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Comment augmenter la fertilité de la femme ? Il me parait essentiel pour la femme en désir d’enfant, de mettre en place et à la bonne place, les diverses pièces du puzzle qui vont s’emboîter les unes aux autres, afin de parvenir, AVANT la conception, à un état de bonne santé globale, le meilleur possible, pour accueillir un petit être en soi et lui permettre un développement optimal.
Pour augmenter la fertilité de la femme, le traitement des carences micro nutritionnelles liées à la prise de pilule [1] au long cours est une des pièces de ce puzzle de prise en charge holistique, personnalisée de la femme, que je souhaite pour chacune d’entre vous.
Cette façon de comprendre et d’aborder, non pas la maladie seulement, mais l’être en demande, en attente, en face de soi, n’est pas nouvelle dans l’histoire de la médecine. Elle est le pilier de certaines médecines traditionnelles qui ont traversé les temps, les médecines chinoise, tibétaine, ayurvédique, japonaise... et plus proche de nous, l’homéopathie, si méchamment et injustement décriée.
Toute médecine holistique prend en compte, la globalité de l’être, dans le respect de son individualité et de son histoire (personnelle, familiale, sociale…) et dans un concept d’alliance thérapeutique entre le médecin et la femme qui consulte. Découvrez aussi le lien entre psychogénéalogie et grossesse.
Je vais être écoutée. Je vais pouvoir poser des questions (préparez-les). Je vais me sentir respectée. Je ne vais pas être infériorisée, « horizontalisée » mais « verticalisée »…
C’est dans cet état d’esprit que vous allez pouvoir aborder la consultation de préparation à la conception avec toute médecine holistique.
Une étude américaine [2] de 2016, a montré le lien entre trop de stress maternel AVANT la conception et un petit poids de naissance du bébé et aussi par la suite sur des perturbations de la gestion du stress chez l’enfant.
Les auteurs concluent leur article de la façon suivante : "Améliorer sa santé avant la conception peut conduire à une meilleure santé globale… Les femmes devraient traiter leur dépression, évaluer et traiter leur stress, être physiquement actives et arrêter de fumer. Toutes ces choses qui créent un climat optimal et une meilleure vie pour la future mère devraient être mises en place avant de prévoir une grossesse ".
Et je me permets d’ajouter : " surtout après une prise prolongée de pilule ".
Il va s’agir de faire un état des lieux, un constat de ce qu’est le terrain, de ce que sont les besoins de la femme en désir d’enfant, avant la conception.
Gestion du stress, alimentation, exercice physique, état micro nutritionnel, addictions (tabac, alcool, drogues…) tout doit être passé en revue afin de mettre en place une prise en charge globale amenant à un meilleur état de santé de la femme en désir d’enfant.
Je vais maintenant commencer à aborder le sujet des perturbations micronutritionnelles liées à la prise de pilule, au long cours, soit « plus de six mois ». Il s’agit le plus souvent de carences, et plus rarement d’excès, en divers minéraux, vitamines et molécules complexes antioxydantes.
Vous trouverez toutes les réponses à ces questions dans mon dernier ouvrage, « Pilule ou pas pilule ? ». Certaines de ces carences micronutritionnelles mises en évidence dès les années 1960, figuraient déjà dans l’ouvrage du Dr Ellen Grant, gynécologue anglaise ayant participé à l’élaboration des premières pilules contraceptives, publié en anglais en 1985[3] et en français en 1988[4].
Je vais vous expliquer l’essentiel. Les hormones qui constituent ce qu’on appelle habituellement la pilule sont de deux types : les oestrogènes (éthinyl-estradiol le plus souvent) et les progestatifs. Le plus souvent ingérés par la bouche, elles passent dans le sang puis à deux reprises dans le foie, grande usine de détoxication et d’élimination des molécules chimiques indésirables.
Ces hormones de synthèse induisent en cascade, un certain nombre d’effets métaboliques négatifs, dont la perturbation de facteurs de coagulation. Divers systèmes enzymatiques et leurs cofacteurs, comme les vitamines B6, B9 et le magnésium notamment, sont ainsi activés et utilisés pour les éliminer au lieu de servir au métabolisme habituel, créant des carences néfastes à tout l’organisme.
Des minéraux, vitamines et molécules antioxydantes essentiels à l’organisme sont ainsi surconsommés du fait de l’ingestion de la pilule. C’est d’autant plus embêtant s’il y a désir de grossesse, le terrain est « miné ».
En 2004, le laboratoire CCD avait mis au point un complexe, Oligobs Optima, spécifiquement formulé pour pallier les carences en vitamines et minéraux secondaires à la prise d’une contraception œstroprogestative. Composé de vitamines B2, B6, B9, B12, C, E, de magnésium, de zinc, de chrome et de sélénium, sa commercialisation a été stoppée en 2006, faute de prescripteurs. Incomplet dans sa composition, c’était quand même mieux que rien.
La prochaine fois, je détaillerai les carences micronutritionnelles et leurs conséquences sur la fertilité, sur le développement du fœtus et sur le déroulement de la grossesse et aussi sur la santé des cellules et celle d’un petit organite cellulaire, la mitochondrie.
Découvrez notre article sur les bons réflexes à adopter lorsque l'on est en projet bébé
[1] contraception hormonale orale oestroprogestative
[2] Christine M. Guardino, Christine Dunkel Schetter, Darby E. Saxbe, Emma K. Adam, Sharon Landesman Ramey, Madeleine U. Shalowitz.
Diurnal Salivary Cortisol Patterns Prior to Pregnancy Predict Infant Birth Weight, Health Psychology, 2016
http://www.labtestsonline.fr/News/cortisol-et-grossesse.html
[3] bitter pill : how safe is the perfect contraceptive ?, elm tree books
[4] Amère pilule, La vérité sur le contraceptif chimique, Francois-Xavier de Guibert (3e édition), 2008.
Comment augmenter la fertilité de la femme ? Il me parait essentiel pour la femme en désir d’enfant, de mettre en place et à la bonne place, les diverses pièces du puzzle qui vont s’emboîter les unes aux a...
D'où vient la baisse de la fertilité et de la fécondité ?
« Je viens d’arrêter la pilule que je prenais depuis quelques années car j’ai très envie d’avoir un bébé, le gynéco m’a dit que je pouvais tout de suite essayer de faire ce bébé. »
Je vais vous demander de patienter quelques mois, 3 mois minimum, afin de « préparer le terrain ». Le parallèle avec l’état de la terre (normal, enrichi ou appauvri) est facile à comprendre. Si la terre de votre jardin est travaillée, binée (on casse la croûte superficielle du sol, cela élimine les mauvaises herbes et facilite la pénétration de l’eau vers les racines), elle s’enrichit en oxygène, l’eau est mieux conservée dans le sol. Vous pouvez de plus, lui apporter des nutriments naturels comme la purée d’ortie, le marc de café, les épluchures de légumes et de fruits…
Ainsi, la terre de votre jardin devient vivante et fertile, tout va mieux pousser.
Avant de faire un corolaire entre la qualité de la terre de votre jardin et celle de votre être, avant de parler de votre capacité à concevoir un bébé, je souhaite vous donner quelques explications et vous communiquer certains chiffres.
Deux définitions :
Quelques chiffres objectivent la baisse du taux de fécondité en France :
| Seuil de renouvellement des générations | 2,1 |
| Taux de fécondité en 2014 | 2 |
| Taux de fécondité en 2017 | 1,9 |
| Taux de fécondité en 2019 | 1,87 |
| Taux de fécondité en 2020 | 1,84 |
| Taux de fécondité en 2021 | 1,83 |
La baisse de la fécondité (donc la diminution du nombre de naissances) est multifactorielle, elle est liée :
| Année | Age de la femme lors de son premier enfant |
| 1967 | 24 ans |
| 2010 | 28 ans |
| 2015 | 28,5 ans |
| 2020 | 28,9 ans |
| 2021 | 30,9 ans |
Ces deux dernières causes sont importantes, vous le verrez au fur et à mesure de mes constatations, explications et propositions.
La baisse de la fertilité (donc la capacité à avoir un enfant) est multifactorielle, elle est liée :
| Age | Risque de ne pas pouvoir être mère |
| 20 ans | 4% |
| 35 ans | 14% |
| 40 ans | 35% |
| après 45 ans | 80% |
Il existe d’autres facteurs induisant une baisse de la fertilité comme le tabac, le cannabis et d’autres drogues, l’alcool… dont je vous parlerai une prochaine fois. En attendant, essayez de diminuer ou mieux de stopper.
Il me faudra aussi parler d’alimentation, de gestion du stress, de toxicité environnementale, de la nécessité de bouger son corps régulièrement, le sujet est vaste… De nombreux outils existent pour gérer son stress, parmi eux, la sophrologie et la naturopathie sont des aides pouvant réduire votre stress et donc améliorer votre fertilité.
Pour la prochaine fois, je vous ferai découvrir que la prise d’une contraception hormonale orale (oestroprogestative) au long cours, induit des carences micronutritionnelles importantes. Celles-ci peuvent être néfastes à divers niveaux : la fertilité, le développement du fœtus, la santé physique et psychique de la future maman, le déroulement de la grossesse et celui de l’accouchement. Elles sont susceptibles de plus, d’impacter la santé physique et psychique de l’enfant puis celle de l’adulte…(et celle de sa descendance…, là, c’est un autre monde qui s’offre à nous).
Vous souhaitez être accompagnée dans votre parcours PMA ? Contactez Célia Dauphin, Coach Fertilité et Fondatrice d'Odyssée Fertile.
Références bibliographiques :
D'où vient la baisse de la fertilité et de la fécondité ?
« Je viens d’arrêter la pilule que je prenais depuis quelques années car j’ai très envie d’avoir un bébé, le gynéco m’a dit que je pouvais tout...
Le Dr Bérengère Arnal est une gynécologue-obstétricienne installée à Bordeaux durant plus de 35 ans. Elle fonde sa pratique sur une conviction : mettre les médecines conventionnelles – académiques, allopathiques- et complémentaires - pas alternatives et le plus souvent naturelles-, au cœur de la santé de la femme.
Elle propose très rapidement sa vision holistique et intégrative de la gynécologie en intégrant à sa pratique allopathique, la phyto-aromathérapie, l’homéopathie, la micronutrition et une réflexion globale – holistique - de la santé de la femme.
Pendant 13 ans, elle assure une consultation officielle de phytothérapie dans le cadre du service de Gynécologie de l’Hôpital Saint-André.
Elle a fait de sa vision intégrale de la santé de la femme, le fer de lance de sa pratique. Plus tard, elle s’est formée en psychothérapie et psychosomatique afin de soigner les maux féminins à travers la recherche d’un équilibre complet, entre l’émotionnel – les maux du cœur - et physique.
Impliquée de longue date dans la vie associative, elle fonde et préside en 1999, l’Association Médicale pour la Promotion de la Phytothérapie à destination des professionnels de santé et du grand public.
Femme engagée, elle crée également « Au sein des Femmes », association dédiée aux femmes atteintes de cancer du sein, qu’elle préside depuis plus de quinze ans et qui est représentée dans différents pays (Belgique, Japon, Maghreb, Sénégal).
Elle consacre une partie de sa carrière à la transmission de son savoir par l’enseignement de cours universitaires ou autres, en médecine et phytothérapie, toujours autour de la santé de la femme, en allant porter sa voix aux quatre coins de la France et au-delà de nos frontières.
Auteure, elle écrit de nombreux ouvrages sur la médecine de la femme, dont deux sur le cancer du sein et tout récemment a publié un livre sur la contraception « pilule ou pas pilule ».
Le Dr Bérengère Arnal, médecin de la femme, conseil en phytothérapie & psychothérapie, me fait l’immense honneur de partager son temps et son savoir en se prêtant à un jeu de questions-réponses au service des femmes en désir d’enfant.
Retrouvez au fil des mois (ou semaine) les conseils du Docteur Bérengère Arnal sur la fertilité.
Vous souhaitez lui poser une question ? N’hésitez pas à nous écrire.
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Le Dr Bérengère Arnal est une gynécologue-obstétricienne installée à Bordeaux durant plus de 35 ans. Elle fonde sa pratique sur une conviction : mettre les médecines conventionnelles – académiques,...