez pas seule, intégrez notre communauté et trouvez le soutien dont vous avez besoin.

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13.02.23

L'impact des carences micronutritionnelles sur la fertilité

Nous allons commencer à aborder l'impact des carences micronutritionnelles liées à la prise d’une contraception oestroprogestative, pendant au moins six mois et leurs conséquences sur la fertilité, sur le développement du fœtus et sur le déroulement de la grossesse.

Nous développerons les informations, dans les cas où la carence en tel ou tel élément impacte la fertilité. Par la suite nous développerons l’impact de la contraception oestroprogestative sur la santé des cellules et celle d’un petit organite cellulaire, la mitochondrie.

Reprenons les définitions :

Qu'est-ce que l'infertilité ?

·       L’infertilité d’un couple hétérosexuel correspond à une difficulté à concevoir un enfant avec une absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels complets, réguliers (2 à 3 fois par semaine), sans contraception.

Qu'est-ce que la stérilité ?

·       La stérilité est l’incapacité d’un individu ou d’un couple hétérosexuel de concevoir naturellement un enfant.

 

L'impact de la pilule oestroprogestative sur les carences en minéraux

Commençons par les carences en minéraux induites par la prise de pilule oestroprogestative pendant six mois et plus.

Les minéraux sont essentiels à notre organisme, ils représentent 4% du poids corporel : certains sont présents en grande quantité, on parle de macro-éléments, d’autres le sont en petite quantité, on parle d'oligo-éléments.

L’alimentation nous apporte de l’eau, des macronutriments - lipides (graisses), glucides (sucres), protéines - et des minéraux - macro et oligo -, des vitamines, des molécules complexes antioxydantes…

  • Les macroéléments majeurs ou sels minéraux présents en quantités relativement élevées (de l’ordre de plusieurs grammes) sont le calcium - 1 à 1,2 kg, le chlore, le magnésium - 25 g, le phosphore - 700 g, le potassium - 150 à 170 g, le sodium.
  • Les oligo-éléments (ou éléments traces) présents en très petites quantités ou même à l’état de traces sont, le chrome - moins de 1 gramme, le cobalt (moins de 1 gramme), le cuivre, le fer (quelques grammes), le fluor (quelques grammes), l’iode, le manganèse, le molybdène, le sélénium, le vanadium, le zinc (quelques grammes).

 

Quelles sont les perturbations des minéraux liées à la prise de pilule contraceptive ?

L prise d'une pilule contraceptive chez la femme, conduit majoritairement à un déficit en Cr (le chrome), I (iode), Mg (magnésium), Mn (manganèse), Mo (molybdene), Se (sélénium), Zn (zinc), par augmentation des besoins et aussi d’un excès de Cu (cuivre). Certains minéraux jouent un rôle essentiel dans la fertilité.

 

Les carences

 

1° Le chrome, Cr, oligo-élément

Sa fonction : il intervient dans le métabolisme des glucides et des lipides.

La prise de la pilule contraceptive induit une diminution de la tolérance au glucose, une augmentation de la résistance à l’insuline, un risque de diabète de type 2 et d’hypercholestérolémie (donc de problèmes cardio-vasculaires).

La carence en chrome s’exprime par une perte de poids, une confusion, des troubles de la coordination.

 

2° L’iode, I, oligo-élément

Sa fonction : il intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes avec de multiples cofacteurs (sélénium, zinc, magnésium, cortisone, vitamine D…) ; il est indispensable à une bonne fertilité.

La prise de pilule peut aggraver une hypothyroïdie préexistante, obligeant à augmenter le traitement en fonction de la TSH (hormone régulatrice de la glande thyroïde et aide à garantir le bon équilibre des hormones thyroïdiennes dans notre sang), elle diminue la transformation de T4 (hormone produite par la tyroïde) en T3 (hormone produite par la tyroïde forme active) et/ou favorise la formation de RT3 (forme reverse inactive) au détriment de T3.

La carence en iode se manifeste par une fatigue, une prise de poids, une chute des cheveux.

 

Savoir dépister les carences micronutrionnelles pour tomber enceinte

 

Dépister une carence en iode

Devant toute infertilité, même si le bilan sanguin thyroïdien est bon, je demande un dosage d’iode dans les urines de 24h. Cet examen n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie, il coûte environ 30 euros. Je pense qu’il doit pouvoir être fait sans ordonnance (en insistant un peu auprès du laboratoire) si vous ne trouvez pas de médecin pour le prescrire. Cet examen peu pratiqué en France, est méconnu de nombreux médecins même des endocrinologues qui sont même susceptibles de dire que cela ne présente aucun intérêt.  Peu de médecins français savent qu’un dosage de l’iode dans les urines de 24h, permet de mettre en évidence cette carence en iode si fréquente. Par contre, nos voisins les belges, auprès desquels j’ai appris l’existence de cet examen il y a une quinzaine d’années, la prescrivent dans tous les bilans thyroïdiens.

 

La thyroïde

La thyroïde est indispensable au bon fonctionnement global de l’organisme, notamment celui du cœur, celui du système nerveux et donc celui des organes reproducteurs. La thyroïde gère le métabolisme énergétique (des graisses, des sucres, des protéines), la température du corps, la vigilance, le transit digestif, la croissance osseuse, le développement du système nerveux...

 

L’iode

La thyroïde a besoin d’iode [1] pour fonctionner. L’iode intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes avec de multiples co-facteurs (sélenium, zinc, magnésium, cortisone, vitamine D…). L'iode est indispensable à une bonne fertilité. Une carence ou un excès d’iode perturbent la synthèse et la sécrétion des hormones thyroïdiennes, ce qui va affecter l’ensemble de l’organisme.

 

La carence en iode

La prise de pilule oestroprogestative perturbe le métabolisme de l’iode. Elle peut aggraver une hypothyroïdie existante et obliger à augmenter le traitement. Elle peut être à l’origine d’une carence en iode qui risque fort d’être et de rester méconnue du fait d’un bilan thyroïdien sanguin normal, si l’on ne pratique pas le dosage de l’iode dans les urines de 24h.

La carence en iode concerne plus de 3 millions de françaises et français, avec plus de femmes que d’hommes.

 

Quels sont les symptômes d'une carence en iode chez la femme ?

Une carence en iode se manifeste chez la femme, par les symptômes suivants :

  • une fatigue
  • une déprime
  • une constipation
  • une prise de poids ou une difficulté à perdre du poids
  • une chute des cheveux
  • une peau sèche

Ce sont tous des signes d’hypothyroïdie qui (même si le dosage sanguin de la TSHus est normal) sont prédictifs d’une insuffisance thyroïdienne à venir (dans quelques mois ou années), au cours de laquelle le bilan sanguin thyroïdien se perturbera avec une TSHus augmentée. Traiter une carence en iode permet d’anticiper, de freiner voire d’empêcher l’installation à distance d’une hypothyroïdie. C’est un réel geste préventif.

 

Carence en iode, thyroïde, infertilité, atteinte fœtale

La carence en iode liée à la prise de pilule oestroprogestative et/ou à des insuffisances d’apport alimentaire et/ou à une exposition in utero à des perturbateurs endocriniens peuvent affecter le métabolisme de la thyroïde fœtale et être responsable de fausses-couches à répétition. Si la grossesse se poursuit, elle peut impacter sur le développement cérébral du foetus avec une diminution du QI - quotient intellectuel -, un autisme, des troubles du comportement ou de l’attention par la suite. Les perturbateurs environnementaux endocriniens ayant un tropisme particulier pour la thyroïde sont les PCB, des dioxines, des phtalates, des retardateurs de flamme bromés, RFB, le bisphénol A, le triclosan, des parabènes, le mercure et tant d’autres...

Sachant le lien primordial entre l’équilibre thyroïdien et le neurodéveloppement de l’enfant in utero, il y a lieu d’être particulièrement vigilant pendant la grossesse et en vue d’une grossesse.

 

Tableau des valeurs de la iodurie des 24h, selon le Dr Philippe Véroli [2]

Valeurs de la iodurie des 24h
Valeur normale selon l’OMS ≥ 100 µg/litre
Pour un fonctionnement optimal de la thyroïde
Valeur moyenne souhaitée 150 µg/litre
Limite basse acceptable 110 µg/litre
Limite haute acceptable 300 µg/litre
Valeurs pathologiques
Carence modérée en iode < 50 µg/litre
Carence sévère en iode < 20 µg/litre
Surcharge avérée en iode > 300 µg/litre

 

Les traitements contre les carences en iode

Je traite par l’iode toutes les femmes en dessous de 150 microgrammes/l par de l’iode marin en comprimé (un ou deux comprimés par jour) ou des ampoules de granions d’iode (une ou deux ampoules par jour) ou via des compléments alimentaires spécifiques. La posologie dépend du taux d’iode dans les urines. Puis, une fois le bon taux restauré, je contrôle tous les six mois. Car attention, une fois rétabli, le taux d’iode ne demande qu’à redescendre si vous n’êtes pas attentive à augmenter vos apports alimentaires.

L’alimentation pour combler les carences en iode

La source d’iode pour l’humain est alimentaire. Les aliments les plus riches en iode sont la crevette, la moule, le maquereau, le cabillaud et le homard. Le contenu en iode des aliments varie selon les régions et les saisons. On le trouve aussi dans les algues marines, dans les légumes qui poussent sur des sols iodés. Attention à l’automédication notamment avec les algues comme le fucus.

En France, la carence en iode qui touche une grande partie de la population est reconnue depuis les années 1950. Le banal sel de table et de cuisine, vendu partout, est enrichi en iode depuis 1952, décision étonnante, à cette époque, de santé publique. Les sels marins à la mode, dont celui de Guérande, n’en contiennent malheureusement que des traces. Mais attention, trop de sel est aussi nuisible pour la santé cardiovasculaire ce qu’on ne savait pas dans les années 1950… Aussi, mieux vaut-il se rapprocher d’un médecin averti. De nombreux ouvrages sur le sujet de l’hypothyroïdie masquée ou fruste et de la carence en iode sont sortis ces dernières années.

 

Témoignage de Sophie, 41 ans endométriose et thyroïde et vitamine D

Lorsque j’ai démarré une prise en charge naturelle de mon endométriose en décembre 2015, j'étais au plus bas psychologiquement. Après une fausse couche et de nombreuses tentatives infructueuses, on venait de me diagnostiquer une endométriose qu’il fallait opérer. J'étais également suivie à l’hôpital pour un parcours PMA.

En tout premier lieu, j’ai stoppé la consommation de produits laitiers. J’ai pris de la vitamine D et de l’iode marin, les examens montrant des taux extrêmement bas. J’ai démarré un traitement naturel de l’endométriose avec des plantes et de l’homéopathie. Je suis allée consulter pour des séances d'ostéopathie interne afin de préparer l'utérus à la PMA.  Je me suis occupée de mon moral en rencontrant une psychologue spécialisée en infertilité qui pratique aussi l’équithérapie.

J'ai suivi scrupuleusement tous les conseils qui m’avaient été prodigués... Et si aujourd'hui, après une seule tentative FIV et à 41 ans je suis enceinte, je sais que c'est aussi parce que j’ai cherché ailleurs chez des personnes averties des conseils et des solutions complémentaires.

Si vous souhaitez bénéficier d'un accompagnement dans votre parcours PMA, contactez Célia Dauphin, Coach Fertilité et Fondatrice d'Odyssée Fertile.

 

Bibliographie

Hypothyroïdie, nouvelles pistes thérapeutiques, Raul Vergini, Editions Macro, 2019

Aliments pour une thyroïde efficace, Simone Grazioli Schagerl, Editions Macron 2018

Traiter naturellement l’hypothyroïdie, Raul Vergini, Editions Macro, 2017

Les dérèglements de la thyroïde, c’est fini, Isabelle Doumenc, Editions Jouvence, 2017

La crise de l’iode, Lynne Farrow, Editions Dangles, 2017

Les dérèglements de la thyroïde, c’est fini, Isabelle Doumenc, Editions Jouvence, 2017

Protéger et soigner sa thyroïde, Pierre Nys, Editions Leduc, 2016

Thyroïde, les solutions naturelles, Philippe Veroli, Editions Thierry Souccar, 2016

Thyroïde, Enfin le traitement qui sauve, Caroline Lepage, Editions le Poche du moment, 2015

En finir avec l’hypothyroïdie, Benoît Claeys, Editions Thierry Souccar, 2015

 

[1] Le dosage de l’iode dans les urines de 24h, peu pratiqué en France, permet de savoir si l’iode est en carence ou en excès dans l’organisme

[2] Thyroïde, les solutions naturelles, Philippe Véroli, Editions Souccar, 2016

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